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Comment le Groupe de la Banque mondiale répond-il à l’épidémie d’Ebola ?
Le Groupe de la Banque mondiale apporte une réponse rapide à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Nos objectifs sont les suivants : contribuer à sauver des vies, endiguer la propagation de la maladie, protéger les soignants et les communautés en première ligne, et préserver les services de santé essentiels pendant la crise.
Bien avant l’apparition de cette souche en RDC, nous investissions déjà dans des laboratoires, des systèmes de surveillance et des équipes d’intervention qualifiées. Aujourd’hui, nous nous appuyons sur les projets de santé existants, sur nos investissements dans la préparation sanitaire — ainsi que sur les instruments de financement spécialement conçus pour les situations d’urgence — afin d’aider les pays à endiguer plus rapidement l’épidémie et à protéger les communautés vulnérables. Nous mettons 243 millions de dollars à la disposition des pays grâce à une combinaison de financements nouveaux et existants.
Un engagement en faveur de systèmes de santé résilients
Cette épidémie rappelle également pourquoi il est important de disposer de systèmes de santé résilients.
Face à une maladie à forte mortalité, sans vaccin ni traitement approuvés, et qui se propage sans relâche dans des zones fragiles et touchées par des conflits, nous ne pouvons nous accorder aucune pause. Nous nous employons à contenir l’épidémie, à sauver des vies, à préserver les services de santé essentiels tout au long de la situation d’urgence, et à renforcer les systèmes qui détermineront le déroulement des crises futures.
Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à permettre à 1,5 milliard de personnes d’accéder à des services de santé abordables et de qualité d’ici à 2030 grâce à la mobilisation conjointe des secteurs public et privé. Il s’agit de renforcer le financement de la santé, d’augmenter les effectifs du personnel de santé, de développer les soins primaires et de stimuler la production locale de médicaments et de fournitures médicales. À cette fin, il est indispensable de disposer de systèmes de santé résilients et suffisamment solides pour prévenir et détecter les urgences sanitaires, et y faire face.
Mobiliser les financements et l’assistance technique
Le Groupe de la Banque mondiale mobilise les financements et l’assistance technique pour renforcer les efforts d’intervention en première ligne, améliorer la surveillance et la préparation transfrontalière, et consolider les systèmes de santé. Ce soutien couvre le développement des capacités des laboratoires, la surveillance des maladies, la prévention et le contrôle des infections, la communication sur les risques, la participation des communautés, ainsi que l’ensemble des fonctions essentielles de santé publique nécessaires pour endiguer rapidement et efficacement les épidémies.
Même en pleine urgence sanitaire, les enfants ont toujours besoin de vaccins. Les mères ont toujours besoin de soins. La population a toujours besoin d’accéder aux centres de santé. Ainsi, alors que la lutte contre Ebola se poursuit, nous aidons également à préserver les services de santé de base.
Accompagner les pays touchés
République démocratique du Congo (RDC)
Partenaire de longue date dans la construction d’infrastructures sanitaires d’urgence en RDC, le Groupe de la Banque mondiale était déjà à l’œuvre dans le pays bien avant le début de l’épidémie.
- Le projet pour la préparation, l’intervention et la résilience face aux urgences sanitaires (HEPRR) finance le déploiement sur le terrain de spécialistes du ministère de la Santé — épidémiologistes, experts en prévention et contrôle de la contagion, équipes de communication sur les risques — et apporte son soutien en matière d’équipements de diagnostic et d’experts en laboratoire pour renforcer les capacités de dépistage à Bunia. Un autre projet, axé sur la nutrition et la santé, assure la protection des services de santé maternelle, néonatale et de vaccination en période d’urgence dans plus de 3 500 établissements de santé.
- Dans le cadre du projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE), le Groupe de la Banque mondiale a contribué à la création du plus grand laboratoire de biosécurité de l’est de la RDC — qui constitue désormais le principal centre de dépistage au cœur de la zone d’épidémie. Ce laboratoire est pleinement opérationnel et effectue activement des tests de dépistage du virus Ebola.
- La réponse nationale de la RDC est coordonnée depuis le Centre des opérations d’urgence (COUSP) de Kinshasa, réhabilité il y a quatre ans grâce à un financement de la Banque mondiale dans le cadre du projet REDISSE. Un entrepôt situé dans le même bâtiment abrite des stocks de fournitures d’urgence prépositionnés précisément pour ce type de crise.
