publication 11 octobre 2017

Iran : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

L’économie iranienne a enregistré une reprise forte en 2016, due à une augmentation significative de la production et des exportations pétrolières faisant suite à la levée des sanctions internationales liées au nucléaire. Le chômage reste néanmoins élevé et l’activité du secteur non pétrolier demeure modérée, car les flux d’investissements étrangers anticipés ne se sont pas matérialisés en raison de la non-intégration complète du secteur bancaire du pays au système bancaire mondial et des incertitudes persistantes quant à la mise en œuvre intégrale du Plan d’action global conjoint (JCPOA). Les perspectives de croissance à moyen terme sont modestes.

En 2016, l’économie a connu un net rebond lié au pétrole, avec un taux annuel de croissance global de 13,4 %, à comparer à la contraction de 1,3 % observée en 2015. Le secteur qui a le plus contribué à la croissance est celui des industries (à environ 25 %), la production pétrolière et gazière ayant enregistré une impressionnante augmentation de 62 % par suite principalement de l’allégement des sanctions. Le

redressement du PIB non pétrolier était toutefois limité à 3,3 %, bien que cela représente le taux de croissance le plus élevé des cinq dernières années. Les données récentes indiquent que la croissance de la production de pétrole brut au premier trimestre de 2017 a reculé de 17 % en glissement annuel. Du côté de la demande, toutes les composantes, à l’exception de l’investissement, ont progressé par rapport à l’année précédente. Malgré la croissance du secteur non pétrolier, le taux de chômage a progressé de 12,6 % au printemps 2017, contre 12,4 % six mois plus tôt, ce qui indique une capacité très limitée des secteurs qui tirent la croissance à créer des emplois.

À moyen terme, la croissance économique devrait ralentir considérablement, du fait de l’utilisation des capacités de réserve dans le secteur pétrolier. La croissance en 2018-2019 devrait être légèrement plus forte qu’en 2017, car la croissance de l’investissement devient positive et s’accélère avec une plus grande stabilité politique et économique, faisant suite à la réélection du président Rouhani pour un second mandat de 4 ans en mai 2017.


Api
Api