Ressources stratégiques
Collaboration avec les pays
Au sein d’un Groupe de la Banque mondiale uni, nous œuvrons de concert pour réduire la pauvreté et favoriser la création d’emplois dans les pays clients. Les cadres de partenariat‑pays (CPF) sont l’instrument qui guide nos opérations dans chaque pays. Plus ciblée qu’auparavant, notre nouvelle approche de la collaboration avec les pays met l’accent sur trois ou quatre résultats prioritaires, une attention particulière étant portée à la création d’emplois.
Au cours de l’exercice 25, nous avons élaboré 19 cadres de partenariat‑pays et huit examens des progrès et des enseignements, qui résument les progrès accomplis dans la mise en œuvre de ces cadres stratégiques.
Les cadres de partenariat‑pays s’accompagnent de rapports nationaux sur la croissance et l’emploi, qui fournissent une analyse complète de l’évolution économique d’un pays, de ses perspectives et de son programme d’action. Ces rapports ont pour objectif d’orienter les décisions stratégiques et de soutenir les efforts de développement économique du pays concerné.
La BIRD et l’IDA proposent une palette d’instruments et d’approches de financement pour aider les pays à atteindre leurs objectifs de développement, parmi lesquels :
- les financements de projets d’investissement aident à construire des infrastructures physiques et sociales et à développer des capacités institutionnelles ;
- les financements à l’appui des politiques de développement soutiennent les réformes des politiques et des institutions, notamment par le biais de garanties fondées sur les actions des pouvoirs publics ;
- les prêts‑programmes pour les résultats subordonnent le décaissement de fonds à l’obtention de résultats prédéfinis.
Sur l’exercice 25, nous avons approuvé 69 opérations de financement à l’appui des politiques de développement d’un montant total de 23,6 milliards de dollars ; 49 opérations de prêt‑programme pour les résultats, dont dix financements additionnels d’un montant total de 12,4 milliards de dollars ; et 314 opérations de financement de projets d’investissement, dont 108 financements additionnels, pour un montant total de 44,8 milliards de dollars. Les avantages climatiques connexes ont représenté en moyenne 49 % de l’ensemble des engagements de la BIRD et l’IDA, dont 42 % en ce qui concerne les financements à l’appui des politiques de développement, 45 % pour les prêts‑programmes pour les résultats et 53 % pour les financements de projets d’investissement.
Notre approche‑programme à phases multiples permet aux pays de structurer une collaboration complexe importante de long terme sous la forme d’un ensemble de petites opérations complémentaires de financement de projets d’investissement et de prêt‑programme pour les résultats dans le cadre d’un seul programme.
Cette approche facilite à la fois les programmes verticaux, qui supposent des interventions approfondies et soutenues au sein d’un seul pays, et les programmes horizontaux, qui concernent plusieurs pays, États d’un pays ou entités infranationales. Durant l’exercice 25, la Banque a approuvé 14 programmes verticaux et 11 programmes horizontaux menés au titre de l’approche‑programme à phases multiples, financés à hauteur de 7,8 milliards de dollars et 12,8 milliards de dollars, respectivement. Le montant total de financements approuvés (financements additionnels compris) s’élève ainsi à 20,5 milliards de dollars.
En juillet 2025, 66 pays avaient mis en place au moins l’un des instruments de la panoplie d’outils pour la préparation et la riposte aux crises approuvée en 2024. Grâce à ces instruments, les pays disposent de ressources conditionnelles préétablies et d’obligations/assurances‑catastrophe, ce qui leur permet de se focaliser sur les efforts de relèvement.
Services de conseil et d’analyse
Au cours de l’exercice 25, la Banque a fourni 872 services de conseil et produits d’analyse traitant de sujets mondiaux cruciaux tels que le renforcement des capacités, le changement climatique, la croissance économique, l’énergie, la gouvernance, l’emploi, la pauvreté, l’administration publique et le développement des données du secteur public.
