Cisjordanie et Gaza - Présentation

  • La Banque mondiale prête son concours aux Palestiniens depuis la signature des accords d’Oslo, au début des années 90, en s’attachant à jeter les bases d’un futur État palestinien en mesure de fournir des services à la population. Les dons, abondés par les revenus propres de la Banque mondiale et complétées par des fonds fiduciaires alimentés par des donateurs, financent les projets de l’Autorité palestinienne dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, des services municipaux, de l’éducation et de la protection sociale. 

    Compte tenu de l’absence de perspective claire de paix et de réconciliation, la situation économique de la Cisjordanie et de la bande de Gaza n’est pas viable. L’appui des bailleurs de fonds a considérablement diminué et un déficit de financement subsiste, malgré le redressement de la situation budgétaire par l’Autorité palestinienne sur l’exercice 2017. Sur le plan politique, l’administration de Gaza et de la Cisjordanie reste divisée et le processus de réconciliation demeure particulièrement incertain.

    Le relèvement initial de Gaza, après la guerre de 2014, a mis un coup d’arrêt à un bref regain de croissance, entraînant une dégradation de la situation économique. La récente crise de liquidité à Gaza a précipité l’aggravation de la situation humanitaire, notamment l’accès aux soins médicaux, à l’électricité et à l’eau potable. Le taux de chômage culmine à 27 %. Seuls 41 % des personnes âgées de 15 à 29 ans sont actifs sur le marché du travail. Malgré ce faible taux d’activité, le chômage dans cette catégorie a atteint 60 %.

    La Cisjordanie et Gaza occupent le 114e rang sur les 190 économies analysées dans l’édition 2018 du rapport Doing Business, soit un gain de 26 places par rapport à 2017 (140e).

    Dernière mise à jour: 18 avr. 2018

  • L’économie palestinienne ne pourra s’engager sur une trajectoire de croissance durable que si le secteur privé parvient à être compétitif sur le marché régional et plus généralement au niveau mondial, et qu’il augmente ses exportations de biens et de services. Sur la période 2018-2021, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale s’attachera donc à créer des conditions propices à l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie.

    La hausse des investissements est à même de renforcer les capacités de l’économie, stimuler l’entrepreneuriat et créer les emplois qui font défaut, en particulier pour la masse des jeunes et des femmes au chômage. Cette stratégie correspond à l’approche que poursuit le Groupe de la Banque mondiale pour maximiser les financements au service du développement. Elle met en outre fortement l’accent sur le partage de la prospérité, condition indispensable du renouvellement du contrat social via l’amélioration des prestations de services (publics) et de la protection sociale. La stratégie d’assistance s’articule autour de trois axes :

    1. créer les conditions favorisant la hausse de l’investissement privé et la création d’emplois ;

    2. instaurer un mécanisme de renforcement du secteur privé pour que les investissements privés se concrétisent ;

    3. répondre aux besoins des personnes vulnérables et renforcer les institutions pour centrer les services publics sur le citoyen.

    La Banque mondiale a poursuivi un important programme de travaux analytiques. Le rapport destiné au Comité spécial de liaison de septembre 2017 (réunissant les donateurs) présente une nouvelle vision pour la croissance et la création d’emplois. Il chiffre les gains potentiels en fonction des mesures prises par l’État israélien et la communauté des bailleurs de fonds, dans le but de créer un environnement propice à l’investissement dans le secteur privé.

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

    • Dans les communautés voisines de la station d’épuration d’urgence du nord de Gaza, un demi-million de personnes sont aujourd’hui protégées du risque immédiat d’inondation et de refoulement d’eaux usées non traitées.
    • Quelque 6 000 étudiants (des femmes, pour moitié) ont bénéficié de programmes de placement financés par un Projet pour la transition de l’école à l’emploi.
    • Le Projet de financements pour l’emploi a appuyé huit start-up dans les domaines de la technologie et de la programmation.
    • Grâce au deuxième Projet de développement municipal, 90 % des municipalités ont enregistré une réduction d’au moins 20 % du délai de traitement de certaines prestations dans les centres de services aux citoyens.

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

  • La Banque mondiale assure le secrétariat du Comité spécial de liaison des bailleurs de fonds appuyant l’Autorité palestinienne. Avant chaque réunion, elle présente un rapport tenant les partenaires informés des tendances économiques et financières récentes et fournit une analyse économique et institutionnelle.

    Un fonds fiduciaire multidonateurs a acheminé à ce jour environ 1,5 milliard de dollars pour fournir un appui budgétaire au programme de réformes de l’Autorité palestinienne en matière de gestion des finances publiques et de renforcement des politiques macro-budgétaires. L’Australie, la France, le Japon, la Norvège et le Koweït se sont engagés à prolonger leur appui par le biais de ce fonds fiduciaire axé sur le plan palestinien de réforme et de développement.

    Lancé en 2012, le Partenariat pour les infrastructures du fonds fiduciaire multidonateurs fournit un appui financier et technique en faveur du déploiement, de la qualité et de la pérennité des infrastructures. Il privilégie des projets dans le secteur de l’eau, de l’urbanisation et de l’énergie, compte huit bailleurs de fonds (Croatie, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Suède) et est doté à ce jour de 145 millions de dollars.

    Le gouvernement norvégien coopère en outre avec la Banque mondiale à travers son fonds fiduciaire pour la bande de Gaza et la Cisjordanie, créé en 2014 et doté de 2 millions de dollars dans le but de favoriser la coordination de l’aide et les travaux analytiques concernant l’énergie, l’éducation et le développement du secteur privé.

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

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FINANCEMENTS

Cisjordanie et Gaza: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA