Bénin Présentation

  • Le pays en bref

    Bordé à l’ouest par le Togo, à l’est par le Nigéria et au nord par le Burkina Faso et le Niger, le Bénin comptait au moins 10,9 millions d’habitants en 2016. Le pays a entrepris des réformes économiques et structurelles importantes.

    Situation politique

    Le Bénin continue de bénéficier d’un régime démocratique et stable. Depuis la fin du régime marxiste-léniniste, en 1989, le pays a organisé six scrutins présidentiels, sept élections législatives et trois élections locales, qui se sont déroulés pacifiquement. L’élection présidentielle de mars 2016 s’est soldée par la victoire de Patrice Talon, un homme d’affaires multimillionnaire ayant fait fortune dans le coton. En décembre 2016, la nouvelle équipe au pouvoir a adopté le « Programme d’actions du gouvernement » (PAG), un plan de développement structuré autour de 45 projets phares visant à améliorer la productivité et les conditions de vie de la population.

    La proposition du président Talon de réformer le modèle politique béninois a cependant été rejetée par le Parlement en avril 2017. Ces réformes prévoyaient notamment d’instituer un bureau général d’inspection indépendant, d’introduire un nouveau mode de nomination des membres de la Cour constitutionnelle, de simplifier les procédures de la Haute Cour de justice et de réorganiser le financement des partis politiques.

    Bien que le climat sociopolitique reste globalement favorable et propice aux réformes, les autorités sont confrontées à de fortes attentes sur le plan économique et à des pressions pour réduire le chômage des jeunes, améliorer les conditions de vie, stimuler la croissance et renforcer les services publics.

    Situation économique

    L’économie béninoise dépend fortement du commerce informel de réexportation et de transit vers le Nigéria (qui représente environ 20 % du PIB) ainsi que de l’agriculture. Le secteur tertiaire dans son ensemble assure 50 % du PIB, la part de l’agriculture ressortant autour de 25 % du PIB et assurant entre 45 et 55 % des emplois. L’économie informelle représenterait 65 % de l’activité totale et concernerait plus de 90 % de la population active.

    La croissance du PIB réel, qui était tombée à 2,1 % en 2016 sous l’effet de la baisse de la demande au Nigéria, s’est accélérée à 4 % en 2016 et 5,6 % en 2017, et devrait atteindre 6 % en 2018. La production de coton, qui représente entre 5 à 7 % du PIB et environ 27 % des exportations, est ressortie autour de 451 000 tonnes en 2016 (soit une hausse de 73 % par rapport à 2015), sachant que le gouvernement tablait sur une augmentation de 11 % pour 2017. La croissance de la production industrielle a progressé pour atteindre 7,2 % en 2017, contre 4,5 % en 2016. Ce secteur bénéficie des activités d’égrenage du coton, ainsi que du dynamisme du sous-secteur de la construction lié à la mise en œuvre d’un plan d’investissements publics. L’inflation est estimée à 0,6 % pour 2017, et devrait rester inférieure à l’objectif de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine en 2018. Compte tenu du déploiement du Programme d’actions du gouvernement, les estimations prévoyaient un déficit budgétaire (dons compris) de 7,9 % du PIB en 2017. Ce chiffre a été ramené à 6,1 % grâce au niveau élevé des recettes intérieures. Le déficit pourrait se réduire jusqu’à 4,1 % du PIB en 2018 puis à 1,9 % en 2019.

    Situation sociale

    En dépit de taux de croissance modérés depuis deux décennies (entre 4 et 5 % par an), la pauvreté tend à s’aggraver : le taux de pauvreté à l’échelle nationale, passé de 37,5 % en 2006 à 35,2 % en 2009, est ressorti à 36,2 % en 2011 et 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par une femme s’en sortent comparativement mieux (28 % sont pauvres, contre 38 % pour les ménages dirigés par un homme), même si les femmes sont pénalisées par un manque d’accès aux opportunités économiques et sous-représentées dans les postes à hautes responsabilités. Les secteurs de l’éducation et de la santé absorbent une part conséquente des dépenses publiques (en moyenne, 23 et 7 % respectivement). Ils doivent faire l’objet d’une répartition géographique des ressources plus équitable, ainsi que d’une gestion plus efficace.

    Enjeux de développement

    Le Bénin est exposé à différents chocs exogènes : les conditions météorologiques, les fluctuations des termes de l’échange (prix du coton et du pétrole) et la situation au Nigéria. Ce pays est en effet le premier partenaire commercial du Bénin et sa principale source d’activité économique, sachant que 80 % des importations béninoises sont destinées au voisin nigérian. La reprise de l’activité au Nigéria, officiellement sorti de la récession en septembre 2017, pourrait donc entraîner la croissance béninoise.

    L’environnement des affaires reste médiocre malgré des progrès, ce qui continue de dissuader les investisseurs nationaux et internationaux. Les indicateurs sur la réglementation des affaires ont toutefois légèrement progressé en 2017, le Bénin ayant gagné 4 places dans le rapport Doing Business 2018, occupe le 151e rang.