Quarante‑neuf accords de services de conseil remboursables ont été signés avec 18 pays pour un montant total de 124,3 millions de dollars. Ces services sont sollicités par les pays clients, qui paient pour en bénéficier ; tous les États membres, y compris les pays non‑emprunteurs, peuvent en faire la demande. Nos services ont permis de fournir aux pays une assistance technique, de renforcer leurs capacités et d’accompagner leurs efforts de mise en œuvre dans des domaines tels que le changement climatique, la transformation numérique, les filets de protection sociale, la transition énergétique, la croissance tirée par le secteur privé, la gestion des investissements publics, l’agriculture et la réforme du secteur judiciaire.
Soutien aux petits états
Les petits États — c’est‑à‑dire, selon la terminologie de la Banque mondiale, les pays dont la population ne dépasse pas 1,5 million d’habitants — sont particulièrement vulnérables aux chocs économiques et aux événements météorologiques extrêmes. Nous augmentons les ressources apportées par l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale afin d’aider les petits États à relever leurs défis particuliers. Au cours de l’exercice 25, les engagements nets du portefeuille de la BIRD et de l’IDA en faveur des petits États ont atteint 6,1 milliards de dollars, tandis que les engagements d’IFC et de la MIGA ont atteint respectivement 119 millions et 419 millions de dollars.
La question de l’adaptation au changement climatique dans ces pays fait également l’objet d’une attention accrue. Vingt‑quatre petits États ont déjà souscrit à au moins un dispositif prévu dans la panoplie d’outils pour la préparation et la riposte aux crises. Au cours de l’exercice 25, nous avons publié des rapports nationaux sur le climat et le développement pour Cabo Verde, les Comores, Djibouti, le Monténégro, les atolls du Pacifique et l’Organisation des États des Caraïbes orientales. D’autres rapports sont en cours d’élaboration pour les Fidji, Maurice, São Tomé‑et‑Prícipe, les Seychelles, les Îles Salomon et le Timor‑Leste.
Le Forum annuel des petits États, qui s’est tenu en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale en octobre 2024, a mis en lumière nos solutions de financement innovantes pour ces pays. Dans la continuité de cette dynamique, nous mettons au point une stratégie qui guidera spécifiquement la manière dont le Groupe de la Banque mondiale soutient une croissance inclusive et résiliente dans les petits États.
Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.worldbank.org/smallstates.
Gestion budgétaire
Fort de ses résultats solides, notamment des niveaux records de décaissements de la BIRD et de l’IDA et le déploiement de nouveaux instruments de financement, le Groupe de la Banque mondiale a pris des mesures résolues au cours de l’exercice 25 pour corriger ses déséquilibres internes et renforcer ses fondations. La direction a redoublé d’attention sur l’efficacité et l’efficience opérationnelles, tout en s’attaquant à des problématiques structurelles pour mieux accompagner les objectifs d’évolution du Groupe.
Une avancée majeure a été l’approbation par le Conseil d’une augmentation significative du budget pour l’exercice 25, destinée à consolider nos opérations de première ligne, y compris en renforçant les connaissances et les partenariats, et à moderniser nos systèmes. En complément de ces efforts, la Banque a réformé ses processus de planification et de budgétisation des activités — rationalisation des flux opérationnels, réduction du temps de préparation des projets et intégration d’un mécanisme de gains de productivité et d’économies annuels de 5 % — de manière à mieux aligner les ressources sur les priorités stratégiques.
Amélioration de la collaboration avec les clients
Dans le cadre des efforts que nous déployons pour devenir une « Banque meilleure », nous avons procédé à la fusion de plus de 40 bureaux‑pays dans le monde, de manière à réunir les équipes d’IFC, de la MIGA et de la Banque mondiale sous la direction d’un seul chef‑pays. Nous prévoyons de poursuivre ce processus de consolidation afin d’offrir à nos clients un point d’accès unique aux institutions du Groupe de la Banque mondiale et de faciliter ainsi leurs interactions avec nos équipes. Nous décentralisons également nos services pour mieux servir nos clients : au cours des trois prochaines années, les deux tiers du personnel chargé des opérations seront basés dans les régions concernées. Cette proximité leur permettra de mieux répondre aux besoins locaux, d’accélérer la prise de décision et de renforcer la collaboration dans l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale.