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Podcast24 janvier 2023

L'éducation est la clé de voûte pour le développement | People First Podcast

AVEC: Ousmane Diagana, Vice-président, Afrique de l’Ouest et du centre.

Utilisez les liens suivants pour écouter le podcast.

[00:00] Introduction et présentation d'Ousmane Diagana

[02:20] Parcours scolaire à Kaédi

[05:05] Sommet sur l'éducation en Mauritanie et hommage aux enseignants

[07:05] La culture de l'excellence

[08:39] Partage d'expérience à la jeunesse

[09:32] La jeunesse, une opportunité pour le continent

[09:48] L'éducation comme clé de voûte pour le développement

[11:21] Extrait d'un poème de Rita Adoma Arthur à Accra, Ghana

[12:35] Réflexions pour une éducation de meilleure qualité

[14:02] Impact des centres régionaux africains

[16:17] La place de l'éducation de base

[18:23] Remerciements

Dans ce premier épisode, Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du centre, revient sur les défis rencontrés lors de son parcours scolaire. De Kaédi à Washington, il nous raconte ce qui aujourd'hui encore, nourrit son engagement pour une refonte de tous les niveaux d'enseignement en Afrique.

A l'heure où le continent africain traverse de nombreuses crises, des voix s'élèvent pour interpeller l'opinion publique sur la nécessité de maintenir l'éducation au centre des préoccupations et l'urgence de faciliter l’accès des jeunes Africains à des formations de qualité, comme celles proposées par les centres d'excellence africains.

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People First Podcast

TRANSCRIPTION - Episode 1

[00:00] Ousmane Diagana (Extrait de discours, Ouagadougou, Mai 2021) : « Les difficultés que nos parents ont connues, que nous et surtout nos enfants ne les connaissent pas. Et c’est l’éducation qui fera en sorte que ceci ne se produise. »

Erick Kaglan : C’est un Mauritanien, défenseur du concept de l’éducation de qualité en Afrique qui s’exprime devant des lycéens à Ouagadougou au Burkina Faso en mai 2021. Jeune, il rêvait déjà de devenir enseignant, par admiration pour la plupart de ses instituteurs dans sa ville natale de Kaédi au Sud de la Mauritanie. Mais aussi et surtout parce qu’il était déjà convaincu qu’une éducation de qualité pouvait transformer son continent. Aujourd’hui, c’est bien plus qu’un rôle d’enseignant qu’il se voit jouer. Celui d’un bailleur de l’éducation.

Ousmane Diagana (Extrait de discours, Ouagadougou, Mai 2021) : « En ce qui concerne l’éducation nationale, la Banque mondiale sera toujours aux côtés des pays. »

Applaudissements.

***

Erick Kaglan : Au micro, Erick Kaglan avec vous pour ce premier épisode de People First, le podcast de la Banque mondiale, région Afrique de l’Ouest et du centre, qui donne la parole à ses habitants.

***

Erick Kaglan : Pour la plupart des Africains qui occupent d’éminents postes de responsabilités dans le monde ou qui ont en charge la destinée du continent, le parcours -- de leur enfance jusqu’à leur accomplissement -- a souvent été un parcours de combattant. Presque tous vous diront qu’ils ont dû faire preuve d’abnégation et de témérité à une étape de leur vie, bien souvent à un âge très jeune, où les conditions d’études parfois pénibles pouvaient les dissuader. Rien ou presque pas grande chose ne les prédestinait à la réussite et l’impact qu’ils ont aujourd’hui pour certains, en particulier dans le milieu de l’éducation en Afrique.

Notre invité pour cet épisode de People First est l’un de ces téméraires : En ligne de Washington, Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre.

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[02:20] Erick Kaglan: Bonjour Ousmane Diagana.

Ousmane Diagana : Bonjour Erick

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Erick Kaglan : Alors quand vous jetez un coup d’œil dans le rétroviseur, et le courage que vous avez eu pour relever les défis de votre enfance à Kaédi, vous vous dites que tout cela est maintenant derrière vous et que plusieurs de vos congénères étaient bien plus éprouvés que vous.  

Ousmane Diagana : Je dois dire que nous étions des favorisés quand je compare à d’autres jeunes qui eux, venaient de très loin justement pour venir faire l’école chez nous, parce que Kaédi est une capitale régionale, en Mauritanie. C’est l’une des quatre plus grandes villes de la Mauritanie. Et c’est la ville qui a eu la première école primaire moderne en Mauritanie au début des années 1900. Donc, il y a eu toujours des écoles modernes et donc on allait à l’école à pied. Cela ne nous faisait pas plus d’un kilomètre que nous marchions, rien de sévère, rien de méchant. Le climat était cependant extrêmement rude parce que Kaédi est une ville extrêmement chaude, en particulier, début des mois d’avril, mai et juin, il fait extrêmement chaud, c’est plus de 40 degrés à l’ombre et donc avoir des enfants de sept ans, huit ans marcher, même si c’est à un kilomètre, cela pourrait être assez dur. Mais une fois de plus, nous sommes des privilégiés parce que Kaédi recevait aussi des enfants d’autres villages environnants qui venaient faire leur école primaire là-bas et même d’autres villes qui n’avaient pas de collèges ou de lycées et ils étaient dans des situations plus difficiles comparées à nous les autochtones de Kaédi. Mais le sens de la solidarité et du partage, qui sont des valeurs communes à cette société faisait aussi que même ces jeunes, et ces enfants qui venaient d’ailleurs sont abrités dans des familles, et j’ai beaucoup d’amis qui occupent aujourd’hui des fonctions éminentes sur le plan national et sur le plan international, qui sont passés par là et avec lesquels j’ai eu à passer des moments extraordinaires. Quand on a des valeurs et qu’on est éduqué sur la base des valeurs, on a toujours une estime de soi qui est extrêmement forte, on croit à ses capacités, on ne voit rien comme étant impossible, tout est possible, il faut croire, et je voulais vraiment inviter les jeunes, les enfants etc… de croire en leurs capacités mais également de travailler et de travailler en commençant bien sûr par le travail à l’école, le travail dans sa communauté parce que tout cela forge cet état d’esprit qui fait qu’en toutes circonstances, tu peux te dire : oui rien n’est impossible.

***

[05:05] Ousmane Diagana (Extrait de discours, Nouakchott, décembre 2021) : « La personne qui vous parle du haut de cette tribune tout comme sans doute la majorité des personnes présentes dans cette salle est un pur produit de l’école publique et essentiellement de l’école publique mauritanienne et africaine. »

Applaudissements

Erick Kaglan : Nous sommes cette fois-ci en décembre 2021 où vous retournez chez vous en Mauritanie à la faveur d’un sommet sur l’éducation au Sahel que vous présidez aux cotés des Présidents Ghazouani de la Mauritanie et Bazoum du Niger. Et à l’occasion, vous rendez hommage à vos enseignants surtout du primaire, qui je vous cite, « forçaient votre admiration en raison de leur amour pour le métier et leur vaste culture générale. » 

Ousmane Diagana (Extrait de discours, Nouakchott, décembre 2021) : « Cet engagement des enseignants et de la communauté pour la cause de l’éducation est encore présent dans beaucoup d’écoles. Cet engagement reste également présent chez beaucoup d’enseignants, malgré les nombreux handicaps dont souffre le système. Ce sont justement ces handicaps qu’il faudra lever pour que l’école publique retrouve son lustre d’antan, pour qu’elle ne soit plus une école à la traine, fréquentée uniquement par ceux qui n’ont pas les moyens de la fuir. »

Erick Kaglan : Vous étiez attiré par le métier d’enseignant, malgré tout, Ousmane Diagana.

Ousmane Diagana : J’ai voulu être enseignant parce que j’ai toujours admiré les enseignants qui m’avaient eu dans les différents cycles scolaires, et j’ai même été orienté après mon baccalauréat à l’école normale supérieure au début. Mais par la suite, j’ai aussi une vocation à travailler directement sur le développement en impactant sur l’économie et les finances. Et c’est la raison pour laquelle finalement, je me suis retrouvé dans les facultés de sciences économiques.

Erick Kaglan : Qu’est-ce qui a été le déclic pour vous ?

[07:05] Ousmane Diagana : Très tôt, on s’est retrouvés entre jeunes à Kaédi, à échanger énormément sur l’importance de l’éducation, l’importance de la formation et la nécessité d’aller chercher le savoir partout là où on trouve. Donc ce type d’échanges effectivement nous a amené à baigner dans un environnement où l’émulation était constante. On essayait chacun à travers ses efforts individuels mais également dans des échanges de groupes à être parmi les meilleurs de sa classe et de sa génération, et c’est une culture qui est restée fortement ancrée dans cette localité à Kaédi et qui fait que je pense que, si on doit regarder en termes de nombre de bacheliers par foyers ou par maisons, certainement, cette ville à l’échelle mondiale doit être parmi les premières. Je crois que les réussites scolaires ont été toujours extrêmement fortes, bien que les jeunes, parce que nous sommes issus d’une région qui est située sur le fleuve Sénégal, et où si vous voulez le temps est essentiellement aussi occupé par des travaux agricoles. Mais malgré cet effort extraordinaire que les uns et les autres mettaient dans des travaux en compagnie de leurs familles, ils ont toujours payé aussi une attention extrêmement forte à l’éducation et donc je pense que j’ai bénéficié vraiment de cet environnement là, et de ce contexte-là.

