Djibouti Présentation

  • Djibouti est un petit pays dont plus de 23 % de la population vit dans une pauvreté extrême. Avec moins de 1 000 km2 de terres arables (soit 0,04 % de sa superficie totale, de 23 200 km2) et une pluviométrie moyenne d’environ 12,9 centimètres par an, Djibouti souffre d’un déficit alimentaire chronique et dépend entièrement des importations pour satisfaire ses besoins vivriers. Cette situation rend le pays très sensible aux perturbations externes, comme les hausses du prix des denrées alimentaires et des produits pétroliers, et aux catastrophes naturelles (inondations, sécheresses).

    L’économie est tributaire des financements extérieurs, des investissements directs étrangers et des rentes provenant des bases militaires étrangères installées sur le territoire ; elle repose aussi sur les services portuaires, qui tirent parti de la position stratégique du pays à l’entrée méridionale de la mer Rouge et du fait que les exportations et les importations de l’Éthiopie transitent majoritairement par Djibouti.

    En raison de sa position géographique et géopolitique, le pays a une économie essentiellement tirée par les secteurs du transport et de la logistique.

    Au cours des 15 dernières années, Djibouti a enregistré une croissance forte et rapide de son produit intérieur brut (PIB) par habitant : en moyenne, 3,1 % par an, sur la période 2001-2017. Entre 2014 et 2016, cette croissance s’est accélérée pour dépasser 6,5 % par an, à la suite d’investissements massifs dans le développement de l’infrastructure portuaire et la construction de lignes ferroviaires reliant Djibouti à l’Éthiopie.

    Ces investissements stratégiques devraient dynamiser les exportations de services sur la prochaine décennie, avec une croissance du PIB qui devrait se maintenir autour de 7 %. Après avoir culminé à 11,9 % en 2008, le taux d’inflation a été ramené à 0,6 % en 2017.

    Sur les deux premiers mois de 2018, les prix à la consommation ont baissé de 0,5 % en glissement annuel. Le taux d’extrême pauvreté a diminué sur les 15 dernières années, mais reste élevé : un cinquième environ de la population djiboutienne continue de vivre en-dessous du seuil de pauvreté international.

    Les déficits budgétaires se sont nettement creusés en 2014-2016, atteignant annuellement plus de 15 % du PIB, en moyenne, du fait de la mise en œuvre d’un ambitieux programme d’investissements publics, mais ils ont été ramenés à 3 % environ du PIB en 2017.

    La dette publique et la dette garantie par l’État ont ainsi plus que doublé et s’établissaient à 87 % du PIB en 2017. Les réserves en devises devraient rester substantielles en 2018, à 435 millions de dollars, ce qui suffira pour couvrir 3,6 mois d’importations. 

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2018

  • La stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec Djibouti pour la période 2014-2017 mutualise les ressources et l’expertise de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

    Elle appuie la stratégie nationale « Djibouti Vision 2035 », qui vise à lutter contre l’extrême pauvreté et à créer les conditions d’une croissance partagée en valorisant le potentiel humain et économique du pays, et repose sur deux piliers : la réduction des vulnérabilités et l’amélioration de l’environnement économique. Cette stratégie s’articule en outre autour de deux axes transversaux : le renforcement institutionnel et l’égalité hommes-femmes.  

    Elle a fait l’objet d’un examen à mi-parcours et d’une actualisation approuvée par le Conseil des administrateurs de la Banque en mai 2016. La version actualisée fait état des avancées réalisées jusqu’ici, notamment sur le plan de l’amélioration de l’environnement économique, de la création d’emplois, de l’appui aux communautés rurales et de l’élargissement de l’accès à l’énergie. Il s’agit d’intensifier l’action du Groupe de la Banque mondiale dans les domaines où les opérations précédentes ont donné des résultats probants, mais aussi de répondre aux priorités du pays conformément à sa stratégie de long terme « Djibouti Vision 2035 ».  

    En mars 2018, Djibouti bénéficiait de neuf projets en cours financés par l’IDA, pour une enveloppe globale de 105 millions de dollars. Les équipes du Groupe de la Banque mondiale s’emploient à utiliser le levier des ressources de l’IDA à travers des fonds fiduciaires exécutés par le bénéficiaire et dont la valeur nette totale s’élève à environ 21 millions de dollars.

    Les activités financées par ces fonds fiduciaires sont totalement conformes et complémentaires au portefeuille financé par l’IDA. Le programme de financements (IDA et fonds fiduciaires confondus) est axé sur les filets de protection sociale, l’énergie, le développement des communautés rurales, la lutte contre la pauvreté urbaine, la santé, l’éducation, la gouvernance et le développement du secteur privé. Tous les projets accordent une importance particulière aux femmes et aux jeunes.

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2018

  • Protection sociale :

    Un projet de filets sociaux novateur a fait bénéficier plus de 10 000 femmes et enfants d’un programme de nutrition, et procuré environ 400 000 jours de travail de courte durée. Sa composante « nutrition » a permis à quelque 17 300 femmes enceintes et mères d’enfants en bas âge d’accéder à des services nutritionnels de base à visée préventive.

    Le projet a dépassé son objectif initial (16 000 bénéficiaires) et devrait concerner environ 18 000 femmes d’ici à son terme. En outre, il soutient la mise en place d’un registre social et d’un dispositif de protection sociale à Djibouti. Ce registre contient des informations sur 47 000 ménages (objectif initial : 20 000).

    Le processus de collecte de données biométriques sur ces ménages a récemment été lancé. Les données de ce registre sont actuellement partagées entre quatre programmes (objectif : six programmes). Le projet contribue à la diversification alimentaire et à l’amélioration des pratiques nutritionnelles dans la population, et il a renforcé l’autonomie des femmes.

    Un système intégré d’information de gestion, qui couvre les deux composantes du projet (nutrition et emploi) a pour objectif de permettre l’introduction de filets sociaux efficaces à Djibouti. Au niveau national, le projet appuie l’élaboration d’un registre social qui sera utilisé par un grand nombre de programmes et de parties prenantes pour constituer une base de données sur les caractéristiques socio-économiques et démographiques de la population djiboutienne, ce qui permettra de cibler les ressources pour en faire bénéficier ceux qui en ont le plus besoin. Le registre ainsi créé sera, à terme, intégré dans un système d’identification national.

    Développement rural :

    Le Projet de développement rural communautaire et de mobilisation des eaux (PRODERMO, 2012-2019) est le premier projet mené à Djibouti dans le secteur de la pêche artisanale.

    Près de 7 000 ménages en ont bénéficié à ce jour, tandis que 160 pêcheurs peuvent compter sur la rénovation d’une unité de refroidissement qui permet de mieux conserver le poisson et d’améliorer sa qualité. De plus, 60 890 têtes de bétail disposent désormais d’une alimentation en eau plus sécurisée, environ 2 282 personnes ont reçu une formation à la gestion des ressources hydrauliques et agropastorales, et des installations fournissant 1,5 million de mètres cubes d’eau ont été construites ou remises en état.

    Lutte contre la pauvreté urbaine :

    Le Programme de lutte contre la pauvreté urbaine vise à moderniser l’infrastructure et les services dans le Quartier 7 de la capitale. Les résultats déjà obtenus sont remarquables : 37 100 personnes bénéficient directement de l’accès à des services de base, de la mobilité urbaine et de la gestion des crues ; des emplois à court terme représentant 61 725 personnes-jours ont été créés ; et 3,7 kilomètres de routes urbaines ont été construits.

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2018

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FINANCEMENTS

Djibouti: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA