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Liban : rapport de suivi de la situation économique (automne 2016)


Malgré l'amélioration de ses conditions de sécurité, le Liban continue d'être le sujet de tensions régionales et du dysfonctionnement de sa politique intérieure. Le prolongement de la crise syrienne accroît de façon marquée les vulnérabilités du pays, et reste un obstacle au redémarrage de la croissance. Pour la quatrième année consécutive, le Liban reste le premier pays d'accueil (par habitant) des réfugiés syriens. En 2016, le renforcement du secteur immobilier ainsi que la montée continue du tourisme devrait mener à une petite récupération de l'activité économique, mais cette dernière restera néanmoins morose.

Perspectives

Le renforcement du secteur immobilier, ainsi que la montée continue du tourisme devrait mener à une petite récupération de l'activité économique en 2016, mais cette dernière restera néanmoins morose et inférieure à son potentiel. Les perspectives économiques du Liban à moyen terme dépendent largement de la situation géopolitique et de la sécurité du pays, toutes deux particulièrement instables. Les projections partent du principe que la guerre en Syrie persiste, et que les effets indirects sur le Liban, bien qu'importants, restent contenus. Ces projections nous permettent d'estimer la croissance annuelle à moyen terme à 2,5 %. Le retour aux niveaux d'avant la crise est lié à la résolution du conflit syrien, de manière à ne pas compromettre la stabilité du Liban ou la reprise des processus politiques nationaux.  

En se basant sur la stabilité basse actuelle des prix du pétrole, Il est probable que les bénéfices d'une énergie à moindre coût pour le Liban aient atteint leur plateau en 2015, via (i) une augmentation de la consommation des ménages : une hausse du pouvoir d'achat réel des consommateurs ; (ii) un meilleur solde budgétaire : un financement plus faible de l'EdL, et enfin (iii) Une amélioration de la balance des paiements : des importations énergétiques moins coûteuses. Toutefois, si les prix du pétrole n'augmentent pas, des problèmes sont susceptibles d'apparaître avec l'érosion déjà visible des sécurités budgétaires des pays du CCG, ce qui mènerait à une réduction des dépenses et une décélération des transferts de fonds vers le Liban. Cela aurait pour effet de peser davantage sur la balance des paiements. 

Une enquête est en cours pour comprendre l'impact de l'influx des réfugiés syriens sur la communauté d'accueil. La Banque mondiale et l'Administration centrale des statistiques du Liban travaillent également à améliorer la qualité des données de la prochaine enquête sur le budget immobilier, prévue en 2017. 

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