[08:39] Erick Kaglan : C’est pour cela que vous n’hésitez pas à partager votre expérience avec les étudiants lorsque vous en avez l’occasion, comme ici à l’Université Gamal Abdel Nasser à Conakry. C’est en juillet 2021.

Ousmane Diagana (Extrait de discours, Conakry, juillet 2021) : « Vous êtes jeunes, et par conséquent, vous avez de l’énergie, de la vitalité. L’avenir du pays dépend de vous. Cet avenir sera radieux si vous vous donnez le temps de vous instruire, d’être constamment à la recherche du savoir. Aujourd’hui, vous pouvez à travers votre portable téléphonique avoir accès à une bibliothèque qui se trouve à Harvard, à Stanford ou à Oxford. C’est une chance unique. La technologie a bouleversé notre environnement, mais de façon positive. »

***

[09:32] Erick Kaglan : Selon plusieurs spécialistes des questions de démographie, la population africaine restera jeune pour plusieurs décennies encore à venir. Si la jeunesse de sa population représente une menace pour sa stabilité et sa cohésion, vous y voyez aussi Ousmane Diagana, une opportunité pour le continent, si les investissements appropriés sont réalisés, notamment dans le domaine de l’éducation. 

[09:48] Ousmane Diagana : On a besoin d’une population bien éduquée, bien instruite pour avoir une société équilibrée, pour avoir une économie qui marche, pour avoir une nation qui se construit sur des bases solides, surtout avec des éléments de cohésion sociale, pour avoir si vous voulez, des emplois qui sont disponibles, qui sont accessibles et qui peuvent être pourvus justement parce qu’on a une population bien formée. Donc l’éducation si vous voulez, c’est la clé de voûte pour le développement. Nous avons constaté effectivement dans nos analyses que les crises multiples, qu’il s’agisse de l’impact de la pandémie sur l’économie et sur les populations en Afrique, ou qu’il s’agisse de la crise des apprentissages et tout ça, résultent quelque part de la faiblesse du système éducatif. Parce que si on n’a pas un bon système éducatif, on ne peut pas avoir un système de santé performant qui peut anticiper sur des crises sanitaires et pouvoir y répondre quand ces crises se manifestent. Si on n’a pas un système éducatif performant, on ne peut pas avoir des jeunes qui saisissent les opportunités économiques qui existent à travers des investissements qui peuvent être faits, soit par nos propres financements ou par le développement du secteur privé. Et donc l’Afrique ne pourra pas trouver une place de choix dans le concert des nations et impacter à hauteur de ce qu’elle représente aujourd’hui comme continent avec des expériences fortes, si elle n’a pas une population bien éduquée. Donc voilà l’enjeu autour de ça. 

[11:21] (Extrait de poème de Rita Adoma Arthur à Accra, Ghana)

Erick Kaglan : La poétesse ghanéenne Rita Adoma devant une quarantaine de ministres de l’éducation et des finances de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale réunis à Accra au Ghana en juin 2022. Et justement avec ce parterre d’acteurs de l’éducation, vous avez à l’occasion, partagé des pistes de réflexions pour une éducation de meilleure qualité.

[12:35] Ousmane Diagana : La Banque mondiale ne pourrait que proposer la nécessité d’avoir une stratégie cohérente dans le secteur de l’éducation. Il revient aux pays de donner un contenu à cela et aussi de démontrer dans l’exercice qu’à travers les challenges auxquels fait face le système éducatif, il y a aussi des défis qui sont spécifiques à certains. Donc, dans le mode de réponse à définir, il faut trouver le juste milieu pour mettre en exergue les solutions qui peuvent être communes à tous les pays, mais également les solutions qui peuvent être spécifiques au regard des contextes différents, étant donné que l’éducation doit aussi épouser la réalité de son milieu.

[13:26] Erick Kaglan : Et parmi les solutions communes aux pays, il y a déjà l’expérience des centres d’excellences africains dont la Banque mondiale est le plus grand bailleur et qui sont destinés à accroitre la contribution des universités africaines à la recherche de solutions aux défis du continent. Je rappelle que ces centres d’excellence qui regroupent des étudiants de plusieurs nationalités sont logés dans un certain nombre d’universités à travers l’Afrique et s’intéressent à des domaines variés comme l’agriculture, la médecine, les technologies ou encore l’environnement. Alors, près d’une décennie après l’installation des premiers centres d’excellence, en voyez-vous l’impact, Ousmane Diagana ? 

