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DJIBOUTI, 7 mai 2026 - L’économie djiboutienne est restée résiliente en 2025, enregistrant une croissance soutenue et une stabilité macroéconomique malgré un environnement mondial difficile, selon l’édition printemps 2026 du Rapport de Conjoncture Economique : Structure du marché du travail et transition de l’école à l’emploi, publiée aujourd’hui par le Groupe de la Banque mondiale.
La croissance économique est restée robuste, avec un PIB réel estimé à 6,5 % en 2025, dans la continuité des performances économiques solides observées ces dernières années. Cette dynamique a continué d’être portée par les services en lien avec le rôle de Djibouti en tant plaque tournante logistique et commerciale de la région ; tandis que la demande intérieure a été renforcée par la progression de la consommation privée et de l’investissement, dans un contexte de faible inflation. Dans le même temps, la forte dépendance de Djibouti aux échanges commerciaux et aux chaînes de transport rend l’économie particulièrement vulnérable aux chocs externes. C’est dans ce contexte que le rapport analyse les évolutions récentes du marché du travail et des conditions d’emploi.
L’inflation est restée faible au cours de l’année écoulée, soutenue par le régime de change stable du pays, reflétant les conditions économiques observées en 2025. Les finances publiques se sont également améliorées, avec un retour à l’excédent budgétaire et la poursuite de la baisse de la dette publique, renforçant ainsi la confiance dans l’économie. Djibouti a maintenu une position extérieure solide, appuyée par les activités commerciales et de services, malgré un contexte mondial plus incertain et un trafic portuaire ralenti par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés enregistrés l’année précédente.
À moyen terme, la croissance devrait rester proche de 6 %, portée par la consommation privée et l’investissement. Toutefois, les évolutions extérieures - notamment les conditions de sécurité régionales, les perturbations des routes maritimes et la hausse des prix mondiaux de l’énergie - continuent de peser sur les perspectives.
« Dans une période marquée par une forte incertitude et des pressions externes, l’économie djiboutienne a fait preuve de résilience », a déclaré Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des Finances chargé de l’Industrie. « Notre priorité est désormais de transformer cette performance en amélioration des conditions de vie, en soutenant les ménages et en élargissant les opportunités pour les jeunes et les femmes. »
Au-delà des perspectives macroéconomiques, le rapport accorde une place centrale aux questions d’emploi et de capital humain, en analysant les résultats du marché du travail et la transition entre l’école et l’emploi. S’appuyant sur les données de la première Enquête djiboutienne sur les statistiques du travail (EDST, 2025) représentative à l’échelle nationale, le rapport montre que plus de la moitié de la population en âge de travailler reste en dehors du marché du travail, que le chômage touche particulièrement les jeunes et les femmes, et que près de 46 % des jeunes âgés de 16 à 24 ans sont des NEET (acronyme anglais : ni scolarisés, ni employés, ni en formation). L’emploi informel demeure largement répandu, limitant la qualité des emplois et les perspectives de revenus.
« Cette édition apporte de nouvelles données nationales représentatives sur la participation au marché du travail, l’informalité et la transition de l’école à l’emploi à Djibouti », a déclaré Fatou Fall, représentante résidente conjointe du Groupe de la Banque mondiale pour Djibouti. « Elle fournit une base empirique solide pour alimenter les discussions fondées sur des données probantes autour des défis liés à l’emploi et au marché du travail. »
In Djibouti
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