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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale approuve le financement de la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo

06 août 2013

Un premier projet de 340 millions de dollars sera réalisé dans le cadre de l’Initiative pour la région des Grands Lacs

WASHINGTON, le 6 août 2013 – Le conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 340 millions de dollars pour le projet régional hydroélectrique des chutes de Rusumo. Les populations du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie bénéficieront de ce projet. Il s’agit de la première opération mise en œuvre dans le cadre de l’Initiative pour la région des Grands Lacs de la Banque mondiale lancée en mai 2013 par Jim Kim, le président de la Banque mondiale, lors de sa visite historique avec Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, dans cette région.

Le coût global du projet est de 468,60 millions de dollars. La centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo, qui devrait produire jusqu’à 80 mégawatts d’électricité, permettra d’accroître la capacité et la fiabilité des réseaux électriques du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie. Elle entraînera aussi une réduction du coût de l’électricité, promouvra l’énergie renouvelable, encouragera le développement économique en créant des emplois. Elle favorisera également la coopération entre les pays des lacs équatoriaux du Nil (NEL) et promouvra la paix et la stabilité à l’échelle régionale.

Le financement de la Banque mondiale, qui représente un montant total de 340 millions de dollars (soit 133,30 millions de dollars pour chacun des gouvernements du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie) provient de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, qui offre des prêts sans intérêt aux pays les plus pauvres*.

« Ce projet phare aura un impact considérable sur les ménages, les entreprises et les cliniques du Burundi, du Rwanda et de Tanzanie, en leur fournissant de l’énergie à moindre coût», explique Colin Bruce, directeur des stratégies, des opérations et de l’intégration régionale à la Banque mondiale. « En alliant les réseaux électriques, les populations et le respect de l’environnement, ce projet stimulera la croissance tout en favorisant la paix et la stabilité dans cette sous-région».

Le manque d’accès à l’électricité constitue un défi de taille. Seulement 4 % de la population du Burundi a accès à l’électricité, contre 13 % et 15 % au Rwanda et en Tanzanie. Des emplois seront créés dans ces trois pays du fait de la construction de cette centrale électrique. En choisissant un système de développement « au fil de l’eau », les gouvernements participants ont montré leur volonté de réduire les impacts sociaux et environnementaux.

« Le projet hydroélectrique des chutes de Rusumo adopte une approche régionale pour faire face à la pénurie d’électricité en Afrique sub-saharienne en fournissant de l’énergie propre, renouvelable et à faible coût aux habitants du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie », affirme Jamal Saghir, directeur du développement durable de la Banque mondiale pour la région Afrique. « La nouvelle centrale électrique témoigne de l’engagement de la Banque mondiale à fournir de l’électricité à l’ensemble du continent africain, un facteur essentiel pour stimuler la croissance, mettre fin à la pauvreté et favoriser le partage de la prospérité dans cette région».

Contribution à l’intégration et à l’excellence régionales

Tandis que d’autres parties de l’Afrique sub-saharienne enregistrent des taux de croissance record, les pays de la sous-région des Grands Lacs affichent des taux de pauvreté extrêmement élevés et ne fournissent pas d’accès aux services de base comme l’électricité. D’une manière générale, les rendements agricoles y sont également faibles. Le projet hydroélectrique des chutes de Rusumo, approuvé aujourd’hui par la Banque, s’inscrit dans le cadre de sa stratégie en matière de développement pour cette région. Celle-ci mise sur l’augmentation de la production d’énergie et de l’interconnectivité pour tirer parti des sources renouvelables et à faible coût d’hydroélectricité ainsi que sur le développement partagé des infrastructures. Le projet renforcera les capacités du programme d’action des Lacs équatoriaux du Nil (NELSAP) et son émergence en tant que centre régional d’excellence.

L’approche régionale du projet en matière de développement d’infrastructures contribuera aussi à réduire les coûts, permettra la gestion commune des réseaux de production et de transport d’hydroélectricité, et prouvera que partager l’eau d’une rivière est un moteur d’intégration économique.

« Le projet régional hydroélectrique des chutes de Rusumo constitue une nouvelle occasion d’exploiter le potentiel en énergie de la région des Grands Lacs tout en préservant l’environnement », estime Paul Baringanire, chef d’équipe de ce projet et spécialiste de l’énergie à la Banque mondiale. « Nous espérons une mise en œuvre rapide de ce projet afin de concrétiser l’idée de partage des ressources naturelles au bénéfice de tous. Ceci contribuera à renforcer la paix et la stabilité tout en créant des opportunités économiques pour toutes les communautés de la région des Grands Lacs».

En 2011, la Banque mondiale a aidé à fournir de l’électricité à 1,4 million de personnes supplémentaires en Afrique, a construit et réparé quelque 6 640 kilomètres de routes, et a amélioré l’approvisionnement en eau pour plus de 8 millions de personnes.

* L’Association internationale de développement (International Development Association – IDA), une institution fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres en leur accordant des prêts sans intérêt et des subventions pour la mise en œuvre de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs de fonds des 82 pays les plus déshérités de la planète, dont 40 se trouvent en Afrique. Les actions de l’IDA apportent des changements positifs dans la vie de 1,8 milliard de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Entre 2003 et 2013, l’IDA a fourni 256 milliards de dollars de financement à 3 787 projets en Afrique subsaharienne.

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2014/046/AFR