République du Congo
EN CHIFFRES : RÉPUBLIQUE DU CONGO
VUE D’ENSEMBLE : RÉPUBLIQUE DU CONGO
Couvert principalement de forêts tropicales, le Congo abrite l'une des plus grandes zones de tourbières tropicales, un écosystème fragile qui joue un rôle crucial dans la régulation du climat. Le secteur pétrolier représente environ la moitié du PIB du pays et 80 % de ses exportations, ce qui en fait le troisième producteur d'Afrique subsaharienne. Le pays possède également de riches ressources minérales qui restent largement inexploitées.
Le président Denis Sassou N'Guesso a été réélu pour un cinquième mandat consécutif, le 15 mars 2026 avec 94,90 % des voix. Le taux de participation s'est élevé à 84,99 %, soit environ 2,6 millions de bulletins de vote exprimés.
Avec un indice de capital humain de 0,42, le pays se situe en deçà de la moyenne de 0,48 de son groupe pair, à savoir les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Chez les enfants de moins de cinq ans, la mortalité néonatale est de 16 pour 10 000 naissances vivantes, tandis que la mortalité des moins de cinq ans atteint 29 pour 10 000. À la fin du cycle primaire, seuls 30 % des élèves maîtrisent la lecture.
Le taux d'accès à l'électricité est de 67 % de la population en milieu urbain contre seulement 12,4 % en milieu rural. 74 % de la population a accès à une source d'eau potable, contre 46% en zones rurales, malgré les ressources hydrologiques considérables du pays.
La dynamique de l'exclusion sociale et les facteurs de fragilité sont multidimensionnels et exacerbés par la pauvreté et les inégalités. Le chômage des jeunes a également augmenté au fil des ans pour atteindre environ 42 %.
Sur le plan budgétaire, l'excédent budgétaire s'est fortement réduit à 0,9 % du PIB, sous l'effet de la baisse des recettes pétrolières. Cependant, le déficit budgétaire non pétrolier a continué de se réduire, atteignant 6,8 % du PIB en 2025, contre 7,4 % en 2024, reflétant les efforts soutenus de mobilisation des recettes non pétrolières.
Les finances publiques sont restées sous tension en raison de dépenses élevées, en partie dues à l'augmentation des dépenses en biens et services – et de fortes pressions sur les liquidités. Le gouvernement a émis trois euro-obligations pour un montant total de 1,63 milliard de dollars entre novembre 2025 et février 2026 dans le but de refinancer la dette à court terme.
La dette publique a légèrement diminué pour s'établir à 97,4 % du PIB, bien que le pays reste en situation de surendettement, avec des arriérés de paiement intérieurs et extérieurs. Bien que les émissions d'euro-obligations aient permis d'alléger les financements à court terme, elles comportent des risques de change et de liquidité importants. Le service des obligations libellées en dollars dans un contexte de baisse structurelle des entrées de devises dans la CEMAC pourrait épuiser les réserves extérieures du Congo et amplifier les vulnérabilités macroéconomiques existantes.
Le compte courant est devenu déficitaire pour la première fois depuis 2014, atteignant 2,5 % du PIB en 2025, sous l'effet de la baisse des recettes d'exportation de pétrole. L'inflation a légèrement fléchi à 2,9 %, et le secteur bancaire a continué de se renforcer, les prêts non performants ont baissé à 13,5 %.
Le Projet de protection sociale et d'inclusion productive des jeunes vise à améliorer l'accès des ménages pauvres et vulnérables, ainsi que des jeunes des zones ciblées, à des filets de sécurité productifs. Depuis octobre 2020, le projet a permis à 29 987 ménages de bénéficier de transferts monétaires conditionnels pour couvrir les dépenses essentielles liées à l'alimentation, à l'éducation et à la santé.
Le projet Transformer le secteur de l'éducation pour de meilleurs résultats (TRESOR) est une opération de 94,625 millions de dollars consacrée à l'amélioration de la qualité de l'éducation de base et au renforcement des systèmes de gestion du secteur de l'éducation.
