Au sein du Sahel, région confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, les déplacements de populations et la pauvreté, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) constitue une initiative régionale ambitieuse pour renforcer la résilience des communautés locales et des groupes les plus vulnérables.
Mis en œuvre par les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec le concours de partenaires internationaux dont la Banque mondiale, le projet s’inscrit dans une démarche collective pour répondre aux crises qui secouent la région.
Bénéficiant d’un financement total de 352,5 millions de dollars, le projet vise à offrir une réponse durable face à l’urgence, pour favoriser le relèvement économique, consolider la paix et améliorer la sécurité, en s’inscrivant dans une vision à long terme et misant sur la résilience des communautés dans les zones les plus exposées du Liptako-Gourma.
Au Burkina Faso, le projet contribue à apporter des réponses aux besoins des communautés dans tous les secteurs d’activités. Ainsi, dans le secteur socio-économique, il soutient les femmes et les jeunes pour, entre autres, la mise en place ou la relance des activités génératrices de revenus à travers la formation et la dotation d’équipements adaptés.
Apprendre à recoudre son avenir
Safiatou Ouédraogo, apprenante en deuxième année au Centre d’éducation de base non formelle (CEBNF) de Ouahigouya au nord du pays, se souvient encore des conditions d’apprentissage de l’année précédente : « Nous étions 10 à 12 sur une même machine. Il fallait attendre deux semaines pour pouvoir pratiquer ».
Aujourd’hui, grâce aux 85 nouvelles machines à coudre fournies par le projet, elles ne sont plus que 3 ou 4 par machine. Un changement qui transforme l’apprentissage en véritable tremplin vers l’autonomie.
Même constat à Boussouma, dans la région du Centre-nord, où les 37 apprenantes se partageaient trois machines vétustes. L’arrivée de 50 nouvelles machines a radicalement changé la donne.