Bénin Présentation

  • Le pays en bref

    Bordé à l’ouest par le Togo, à l’est par le Nigéria et au nord par le Burkina Faso et le Niger, le Bénin recensait environ 10,9 millions d’habitants en 2015. Des réformes économiques et structurelles importantes, appuyées par ses partenaires, lui ont permis de maintenir une croissance soutenue au cours de la dernière décennie .

    Contexte politique

    Le pays continue de bénéficier d’un régime démocratique et stable. Depuis la fin du régime marxiste-léniniste, en 1989, le pays a organisé six scrutins présidentiels, sept élections législatives et trois élections locales, qui se sont déroulés pacifiquement. L’élection présidentielle de mars 2016 s’est soldée par la victoire de Patrice Talon, un homme d’affaires multimillionnaire ayant fait fortune dans la filière du coton.

    En décembre 2016, le nouveau gouvernement a adopté un programme de développement intitulé «Programme d'actions du gouvernement - PAG». Le PAG est structuré autour de 45 projets sectoriels visant à améliorer la productivité et les conditions de vie des populations béninoises. Le Président Talon a également poursuivi un des sujets phares de sa campagne présidentielle visant à réformer le modèle politique béninois. Mais sa proposition de réviser la constitution (qui date de 27 ans) a été rejetée par le Parlement en avril 2017. Les modifications proposées comprennent notamment l'introduction du Bureau d’un Auditeur général indépendant, d’un nouveau mode de nomination des membres de la Cour constitutionnelle, d’une simplification des procédures à la Haute Cour de Justice et d’une réorganisation du financement des partis politiques.

    Situation économique

    L'économie béninoise dépend fortement du commerce informel de réexportation et de transit vers le Nigéria (ce qui représente environ 20 % du PIB) et de la production agricole. Le secteur tertiaire dans son ensemble représente 50% du PIB, tandis que l'agriculture représente environ 25 % du PIB et entre 45 et 55% de la main-d’œuvre du pays. L'économie se caractérise par un haut niveau d'informalité, estimée à environ 65% de l'économie totale et employant plus de 90 % de la population active. La croissance du PIB réel devrait accélérer à 5,4 % en 2017, après avoir atteint 4,0 % en 2016. L’activité économique a été relativement importante ces dernières années, augmentant de 4,8 % en 2012, à 7,2 % en 2013 et à 6,4 % en 2014.Elle a toutefois ralenti à 2,1 % en 2015. Cette baisse s’explique principalement par la baisse des activités de réexportation au Nigéria et la baisse de la production agricole. La production de coton a atteint environ 347 000 tonnes en 2016, contre 269 218 tonnes en 2015, et devrait augmenter de 8,1 % en 2017. La production industrielle est estimée à 7,2 % en 2017, contre 4,2 % en 2016. Le secteur bénéficiera des activités d'égrenage du coton, ainsi que du dynamise du sous-secteur de la construction découlant de la mise en œuvre du plan d'investissement du gouvernement. L'inflation est estimée à -0,8 % en 2016 et devrait rester inférieure à 3% en 2017, soit bien en deçà de l’objectif de l'UEMOA fixé à 3,0 %.

    Situation sociale

    Le Bénin reste un pays extrêmement pauvre en dépit de taux de croissance annuels modérés, situés entre 4 et 5 % depuis deux décennies. Après avoir baissé à 35,2 % en 2009, le taux de pauvreté à l’échelle nationale atteignait 40,1 % en 2015. Les ménages dirigés par une femme s’en sortent comparativement mieux (28 % sont pauvres, contre 38 % pour les ménages dirigés par un homme), même si les femmes sont plus vulnérables et continuent d’être pénalisées par un manque d’accès aux opportunités économiques. Elles sont aussi sous-représentées dans les postes à hautes responsabilités. Les secteurs de l’éducation et de la santé représentent encore une part conséquente des dépenses publiques (en moyenne, 23 et 7 % respectivement alloués chaque année à ces secteurs). Le gouvernement doit s’efforcer de mieux gérer ces deux secteurs et d’améliorer l’équité dans ses transferts financiers alloués aux régions.

