COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Sahel : la Banque mondiale approuve un financement de 170 millions de dollars pour améliorer la santé génésique et l’éducation des femmes et des filles

18 décembre 2014


WASHINGTON, 18 décembre 2014 — Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 170,2 millions de dollars visant à améliorer l’accès des femmes et des adolescentes aux services de santé génésique, maternelle et infantile dans cinq pays de la région du Sahel et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  

Intitulé Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend Project (projet relatif à l’autonomisation des femmes et au dividende démographique au Sahel), l’initiative financée par la Banque mondiale permettra également de promouvoir dans la région les connaissances et les données sur les programmes de développement qui ont fait leurs preuves dans le domaine de la condition féminine.

« Nous savons que pour éliminer la pauvreté en Afrique et accroître la prospérité au profit des familles, il faut notamment améliorer l’accès des femmes aux services de santé  et éduquer les adolescentes», déclare Makhtar Diop, vice-président pour la Région Afrique à la Banque mondiale. « Il est impératif d’atteindre ces  objectifs dans les pays du Sahel, où les taux de natalité sont parmi les plus élevés au monde. L’amélioration de l’accès aux services de santé maternelle et infantile, ainsi qu’aux services de planning familial, permettra de créer des perspectives économiques pour les femmes et filles de la région ».

L’approbation du financement intervient un an après la visite conjointe au Sahel du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim et du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. La Banque mondiale s’était alors engagée à débloquer 1,5 milliard de dollars pour financer les priorités de la région en matière de développement, telles que la mise en place de dispositifs de protection sociale pour aider les familles à résister aux pires effets des fléaux économiques et naturels, le développement des infrastructures et la création d’opportunités économiques pour les familles vivant en milieux rural.

De multiples obstacles entravent le développement de la région du Sahel : une croissance insuffisante et des opportunités économiques limitées, la rigueur du climat, des taux de fécondité élevés et la mortalité maternelle et infantile la plus élevée au monde.

Le projet Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend vise à accroître l’offre de services de santé génésique dans l’ensemble de la sous-région et à les rendre financièrement plus abordables. Le projet prévoit également de renforcer les centres de formation destinés aux sages-femmes travaillant en milieu rural, d’améliorer les services de soins infirmiers, et de promouvoir l’échange de connaissances sur les initiatives en faveur des adolescentes.

« La forte fécondité, la démographie galopante et les lacunes des services de santé empêchent les pays du Sahel de tirer profit d’un dividende démographique qui pourrait leur apporter une plus grande prospérité», commente Christophe Lemière, chef d’équipe du projet. « Ce projet privilégie une approche plurisectorielle de l’autonomisation des femmes et des filles et de leur accès aux services de santé qui est très importante. Il aidera à éliminer les obstacles à l’autonomisation des femmes et des filles dans la sous-région et permettra  de donner à celles-ci les outils dont elles ont besoin pour se forger leur propre avenir».

L’autonomisation des femmes et des filles consiste à aider la population féminine à poursuivre son éducation, à approfondir ses connaissances en matière de nutrition et de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile, et à faire participer un plus grand nombre de jeunes femmes  aux programmes de préparation à la vie quotidienne. L’ensemble de ces mesures peut faire baisser les taux de fécondité et freiner la pratique du mariage des enfants — des facteurs qui empêchent les femmes de prospérer et de participer pleinement à l’activité économique. En outre, ces interventions permettront de stimuler la demande et l’accès des femmes aux services de planning familial.

Financé par l’IDA (le fonds du Groupe de la Banque mondiale dédié aux plus pauvres)*, le nouveau programme sera étroitement coordonné avec le Fonds des Nations Unies pour la population, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres partenaires de développement. Il renforcera l’Organisation ouest-africaine de la santé, c’est-à-dire le service chargé des questions de santé au sein de la CEDEAO, regroupement régional de quinze pays d’Afrique de l’ouest qui a pour mission  de promouvoir l’intégration économique dans la région.

Les 170,2 millions de dollars alloués au programme de la Banque mondiale seront répartis de la façon suivante : un crédit de 20 millions de dollars et un don de 10 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire ; un crédit de 40 millions de dollars pour le Mali ; un crédit de 53,5 millions de dollars au profit du Niger ; un don de 26,7 millions de dollars au Tchad ; un don de 15 millions de dollars à la Mauritanie ; et un don de 5 millions de dollars à la CEDEAO.

* Fondée en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des crédits sans intérêts destinés à financer des projets et programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations démunies. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 77 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources apportent un changement positif dans la vie de 2,8 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a financé des activités de développement dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à environ 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.



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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2015/253/AFR

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