Le projet pour des moyens de subsistance résilients et inclusifs face au changement climatique (ProClimat Congo), d'un montant de 132 millions de dollars, vise à renforcer la gestion des paysages, à accroître le recours à des activités de subsistance améliorées et à réduire l'insécurité alimentaire dans les communautés ciblées.
Le projet d'accélération numérique du Congo (PATN), doté de 100 millions de dollars, vise à soutenir la mise en place des bases de la transformation numérique, notamment le renforcement de l'environnement politique et réglementaire de l'économie numérique ainsi que l'amélioration des compétences numériques. La couverture Internet 3G dans les régions jusque-là non connectées s'est étendue à 136 localités pour une nouvelle couverture 2G/3G - en cours, et 76 localités pour la mise à niveau de la 2G à la 3G achevée.
Le Projet de renforcement des services d'électricité (PASEL), d'un montant de 100 millions de dollars, vise à améliorer la performance du secteur de l'électricité par le biais d'un PPP basé sur la performance afin d'améliorer la qualité de la prestation de services d'électricité et d'élargir l'accès à l'électricité pour la population.
Le Projet d'harmonisation et d'amélioration des statistiques en Afrique de l'Ouest et du centre — Série de projet 2 (HISWACA-SOP 2), d'un montant de 60 millions de dollars, vise à renforcer le système statistique national.
Le Projet régional des voies d'eau d'Afrique centrale (PRACAC) vise à améliorer l'efficacité des transports et du commerce, la résilience climatique des infrastructures et l'inclusion socioéconomique le long du corridor Brazzaville-Bangui et du tronçon routier Bossembélé-Bossangoa en RCA. Les premiers travaux d'entretien des voies navigables ont déjà bénéficié à environ 66 000 personnes.
En janvier 2022, le gouvernement a approuvé un Plan national de développement (PND) pour la période 2022-2026 axé sur la diversification économique afin de réduire les fragilités et placer le pays sur la voie d'une croissance élevée, résiliente et inclusive. Le gouvernement a également mis l’accent sur l'emploi des jeunes au cours des deux dernières années de mise en œuvre du PND.
Le Cadre de partenariat-pays (CPF) 2020-2024 a été prolongé d'un an jusqu'en 2025 à la suite d'un examen des progrès et des enseignements réalisés à l'automne 2021 et approuvé par le Conseil d'administration le 7 avril 2022.
Aligné sur les objectifs du gouvernement, le CPF vise à aider le pays à améliorer la gestion économique, à créer un environnement des affaires propice à la diversification économique, à renforcer son capital humain et à améliorer la prestation des services publics de base, en particulier dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la protection sociale.
Le prochain CPF sera aligné sur le nouveau Plan national de développement (PND) et sur la Vision 2060 du Congo en cours de préparation. Le Groupe de la Banque mondiale a lancé l'évaluation des risques et de la résilience (RRA) en février 2026 pour informer le nouveau CPF.
Au 1er mars 2026, le portefeuille actif de la Banque mondiale en République du Congo comprend 13 projets, dont deux sont financés par des fonds fiduciaires et trois sont des projets régionaux. Le montant total des engagements s'élève à 1 milliard de dollars, dont 68,8 % n'ont pas été décaissés.
En raison des suspensions de septembre à mars, le taux de décaissement pour l'exercice 26 est actuellement de 5 %. Le portefeuille reste pleinement actif, comme l'indique un indice de proactivité de 100 %.
Découvrez les derniers communiqués de presse, articles à la une, billets de blog, recherches, publications, et plus.
Projets
Résultats
PROJETS ET RÉSULTATS
Voir la liste complète des projets financés dans le pays.
ÉTUDES ET PUBLICATIONS
ÉCHANGER AVEC NOUS
Équipe de direction-pays
Bureau-pays
Boulevard Denis Sassou Nguesso,
World Bank Building, Plot 115, Section 0 Centre-Ville,
(Opposite the Congo Pharmacie bus station),
BP 14536 Brazzaville,
République du Congo
congoinfo@worldbank.org