    Enjeux de développement

    Le Bénin est exposé à un certain nombre de chocs exogènes, au premier rang desquels figurent les conditions météorologiques, les fluctuations des termes de l’échange (prix du coton et du pétrole) et la situation au Nigéria. Les prix bas du pétrole et la baisse de la croissance qui en résulte au Nigéria auront un effet indirect sur le Bénin. 80 % des importations du Bénin sont destinées au Nigeria par le biais d'échanges transfrontaliers informels. Ce commerce de réexportation représente 25% des recettes publiques. De fait, les événements au Nigéria peuvent avoir des impacts considérables au Bénin et créer une certaine incertitude autour de l'espace budgétaire.

    Le gouvernement devrait accélérer les réformes destinées à réduire la pauvreté et mieux répartir les richesses. En particulier, celles en faveur de l’environnement des affaires. Car malgré les progrès réalisés, ce dernier demeure faible et continue de dissuader les investisseurs nationaux et internationaux. Les indicateurs sur la réglementation des affaires pour le pays se sont légèrement améliorés en 2016 et, selon le dernier rapport Doing Business, le Bénin a amélioré son classement de 3 places en passant du 158e au 155e rang entre 2015 et 2016. Ces améliorations reflètent les progrès réalisés dans la création d’entreprises et sur le règlement des insolvabilités. Le pays doit cependant poursuivre ses efforts pour améliorer l'accès à l'électricité, les paiements des impôts et l'accès au crédit. En outre, le Bénin continue de faire face à des défis majeurs en matière de corruption, étant classé au 95e rang sur 175 pays dans l'Indice de perception de la corruption de Transparency International en 2016 (soit un recul par rapport à 2014 et 2015, où le pays a été classé respectivement 80e et 83e).

     

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Bénin

    La stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin (a), qui couvre la période 2013-2017, repose sur trois grands piliers : i) la gouvernance et le renforcement des capacités du secteur public ; ii) la croissance durable, la compétitivité et l’emploi ; et iii) l’accès aux services sociaux essentiels et l’insertion sociale. Actuellement, le portefeuille comporte 14 projets nationaux représentant un engagement total de 575,34 millions de dollars auxquels s’ajoutent 63,3 millions de dollars provenant de six fonds fiduciaires. Ces projets ciblent les secteurs suivants : appui budgétaire, développement urbain, développement local, environnement, télécommunications, emploi des jeunes, santé, nutrition, renforcement des capacités, énergie et transport régional. Au début de l’année 2017, le Groupe de la Banque mondiale a lancé le processus de préparation d'une nouvelle stratégie pour le Bénin. La première étape de ce processus qui consiste à mener un diagnostic systématique de la situation économique et sociale du pays est actuellement en cours, pour identifier les plus grandes contraintes ainsi que les principales opportunités que le pays devrait saisir pour réaliser le double objectif de réduction de la pauvreté et d’un meilleur partage des richesses.

    Société financière internationale (IFC)

    La stratégie actuelle de l’IFC pour le Bénin s’articule autour des axes suivants : i) établir des partenariats avec des intermédiaires financiers pour améliorer l’accès aux financements pour les entreprises ; ii) aider les institutions financières à renforcer leurs capacités afin de développer le secteur financier et stimuler l’activité ; iii) appuyer le développement des infrastructures pour attirer les investissements (dans les activités portuaires, le secteur de l’électricité et des télécommunications) ; iv) renforcer le climat de l’investissement en collaboration avec la Banque mondiale, et v) soutenir la mise à l’échelle du modèle de partenariat public-privé (PPP) d’accès à l’eau en milieu rural, tout en renforçant la capacité locale à préparer les transactions PPP.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    Le portefeuille actuel de la MIGA au Bénin comprend trois investissements dans les secteurs du tourisme, des télécommunications et des services, qui totalisent des engagements bruts de 8,5 millions de dollars.

