publication 11 octobre 2017

Arabie Saoudite : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2017)

Les perspectives laissant entrevoir des cours du pétrole peu favorables ont revigoré le programme de réformes baptisé Vision 2030. En 2017, les autorités se sont montrées déterminées à respecter l’accord de l’OPEP conclu l’année dernière en limitant la production pétrolière et en lançant des réformes importantes. Les mesures prises pour assainir les finances publiques ont permis d’améliorer les perspectives budgétaires à moyen terme, au détriment de la croissance, qui est fortement tributaire des dépenses publiques.

L’économie saoudienne a enregistré un taux de croissance plus modéré de 1,7 % en 2016, les cours du pétrole étant restés inférieurs à 50 dollars pendant presque toute l’année. Les données pour le premier semestre de 2017 indiquent que le PIB a reculé au premier trimestre, affichant une contraction de 0,5 % en glissement annuel. L’indice de production de pétrole brut a fléchi de 4,4 % par suite de l’application de l’accord de l’OPEP sur la limitation de la production. Le PIB non pétrolier a néanmoins enregistré une croissance d’environ 0,7 % au cours de la même période. Bien que les chiffres officiels relatifs au PIB pour le deuxième trimestre de 2017 n’aient pas été publiés, d’autres indicateurs suggèrent que l’activité économique a continué de progresser à un rythme modéré.

Selon les projections, la croissance économique saoudienne devrait considérablement ralentir d’environ 0,3 % en 2017, principalement en raison des perspectives modestes concernant les cours du pétrole, de la réduction des quotas de production décidée par l’OPEP et du ralentissement dû au Programme d’équilibre budgétaire. Cependant, à mesure que les effets négatifs à court terme des réformes structurelles se dissiperont et que les soldes des opérations des administrations publiques s’amélioreront, la croissance va progresser pour dépasser les 2 % d’ici 2019. En outre, la désignation de Prince Salman, champion de la Vision 2030, comme prince héritier témoigne fortement d’un engagement à plus long terme des pouvoirs publics à poursuivre les réformes visant à réduire la dépendance à l’égard du pétrole et à accroître le rôle du secteur privé. Le déficit budgétaire devrait diminuer en part du PIB en 2017 à environ 10 % et continuer à baisser en dessous de 7 % par suite des réformes des prix des produits pétroliers et de l’introduction de la TVA.


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