    S’il est parvenu à améliorer la création d’entreprise et le raccordement à l’électricité, le Bénin doit redoubler d’efforts sur le plan de l’accès au crédit et du paiement des impôts. En outre, il continue de faire face à des défis majeurs en matière de corruption, se classant au 85e rang sur 180 pays dans l’Indice de perception de la corruption de Transparency International (a) en 2017 (alors qu’il occupait le 83e rang en 2015).

    Dernière mise à jour: 24 avr. 2018

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Bénin

    La stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin, qui couvre la période 2013-17, repose sur trois grands piliers :

    • la gouvernance et le renforcement des capacités du secteur public ;
    • la croissance durable, la compétitivité et l’emploi ; et
    • l’accès aux services sociaux essentiels et l’insertion sociale. 

    Actuellement, le portefeuille comporte 15 projets nationaux représentant un engagement total de 715,54 millions de dollars auxquels s’ajoutent 50 millions de dollars provenant de quatre fonds fiduciaires.

    Ces projets ciblent les secteurs suivants : appui budgétaire, développement urbain, développement local, environnement, télécommunications, emploi des jeunes, santé, nutrition, renforcement des capacités, énergie et transport régional. 

     

    Société financière internationale (IFC)

    La stratégie actuelle d’IFC pour le Bénin s’articule autour des axes suivants :  

    • établir des partenariats avec des intermédiaires financiers pour améliorer l’accès aux financements pour les entreprises ;
    • aider les institutions financières à renforcer leurs capacités afin de développer ce secteur et stimuler l’activité ;
    • appuyer le développement des infrastructures pour attirer les investissements (dans les activités portuaires, le secteur de l’électricité et des télécommunications) ;
    • renforcer le climat de l’investissement en collaboration avec la Banque mondiale ; et
    • soutenir le déploiement du modèle de partenariat public-privé (PPP) pour assurer l’accès à l’eau en milieu rural, tout en renforçant les capacités locales à préparer des transactions PPP.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    Le portefeuille de la MIGA au Bénin comprend trois investissements dans les secteurs du tourisme, des télécommunications et des services, qui totalisent des engagements bruts de 8.5 millions de dollars.

    Dernière mise à jour: 24 avr. 2018

  • Filets sociaux

    La Banque a financé un programme pilote de filets sociaux dans des villages béninois connus pour servir de base-arrière à la traite des enfants en direction du Nigéria. Le versement d’allocations mensuelles de 3 500 francs CFA (soit environ 6 dollars) a aidé les familles à maintenir leurs enfants à l’école : grâce à ce complément de revenu, les parents n'ont plus besoin d’envoyer leurs enfants travailler au Nigéria. Les ménages ont en outre bénéficié d’activités génératrices de revenu. Le programme a permis à plus de 13 000 ménages pauvres dans 125 villages de bénéficier de transferts monétaires réguliers pour un montant total de 4 millions de dollars.

    La première phase du programme, dotée d’une enveloppe de 76 millions de dollars, a couvert la totalité des 77 communes du Bénin. À la clôture de l’opération, en décembre 2017, celle-ci avait mis en place quelque 1 300 sous-projets communautaires et 240 sous-projets communaux (salles de classe, points d’eau potable, centres de santé, marchés), au profit de plus de 300 000 bénéficiaires directs, dont 48 % de femmes.

    Agriculture

    Le Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), qui bénéficie d’un financement de la Banque mondiale (31 millions de dollars) et du Programme d’intervention d’urgence contre la crise alimentaire mondiale (15 millions de dollars) a été mis en place en 2012 dans le but d’aider le Bénin à redresser et améliorer la productivité et les performances des filières du riz, de l’aquaculture, de l’ananas et de la noix de cajou. Il a reçu en 2017 un financement supplémentaire de 45 millions de dollars. En mars 2018, le nombre total de ses bénéficiaires directs s’élève à 180 200 personnes, sur les 250 000 que cible le projet d’ici à son terme, en février 2021. La proportion de femmes atteint 37 % de femmes, contre un objectif final de 40 %. Les 124 micro-projets (dont 22 sont dirigés par des femmes) soutenus par un mécanisme de financement concurrentiel et de subventions équivalentes affichent de bons résultats dans l’ensemble des filières concernées. Des petits systèmes d’irrigation et de drainage ont ainsi été déployés sur 11 728 hectares, contre un objectif final de 12 678 hectares, avec à la clé un effet positif sur les rendements et la production. En outre, le projet a financé la construction de 119 entrepôts, dont 90 sont déjà terminés. Enfin, il a soutenu le développement d’organes interprofessionnels dans les filières de la noix de cajou et de l’ananas, permettant ainsi aux producteurs, transformateurs et autres parties prenantes de mieux peser sur les décisions stratégiques prises à plus haut niveau.

    Dernière mise à jour: 24 avr. 2018

  • L’Union européenne, la Banque africaine de développement), les organismes des Nations Unies, les donateurs bilatéraux, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI sont les principaux partenaires du Bénin. Des créanciers moins traditionnels, comme la Chine et la Banque islamique de développement, sont aussi de plus en plus actifs. Des missions conjointes annuelles des principaux bailleurs de fonds sont organisées depuis 2004. Elles assurent le suivi de la mise en œuvre des principales réformes structurelles et sectorielles. Le gouvernement béninois et les bailleurs de fonds effectuent des examens réguliers conjoints au niveau sectoriel.

    Dernière mise à jour: 24 avr. 2018

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