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

  • Le Groupe de la Banque mondiale a contribué au développement du Bénin dans les secteurs suivants :

    Santé

    Le Projet de renforcement de la performance du système de santé (44 millions de dollars), lancé en septembre 2011 dans l’objectif d’élargir la couverture des services de santé maternelle, néonatale et infantile, cherche également à renforcer les capacités du ministère de la Santé. Toujours en cours d’exécution, cette opération enregistre des progrès réguliers, avec un taux de décaissement de 70 % en mars 2016. Son volet principal appuie une stratégie de financement aux résultats déployée dans huit des 34 districts sanitaires du pays. La plupart des indicateurs ont dépassé leur objectif tandis que les autres sont sur la bonne voie.

    Grâce à cette approche, des améliorations sensibles de la qualité des soins ont été recensées dans tous les établissements couverts par le projet. Le taux de visites prénatales conformes aux normes de qualité a dépassé 30 % (pour un niveau de référence de 5 % en 2010 et un objectif final de 25 %). La disponibilité du personnel de santé, de médicaments essentiels et d’équipement est elle aussi en progrès. Une enquête associant une analyse de données quantitatives et qualitatives, réalisée en 2015 a révélé que la disponibilité moyenne des médicaments essentiels dans les huit districts du projets s’élevait à 78 % ; celle du matériel médical essentiel était de 71 % (pour un objectif de 80 %) et du personnel soignant de 86 %. Une autre enquête a recueilli des indicateurs quantitatifs et confirmé la nette amélioration des performances dans les districts concernés. Ainsi, dans ces huit districts, le taux de vaccination est passé à 86 %, alors qu’il n’est que de 40 % dans le reste du pays.D’autres initiatives novatrices sont en cours d’introduction afin de renforcer l’impact de ce projet sur la santé de la population, comme le fait de sous-traiter des services à des établissements privés et aux communautés afin d’élargir la couverture santé.

    Compte tenu de ces succès, l’approche du financement basé sur la performance a été élargie à l’échelle nationale, grâce au soutien financier du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination. La Banque mondiale joue un rôle clé pour harmoniser la délivrance de cette aide.

    Agriculture

    Le Projet d’appui à la diversification agricole (PADA) (a), qui bénéficie d’un financement de la Banque mondiale (31 millions de dollars) et du Programme d’intervention d’urgence contre la crise alimentaire mondiale (15 millions de dollars) a été mis en place en 2012 dans le but d’aider le Bénin à redresser et améliorer la productivité et les performances des filières du riz, de l’aquaculture, de l’ananas et de la noix de cajou. En mars 2016, le nombre total de ses bénéficiaires directs s’élève à 130 376 personnes, dont 33 % de femmes. Les 124 micro-projets (dont 22 sont dirigés par des femmes) soutenus par un mécanisme de financement concurrentiel et de subventions équivalentes affichent des résultats intéressants dans l’ensemble des filières concernées. Des petits systèmes d’irrigation ont ainsi été remis en état ou construits sur 12 184 hectares, contre un objectif initial de 9 000 hectares, avec à la clé un effet positif sur les rendements et la production. En outre, le projet a financé la construction de 119 entrepôts, dont 90 sont déjà terminés. Enfin, il dispense actuellement des formations ciblées aux agriculteurs dans le but de généraliser le recours à des technologies améliorées et d’augmenter ainsi la productivité dans les filières sélectionnées.

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

  • L’Union européenne, la Banque africaine de développement (BAfD), les organismes des Nations Unies, les donateurs bilatéraux, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI sont les principaux partenaires du Bénin. Des créanciers moins traditionnels, comme la Chine et la Banque islamique de développement, sont aussi de plus en plus actifs. Des missions conjointes annuelles des principaux bailleurs de fonds qui fournissent un appui budgétaire sont organisées depuis 2004. Elles assurent le suivi de la mise en œuvre des principales réformes structurelles et sectorielles, avec notamment la signature d’un protocole d’accord en décembre 2007 sur l’harmonisation de l’aide. Au niveau sectoriel, le gouvernement béninois et les bailleurs de fonds effectuent des examens réguliers conjoints dans les secteurs primordiaux de l’approvisionnement en eau en milieu rural, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, du transport et de la justice.

    Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

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FINANCEMENTS

Bénin: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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