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Djibouti : rapport de suivi de la situation économique (avril 2017)


La croissance qui, selon les estimations, s’est effectuée au rythme de 6,5 % en 2016, devrait rester soutenue en 2017, année durant laquelle elle bénéficiera d’une amélioration des exportations nettes qui atténuera l’impact du repli des investissements, et d’une reprise de la consommation privée et publique. Bien que les positions budgétaire et extérieure s’améliorent, des risques perdurent dans le domaine de l’endettement et de la soutenabilité des finances publiques. Le chômage continue de paralyser le pays, près de 40 % de la population active étant sans emploi. L’inflation s’est accélérée pour atteindre 3,5 % en 2016, contre 2,2 % en 2015, essentiellement sous l’effet de la demande de logements et de services.

Le taux de croissance devrait s’établir à 7 % en 2017, parce que la forte contraction des investissements suivant l’achèvement des projets d’infrastructures devrait être plus que compensée par la chute des importations de biens d’équipement, entraînant une amélioration de la position nette des exportations. La croissance bénéficiera également de la reprise escomptée de la consommation privée et publique. Les perspectives à moyen terme pour 2018-2019 demeurent favorables, et les récents investissements en capital devraient générer des recettes qui permettront de financer le service de la dette.

La position budgétaire devrait progressivement s’améliorer de sorte que le déficit ne représentera plus qu’un faible pourcentage du PIB en 2017-19, à supposer que les investissements actuels créent de nouvelles capacités de production et d’exportation, que les dépenses soient rationalisées et que les politiques budgétaires améliorent le cadre de l’activité économique des PME et accroissent les revenus, et que la réforme des subventions aux carburants soit dûment poursuivie. Selon les projections, le déficit du compte courant tombera à 22,2 % du PIB en 2017 puis à 14,4 % d’ici 2019 du fait d’une accélération plus rapide au niveau des exportations par rapport aux importations. Les flux d’IED et les transferts de capitaux devraient continuer de financer le déficit.