Ouganda
Le Groupe de la Banque mondiale a accompagné l’Ouganda lors de précédentes épidémies et mobilise actuellement des moyens pour aider à endiguer celle-ci. En étroite coordination avec les autorités nationales et les partenaires, nous évaluons l’évolution des besoins et identifions les options permettant de renforcer la réponse du pays.
Une préparation régionale et transfrontalière
Etant donné le risque élevé de transmission transfrontalière, le Groupe de la Banque mondiale aide également les pays de la région à renforcer la surveillance, le dépistage et la préparation face aux épidémies.
Au Soudan du Sud, le ministère de la Santé a déployé des équipes de surveillance dans les zones frontalières et collabore avec l’OMS — mobilisée dans le cadre d’un projet en cours de la Banque mondiale — pour renforcer la préparation et intensifier les activités de riposte à Ebola. D’autres pays voisins activent également leurs dispositifs de préparation avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale aux côtés des gouvernements et des partenaires de développement.
Des instruments de financement pour les urgences sanitaires
Des mécanismes de financement flexibles permettent aux pays de réaffecter des ressources et d’accéder plus rapidement aux financements d’urgence en période de crise.
L’épidémie en cours souligne l’importance de disposer de ces options en amont.
- La panoplie d’outils de réponse aux crises du Groupe de la Banque mondiale comprend l’Option d’intervention rapide (RRO) qui permet aux pays de réaffecter des fonds existants de leur portefeuille sans nouvelles approbations, ainsi que des financements conditionnels préétablis et des mécanismes d’assurance contre les catastrophes qui mobilisent des capitaux privés.
- Le Mécanisme de réponse aux crises (CRW) offre des financements concessionnels supplémentaires aux pays confrontés à des urgences majeures. Nous explorons activement les options offertes par ces deux mécanismes afin d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux.
Le Fonds de lutte contre les pandémies
Le Fonds de lutte contre les pandémies, hébergé par la Banque mondiale, est le premier mécanisme multilatéral de financement entièrement dédié au renforcement des capacités de prévention, de préparation et de riposte aux pandémies dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.
En réponse à cette épidémie, le Fonds mobilise des financements sous forme de dons pour soutenir les interventions d’urgence, renforcer la préparation et améliorer la coordination transfrontalière entre les pays touchés et à risque. Ces ressources sont destinées à élargir la surveillance des maladies, à renforcer les systèmes de laboratoire et les capacités de dépistage, ainsi qu’à consolider les effectifs de santé ; les priorités et modalités de mise en œuvre sont définies et pilotées par les pays et les entités régionales.
Le Mécanisme de financement mondial
L’enveloppe de 10 millions de dollars accordée par le Mécanisme de financement mondial (GFF) aidera à maintenir les services de santé essentiels pour les femmes, les enfants et les adolescents en RDC en garantissant un accès continu aux soins primaires et en contribuant à la suppression des frais à la charge des usagers. Cette intervention permettra d’étendre les services à deux provinces touchées, et mettra l’accent sur la continuité des soins essentiels en matière de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle, afin de préserver la santé des mères et des enfants et de renforcer la riposte globale à l’épidémie.
L’accès aux médicaments, aux vaccins et aux produits de santé
L’Initiative africaine pour l’accès médical et la fabrication de produits médicaux (AIM2030), un partenariat mené par le Groupe de la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine, les gouvernements et d’autres partenaires, vise à élargir l’accès aux médicaments et aux produits de santé essentiels en développant des capacités de production régionales durables à l’échelle du continent.
Nos partenaires
Nous travaillons en étroite coordination avec les gouvernements de la région et avec nos partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Gavi, CEPI, et d’autres acteurs. L’Africa CDC, soutenu en partie par des financements de la Banque mondiale, joue un rôle central dans le renforcement des capacités de détection et de réponse des pays africains, y compris face à l’épidémie en cours.
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La situation est en constante évolution. Nous la suivons de près et continuerons à mettre à jour cette page à mesure que nous déployons notre réponse.
Pour plus d’informations sur les activités du Groupe de la Banque mondiale dans le domaine de la santé, veuillez consulter :