Cisjordanie et Gaza - Présentation

  • La Banque mondiale prête son concours aux Palestiniens depuis la signature des accords d’Oslo, au début des années 90, poursuivant son action pour jeter les bases d’un futur État palestinien en mesure de fournir des services à la population. Les dons, abondés par les revenus propres de la Banque mondiale et complétées par des fonds fiduciaires alimentés par des donateurs, financent les projets de l’Autorité palestinienne dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, des services municipaux, de l’éducation et de la protection sociale.

    Compte tenu de l’absence de perspective claire de paix et de réconciliation, la situation économique n’est pas viable. L’appui des bailleurs de fonds a considérablement diminué, et les besoins restent supérieurs aux financements disponibles, malgré une réduction de 20 % du déficit global au cours du premier semestre 2018. Sur le plan politique, l’administration de Gaza et de la Cisjordanie reste divisée et le processus de réconciliation demeure particulièrement incertain.

    La baisse du niveau de vie des Palestiniens s’est poursuivie en 2018, les apports d’aide ne permettant plus de stimuler la croissance. Le taux de chômage ressortait à 32,4 % au deuxième trimestre 2018, une proportion jamais atteinte depuis deux décennies, tandis que le taux de pauvreté s’établissait à 29,2 % en 2017. La récente contraction des liquidités à Gaza a provoqué l’effondrement rapide de la situation humanitaire, notamment dans l’accès aux soins médicaux, à l’électricité et à l’eau potable. À Gaza, 54 % de la population active est au chômage, dont 70 % de jeunes. Sur le plan économique, la Cisjordanie et Gaza occupent le 114e rang des 190 pays classés dans l’édition 2018 du rapport Doing Business, soit un gain de 26 places par rapport à 2017 (140e).

    Dernière mise à jour: 11 oct. 2018

  • L’économie palestinienne ne pourra s’engager sur une trajectoire de croissance durable que si le secteur privé parvient à être compétitif sur le marché régional et plus généralement au niveau mondial, et qu’il augmente ses exportations de biens et de services. Sur la période 2018-2021, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale s’attachera donc à créer des conditions propices à l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie.

    La hausse des investissements est à même de renforcer les capacités de l’économie, stimuler l’entrepreneuriat et créer les emplois qui font défaut, en particulier pour la masse des jeunes et des femmes au chômage. Cette stratégie correspond à l’approche que poursuit le Groupe de la Banque mondiale pour maximiser les financements au service du développement. Elle met en outre fortement l’accent sur le partage de la prospérité, condition indispensable du renouvellement du contrat social via l’amélioration des prestations de services (publics) et de la protection sociale. La stratégie d’assistance s’articule autour de trois axes :

    1. créer les conditions favorisant la hausse de l’investissement privé et la création d’emplois ;
    2. instaurer un mécanisme de renforcement du secteur privé pour que les investissements privés se concrétisent ;
    3. répondre aux besoins des personnes vulnérables et renforcer les institutions pour centrer les services publics sur le citoyen.

    La Banque mondiale a poursuivi un important programme de travaux analytiques. Le rapport destiné au Comité spécial de liaison de septembre 2017 (réunissant les donateurs) présente une nouvelle vision pour la croissance et la création d’emplois. Il chiffre les gains potentiels en fonction des mesures prises par l’État israélien et la communauté des bailleurs de fonds, dans le but de créer un environnement propice à l’investissement dans le secteur privé.

     

  • Le Projet de financements pour l’emploi a permis à neuf start-up palestiniennes de lever 1,8 million de dollars de capitaux privés et conduit à la création de 65 emplois dans les nouvelles technologies.

    À Gaza :

    • 170 000 personnes bénéficient de services d’approvisionnement en électricité (nouvellement créés ou améliorés) depuis la remise en état de 460 km de lignes électriques ;
    • mise à disposition d’un volume quotidien de 32 000 m3 d’eau supplémentaire en provenance d’une station d’épuration des eaux usées aux fins d’irrigation de cultures agricoles situées dans le nord de Gaza ;
    • évacuation quotidienne de 350 000 tonnes de déchets solides municipaux.

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

  • La Banque mondiale assure le secrétariat du Comité spécial de liaison des bailleurs de fonds appuyant l’Autorité palestinienne. Avant chaque réunion, elle présente un rapport tenant les partenaires informés des tendances économiques et financières récentes et fournit une analyse économique et institutionnelle.

    Un fonds fiduciaire multidonateurs a acheminé à ce jour environ 1,5 milliard de dollars pour fournir un appui budgétaire au programme de réformes de l’Autorité palestinienne en matière de gestion des finances publiques et de renforcement des politiques macro-budgétaires. L’Australie, la France, le Japon, la Norvège et le Koweït se sont engagés à prolonger leur appui par le biais de ce fonds fiduciaire axé sur le plan palestinien de réforme et de développement.

    Lancé en 2012, le Partenariat pour les infrastructures du fonds fiduciaire multidonateurs fournit un appui financier et technique en faveur du déploiement, de la qualité et de la pérennité des infrastructures. Il privilégie des projets dans le secteur de l’eau, de l’urbanisation et de l’énergie, compte huit bailleurs de fonds (Croatie, Danemark, Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Suède) et est doté à ce jour de 145 millions de dollars de financement.

    Le gouvernement norvégien coopère en outre avec la Banque mondiale à travers son fonds fiduciaire pour la bande de Gaza et la Cisjordanie, créé en 2014 et doté de 2 millions de dollars dans le but de favoriser la coordination de l’aide et les travaux analytiques concernant l’énergie, l’éducation et le développement du secteur privé.

Api