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YAOUNDÉ, 21 octobre, 2026 — Le gouvernement du Cameroun, en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui le lancement du Pacte AgriConnect du Cameroun. Cette initiative stratégique vise à transformer les systèmes alimentaires du pays, à créer des emplois à grande échelle et à améliorer la sécurité alimentaire de millions de Camerounais.
Le secteur alimentaire contribue pour environ 17 % du PIB du Cameroun et emploie près de 4,7 millions de travailleurs, soit 42 % de la population active, pour la plupart dans de petites exploitations agricoles. L'agriculture représente également plus de la moitié des recettes d'exportation hors pétrole du pays. Le Pacte AgriConnect se concentre sur huit chaînes de valeurs prioritaires : le maïs, le riz, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, les produits laitiers, ainsi que la pêche et l’aquaculture. En investissant dans les infrastructures et les services agricoles, en renforçant les politiques sectorielles et en élargissant l'accès au financement, le Pacte vise à attirer davantage d'investissements privés, à accroître la productivité, à créer des emplois et à réduire la dépendance à l'égard des importations alimentaires.
En phase avec la Stratégie nationale de développement du Cameroun (SND30), la Stratégie de développement du secteur rural (RSDS/NAIP 2020–2030) et le Programme intégré de substitution des importations agricoles et halieutiques (PIISAH), le Pacte AgriConnect offre un cadre de mise en œuvre coordonné. Il réunit le Gouvernement du Cameroun et le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les organisations de producteurs.
Le Pacte a été élaboré en concertation avec les partenaires techniques et financiers (le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), l'Union européenne (UE), l'Agence française de développement (AFD), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA)), ainsi qu'avec les organisations de producteurs et le secteur privé.
Au-delà de ses partenaires financiers, la mise en œuvre s'appuiera sur l'ensemble des partenaires techniques : agences, fonds et programmes des Nations Unies, centres de recherche nationaux et internationaux, universités, établissements d'enseignement technique et de formation professionnelle, et organisations non gouvernementales et professionnelles. Leur expertise en matière de recherche, de normes, de statistiques, de vulgarisation et de renforcement des capacités sera mobilisée à travers les plans opérationnels.
Mme Bala Habiba
Odilia Renata Hebga
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