Togo
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Les femmes restent plus vulnérables, avec un accès plus limité aux opportunités économiques, à l'éducation, aux soins de santé et à d'autres infrastructures socioéconomiques de base. Le score du Togo sur l'indice de capital humain (ICH) est de 0,43. Cela signifie que les enfants nés au Togo aujourd'hui ne seront productifs qu'à 43 % de ce qu'ils pourraient être à l'âge adulte parce qu'ils n'auront qu'un accès limité à des soins de santé de qualité, à une nutrition adéquate, à une éducation de qualité et à une alimentation suffisante.
Contexte politique
Depuis plusieurs années, le paysage politique togolais est dominé par le parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR). Un changement important s'est produit avec l'adoption d'une nouvelle Constitution le 25 mars 2024, marquant la transition d'un système semi-présidentiel à un système parlementaire. Le Parlement, désormais composé de deux chambres - l'Assemblée nationale et le Sénat - est chargé d'élire à la fois le Président de la République et le Président du Conseil.
Dans le nouveau système parlementaire, le Président de la République exerce principalement des fonctions symboliques, tandis que le Président du Conseil - choisi parmi le parti majoritaire - détient les pleins pouvoirs exécutifs, y compris sur les nominations civiles et militaires. Le Parlement est désormais bicaméral, composé d'une Assemblée nationale et d'un Sénat. Les élections de 2024 et 2025 ont confirmé la domination de l'UNIR dans les deux chambres.
Après un taux de croissance du PIB de 5,3 % en 2024, l'économie devrait ralentir à environ 5,1 % en 2025, en raison des efforts d'assainissement budgétaire, de la faiblesse de la demande mondiale et des incertitudes régionales. Le déficit budgétaire devrait passer de 6,1 % du PIB en 2024 (4,5 % en excluant la recapitalisation de l'Union togolaise de Banque [UTB]) à 3 % en 2025, grâce à une meilleure mobilisation des recettes et à la réduction des dépenses publiques, en particulier des dépenses d'investissement. L'impact de l'assainissement budgétaire sur l'activité économique devrait être partiellement compensé par un rebond de la consommation, soutenu par la baisse de l'inflation, tandis que l'investissement privé est tiré par le développement de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA). Du côté de l'offre, bien que l'activité industrielle montre des signes de ralentissement, notamment en raison de la baisse de la demande extérieure, une campagne agricole relativement forte et une activité soutenue dans le secteur des services ont contribué à soutenir l'activité économique globale.
Malgré un environnement régional et mondial difficile, la croissance devrait se raffermir pour atteindre une moyenne de 5,5 % en 2026-2027. Cette modeste augmentation devrait être tirée par les projets d'investissement privés en cours et prévus, ainsi que par la hausse de la consommation, l'inflation passant sous le seuil de 3 %. Dans ce contexte, le taux de pauvreté devrait diminuer progressivement pour atteindre 20,3 % d'ici 2027 (définition internationale), soutenu par un PIB par habitant plus élevé et une inflation plus faible.
Améliorer l'environnement des affaires et les opportunités d'emploi
Le Togo s'est doté d'un code foncier et d'un cadastre fiscal. En août 2023, la Banque mondiale, avec le soutien financier de la GIZ, a publié le premier diagnostic multisectoriel de l'emploi au Togo, analysant l'offre et la demande de main-d'œuvre.
Renforcer la politique budgétaire et la gestion de la dette
La Banque mondiale a aidé le ministère des Finances à préparer des évaluations des risques budgétaires et des plans d'emprunt pour 2021. Les réformes ont amélioré la mobilisation des recettes intérieures, l'efficacité des investissements publics et la transparence dans la gestion de la dette.
Energie
Par le biais d'opérations à l'appui des politiques de développement (DPO) et du Projet d'investissement et d'appui au secteur de l'énergie, l'appui de la Banque a contribué à améliorer la viabilité financière du secteur de l'énergie, à accroître l'utilisation des énergies renouvelables et renforcer le réseau de distribution à Lomé. La Banque intervient dans le secteur de l'énergie par le biais d'instruments d'investissement et de financement du développement, notamment l'assistance technique, le renforcement des capacités, les services de conseil et le soutien analytique.