[14:02] Ousmane Diagana : Absolument et je me félicite véritablement de ces initiatives que nous avons soutenues depuis maintenant bientôt dix ans, je crois qu’on a commencé à financer ces Centres d’Excellence en 2014. Ils sont bien ciblés, ces centres. Ils répondent à la fois à des problématiques de développement réelles. Quand nous finançons par exemple la production de cadres statisticiens de haut niveau à travers nos investissements dans l’ENSEA de Côte d’Ivoire dans le cadre de ce programme, c’est que nous accordons une importance capitale à la nécessité d’avoir des données fiables sans lesquelles aucun processus de planification, aucune initiative de planification pour bien définir et bien cibler les politiques de développement qu’il faut mettre en œuvre, ne peut être réalisée. Si nous investissons au Togo à travers le Centre d’Excellence de la production aviaire, c’est parce que nous savons qu’il y a un besoin de renforcer les capacités nutritives des populations à travers plus de protéines, mais également de créer les conditions d’une demande pour un marché qui pourrait se développer et qui pourrait donner beaucoup plus d’emplois aux populations. Et je peux multiplier les exemples. Oui, c’est des interventions extrêmement importantes que nous soutenons, mais nous ne devrons pas nous limiter seulement aux Centres d’Excellence quoiqu’ils aient donné des résultats extrêmement importants. Il faudrait aussi qu’on investisse sur l’enseignement supérieur dans son ensemble, c’est quelque chose qu’on n’avait pas suffisamment fait au niveau de la Banque mondiale par le passé et que moi je mets aujourd’hui au centre de nos priorités en tant que région de l’Afrique de l’Ouest. Donc l’enseignement supérieur ne doit pas être considéré comme un luxe pour les jeunes Africains. Il doit être considéré comme une nécessité pour ceux qui ont eu la possibilité d’arriver à ce niveau-là d’épouser des filières diverses et variées, mais également des filières sans lesquelles je pense que l’Afrique ne peut pas se développer. Et c’est aussi tout le sens de notre engagement à investir de manière beaucoup plus forte à l’avenir sur l’enseignement supérieur.

[16:17] Erick Kaglan : On le comprend, la Banque mondiale concentre des investissements dans l’enseignement supérieur avec ces centres d’excellences. Mais quelle place occupera l’éducation de base, l’éducation primaire de sorte qu’en accordant de plus en plus d’importance à l’enseignement supérieur, vous ne vous retrouviez à allouer moins de ressources à l’enseignement primaire et secondaire ?

Ousmane Diagana : Tout en accordant une attention particulière aujourd’hui à l’enseignement supérieur, ce qu’on n’a pas fait suffisamment par le passé, nous devrons bien sûr maintenir et même intensifier nos interventions en ce qui concerne l’éducation primaire, l’éducation de base et l’éducation secondaire. Mais le faire de façon à ce que ce soit une éducation de qualité. La pression démographique fait en sorte que si on n’investit pas suffisamment à la fois sur les infrastructures scolaires, sur la formation des enseignants, sur la disponibilité des matériels pédagogiques, les enfants qui rentrent aujourd’hui à l’école ne pourront pas avoir une éducation de qualité et cela va créer un autre problème à la fois pour la société et pour l’école. Donc il faut continuer à accorder une attention toute spéciale à l’enseignement de base, notamment sur l’aspect qualité. C’est extrêmement important et c’est ce que nous faisons désormais avec beaucoup d’emphase et nous le faisons aussi de manière inclusive. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que non seulement nous travaillons avec les gouvernements qui sont les responsables de la définition des politiques éducatives, mais nous travaillons avec les enseignants qui sont au cœur de l’enseignement. Sans enseignants, il ne peut pas y avoir de système éducatif. Nous travaillons avec les communautés, donc les populations pour qu’elles jouent le rôle dans la délivrance des services éducatifs. Nous créons un environnement aussi qui doit permettre à l’État d’être accompagné par une autre offre éducative portée par le secteur privé dans le cadre d’un système décentralisé par les communes. 

[18:23] Erick Kaglan: Ousmane Diagana, merci. Je rappelle que vous êtes le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du centre. Merci de nous avoir accordés de votre temps.

Ousmane Diagana : Merci beaucoup à toi Erick

***

Erick Kaglan : C’est la fin de cet épisode de People First, le Podcast de la Banque mondiale, région Afrique de l’Ouest et du centre qui donne la parole à ses habitants. Nous espérons que cette entrevue avec Ousmane Diagana vous a inspirés. Nous serons heureux d’en partager d’autres avec vous.

Au micro, Erick Kaglan.

Nous écrire, une adresse : peoplefirstpodcast@worldbank.org. Ou tout simplement pfp@worldbank.org

Prenez soin de vous et donnez-vous les couleurs qu’il faut à chaque instant, jour après jour. A très bientôt pour un autre épisode de People First.

***

À PROPOS DU PEOPLE FIRST PODCAST

People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution de la  Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !

À PROPOS DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE

Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.

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