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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La communauté internationale appelée à tenir ses engagements envers le Yémen

19 juin 2013

La Banque mondiale signe deux accords de don à l’appui de l’emploi et de l’éthique de responsabilité

SANAA, 19 juin 2013 – La Banque mondiale a exhorté les bailleurs de fonds internationaux à tenir leurs engagements envers le Yémen lors d’une réunion tenue ce jour à Sanaa sur le programme de réforme du pays et les progrès accomplis jusqu’à présent.

En marge de la réunion, la Banque mondiale a également signé deux accords de don d’un montant total de 9,2 millions de dollars dans le but de soutenir le type d’initiatives dont l’économie yéménite a besoin de toute urgence pour stimuler les petites entreprises et contribuer à restaurer la confiance dans les institutions publiques.

L’objet de la réunion des bailleurs de fonds internationaux était de faire le point sur la concrétisation des promesses de financement, d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris par l’État dans son Cadre de responsabilité mutuelle, et de baliser la voie pour une conférence de haut niveau qui se tiendra en septembre 2013.

Depuis la conférence des donateurs organisée à Riyad en septembre dernier par la Banque mondiale, l’Arabie saoudite, le Secrétariat du CCG et le Gouvernement yéménite, plus de 7,9 milliards de dollars ont été promis pour soutenir la transition politique au Yémen. La deuxième réunion de suivi qui s’est tenue aujourd’hui a permis de constater qu’au total, 2 milliards de dollars ont été décaissés jusqu’à présent, 6,7 milliards de dollars (85 %) ont été alloués, et 3,5 milliards de dollars (45 %) ont été approuvés par les bailleurs de fonds respectifs et le Gouvernement yéménite.

« Les Yéménites ont fait montre de beaucoup de courage en s’engageant sur la voie de la paix et du progrès », a déclaré Hartwig Schafer, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour l’Égypte, le Yémen et Djibouti. « En réponse, la communauté internationale s’est mobilisée pour accompagner le Yémen dans cette initiative, par des financements et le transfert de connaissances. Il est à présent impérieux que nous nous tenions mutuellement comptables de nos promesses afin que cette transition historique soit à la hauteur des attentes du peuple yéménite. »

Des progrès ont certes été accomplis dans la mise en œuvre du cadre de responsabilité mutuelle, mais les autorités et les partenaires reconnaissent que des efforts supplémentaires doivent être déployés pour faire avancer les réformes économiques qui s’inscrivent dans le prolongement du processus politique en cours dans le cadre du dialogue national.

Dans la perspective de la conférence de septembre 2013, la Banque mondiale et d’autres partenaires au développement se sont aussi engagés sur un calendrier de réformes politiques prioritaires pour aider le Yémen à parvenir à la croissance économique à travers la création d’emplois dans le secteur privé, la transparence et le soutien aux couches les plus vulnérables.

« Le Yémen a immédiatement besoin d’une assistance technique et financière considérable », a dit Wael Zakout, Chef-pays pour le Yémen. « Les donateurs et les autorités doivent redoubler d’efforts pour montrer que les engagements pris se traduisent par des actions concrètes en faveur de la population. La réunion d’aujourd’hui, et le plan d’action concret qui en découle, sont des jalons importants pour assurer que le Yémen poursuive son chemin vers la stabilité et une prospérité partagée par tous ses citoyens. »

Les accords de don signés aujourd’hui par la Banque mondiale représentent une petite partie de l’engagement plus important — 900 millions de dollars — pris par l’organisation, mais portent sur des domaines dans lesquels le Yémen doit accomplir des progrès rapides.

« En signant ces deux accords de don, la Banque mondiale veut s’attaquer à certains des problèmes les plus importants qui interpellent actuellement le Yémen », a dit Zakout. « Soutenir les chercheurs d’emploi et les petites entreprises et restaurer la confiance dans les institutions sont essentiels pour répondre aux besoins du peuple yéménite qui demande plus d’emplois et plus d’éthique de responsabilité. »

Le projet pilote de redynamisation des entreprises et de promotion de l’emploi (EREP), d’un montant de 4,2 millions de dollars, vise à améliorer l’employabilité des jeunes et renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises. Il inclut un programme expérimental de mise en relation de stagiaires et d’entreprises dont le but est de placer 400 stagiaires dans des entreprises privées yéménites, et une opération témoin d’octroi de petites subventions de contrepartie pour financer les plans d’expansion d’au plus 400 entreprises souhaitant améliorer leurs produits et leurs procédures pour intégrer de nouveaux marchés.

Le Projet de modernisation des finances publiques apporte 5 millions de dollars pour transposer à plus grande échelle un projet existant d’amélioration de l’efficacité et de la transparence dans la gestion des finances publiques. Ce projet a démarré en janvier 2011 pour un coût initial de 12 millions de dollars. Depuis lors, le Yémen est confronté à des problèmes d’insécurité qui ont entrainé le gel des décaissements et de l’assistance de la Banque mondiale. Le gouvernement a financé sur fonds propres un système pilote d’information comptable et financière dans les ministères de tutelle, ce qui témoigne de son engagement à l’égard du programme. Ce système est désormais installé dans 17 ministères et trois départements administratifs, et contribue à améliorer les processus d’exécution, de comptabilité et de contrôle budgétaires. 

Les nouveaux dons viennent s’ajouter aux 231 millions de dollars approuvés par la Banque mondiale depuis la conférence des donateurs de Riyad. Ils vont compléter les programmes exécutés actuellement par la Banque mondiale, qui incluent plus de 700 millions de dollars d’engagements approuvés

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2013/469/MNA