Renforcer les services de santé
Le Projet pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel vise à améliorer l'accès à l'éducation, aux opportunités économiques et aux services de santé, et à renforcer les capacités en matière d'égalité des sexes.
Agriculture et productivité agricole
Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP-Togo) vise à renforcer la préparation à l'insécurité alimentaire et à accroître la résilience des systèmes alimentaires au Togo et dans d'autres pays. Créé en 2014, le Centre d'excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) a pour objectif de révolutionner la filière avicole en Afrique de l'Ouest et du Centre.
La politique de développement actuelle du gouvernement est décrite dans son Plan national de développement (PND) pour la période 2017-2022 et actualisée dans sa feuille de route 2020-2025. L'objectif primordial est de transformer structurellement l'économie pour promouvoir la croissance, l'inclusion sociale, la création d'emplois et la modernisation des institutions, notamment grâce à la numérisation.
En réponse à l'insécurité croissante dans la région nord, le Togo a adopté en 2022 le Plan d'urgence pour le renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS). Le plan vise à : (i) améliorer l'accès des communautés aux services sociaux de base ; ii) renforcer la capacité à générer des revenus ; et iii) renforcer les forces de sécurité et l'administration territoriale.
En 2023, le plan a été étendu au niveau national pour s'attaquer aux facteurs de fragilité et promouvoir une résilience multidimensionnelle. Il est financé par l'allocation pour la prévention et la résilience de l'Association internationale de développement (IDA), qui représente 75 % de l'allocation basée sur la performance du Togo.
Le nouveau cadre de partenariat de la Banque mondiale avec le Togo est aligné sur les stratégies nationales en cours et s'articule autour de trois objectifs de haut niveau :
- Accroître la qualité de l'emploi dans le secteur privé ;
- Renforcer le capital humain ;
- Promouvoir un aménagement du territoire résilient et profitant à tous.
Dans le cadre de ce CPF, la Banque prévoit de mobiliser environ 1,5 milliard de dollars pour soutenir les réformes et les investissements dans les secteurs stratégiques. En février 2025, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comprenait sept projets nationaux, neuf projets régionaux et une opération soutenant des réformes prioritaires, pour un engagement total de 1,5 milliard de dollars. Ces projets sont financés par l'Association internationale de développement (IDA).
IFC est un partenaire clé et historique du Togo, avec des investissements tels que le terminal à conteneurs de Lomé — le plus grand port de transbordement d'Afrique de l'Ouest —, ContourGlobal IPP, la première centrale électrique indépendante du pays, et Ecobank Transnational Incorporated, qui facilitent l'accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement.
Comme indiqué dans le cadre de partenariat-pays (du Groupe de la Banque mondiale pour les exercices 2025-2029, la stratégie d'IFC au Togo sera axée sur : i) la productivité agricole et certaines chaînes de valeur agroalimentaires, ainsi que l'accès à l'irrigation, à la mécanisation et aux services financiers ; ii) l'amélioration des infrastructures de transport et de logistique pour faire du pays un pôle d'affaires régional grâce à des financements directs et à des partenariats public-privé (PPP) ; (iii) restructurer le secteur de l'énergie pour assurer un accès fiable et durable à l'électricité pour tous ; et iv) la numérisation et le développement de l'économie numérique pour stimuler la croissance, créer des emplois et renforcer la résilience.
Le portefeuille d'IFC a augmenté entre les exercices 20 et 25. Au cours de cette période, IFC a investi et mobilisé 172 millions de dollars dans plusieurs secteurs, notamment l'industrie manufacturière, l'énergie et les télécommunications, grâce à des réformes axées sur le secteur privé menées par le gouvernement togolais.
Conformément aux priorités du gouvernement, IFC et la Banque mondiale ont réalisé conjointement le diagnostic du secteur privé du Togo, qui recense les possibilités et les voies de réforme pour débloquer l'investissement privé et « reconstruire en mieux » au lendemain de la COVID-19. Le diagnostic se concentre principalement sur deux secteurs cruciaux : l'agriculture et le transport et la logistique. Le CPSD a jeté les bases de l'élaboration de la stratégie-pays d'IFC et du nouveau CPF pour 2025-2029, approuvé en mai 2024.
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