Djibouti
EN CHIFFRES : DJIBOUTI
VUE D'ENSEMBLE : DJIBOUTI
L’activité économique à Djibouti est restée résiliente en 2025, malgré un ralentissement. La croissance du PIB réel est estimée à 6,5 %, contre 7,0 % en 2024, soutenue par la bonne performance du secteur des services, en particulier les opérations portuaires, la logistique et les activités commerciales connexes. Cette résilience s’inscrit dans un contexte d’incertitudes du commerce mondial et de pressions sécuritaires croissantes dans la région. L’inflation est restée maîtrisée, passant de 2,2 % en 2024 à un niveau proche de zéro début 2025, notamment grâce à la stabilisation des prix alimentaires et au rôle du régime de caisse d’émission dans la limitation des pressions inflationnistes importées.
La situation budgétaire s’est améliorée en 2025. Le solde budgétaire global est redevenu excédentaire, à hauteur de 0,9 % du PIB, soutenu par une mobilisation accrue des recettes intérieures, notamment grâce à la TVA, et par le maintien de la discipline sur les dépenses courantes. Cette évolution a contribué à une amélioration de la dynamique de la dette, le niveau de la dette publique totale passant sous la barre des 65 % du PIB.
La croissance du PIB devrait ralentir à 5,9 % en 2026. Cela reflète l’impact des tensions régionales et des perturbations en mer Rouge et dans le détroit d’Hormuz, qui affectent le trafic maritime et entraînent une hausse des coûts de fret et de l’énergie. Ces perturbations devraient exercer une pression sur le corridor Djibouti–Éthiopie, peser sur les activités portuaires et les flux commerciaux, qui demeurent au cœur du modèle de croissance de Djibouti et de son rôle de hub régional. Ces dynamiques affectent déjà les ménages, notamment à travers la hausse du coût de la vie, et devraient peser plus lourdement sur les populations pauvres et vulnérables.
Le marché du travail demeure une contrainte structurelle majeure. La croissance reste concentrée dans des secteurs à forte intensité capitalistique, qui génèrent peu d’emplois. Le chômage reste élevé et le taux de participation au marché du travail est faible, en particulier chez les jeunes et les femmes. Une large part de la population dépend d’emplois informels, souvent caractérisés par des revenus instables, ce qui rend les moyens de subsistance très vulnérables aux chocs économiques.
La pauvreté à Djibouti est essentiellement urbaine et étroitement liée aux faibles performances du marché du travail. De nombreux ménages vivent à proximité du seuil de pauvreté et sont donc particulièrement sensibles aux hausses des prix alimentaires et énergétiques. Le contexte actuel, marqué par la hausse du coût de la vie et les incertitudes économiques, limite davantage les opportunités, notamment pour les jeunes, et renforce les défis persistants en matière d’inclusion, de mobilité sociale et de résilience économique.
Le renforcement de la création d’emplois, l’extension de la protection sociale et l’amélioration de la résilience face aux chocs extérieurs seront essentiels pour que la croissance économique se traduise durablement par une réduction de la pauvreté.
Le gouvernement de Djibouti a placé le capital humain et l’éducation au cœur de ses politiques de développement. Le ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle met en œuvre une réforme globale de l’éducation afin d’améliorer l’accès, la qualité et l’apprentissage. Le projet Élargir les possibilités d’apprentissage, financé à hauteur de 30,35 millions de dollars par l’IDA, le guichet pour les réfugiés, le Partenariat mondial pour l’éducation et la Fondation L’éducation avant tout du Qatar, a permis d’obtenir des résultats significatifs, notamment en matière d’accès et d’inclusion. Plus de 22 000 enfants non scolarisés ont été inscrits à ce jour, et le ministère ambitionne d’atteindre l’objectif de 35 000 élèves d’ici 2025.
Le projet Réponse du développement aux impacts des déplacements de population a mobilisé 30 millions de dollars (20 millions de financement initial et 10 millions additionnels) pour améliorer l’accès aux services sociaux de base, développer les opportunités économiques et renforcer la gestion environnementale dans les communautés accueillant des réfugiés. Il a mis en œuvre une approche de développement local intégrée, favorisant des solutions durables pour les communautés d’accueil. Cette approche repose sur des investissements intégrés dans les infrastructures socio-économiques, une meilleure gestion des ressources naturelles dans les zones d’accueil et le partage régional des connaissances sur les déplacements forcés. Parmi les résultats obtenus, 135 830 personnes ont bénéficié d’un meilleur accès aux services essentiels tels que l’éducation, la santé et les énergies renouvelables ; 54 437 personnes ont désormais accès aux énergies renouvelables ; et 5 588 personnes — bénéficiaires d’un soutien aux moyens de subsistance (subventions à la création d’entreprise, formations à l’entrepreneuriat et distribution de kits agricoles productifs) — ont constaté une augmentation de leurs revenus.
Le CPF répond aux priorités immédiates du pays et s’appuie sur l’engagement soutenu de la Banque mondiale dans plusieurs domaines clés. Il vise notamment à promouvoir une croissance inclusive portée par le secteur privé, à développer le capital humain et à renforcer la gouvernance et les institutions. Le cadre appuie également des investissements régionaux dans les transports, l’énergie et les services numériques, tout en contribuant à accroître la productivité, à créer des emplois, à promouvoir l’égalité de genre et à renforcer l’action climatique.
En mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale à Djibouti comprend 14 projets, 4 fonds fiduciaires et 4 opérations régionales, pour un montant total de 577 millions de dollars. Dès 2021, les équipes ont mobilisé les ressources de l’IDA à travers des fonds fiduciaires exécutés par les bénéficiaires, représentant un engagement net d’environ 3 millions de dollars. Ce portefeuille couvre un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, les transports, la transformation numérique, l’éducation, la santé, les filets de protection sociale, l’égalité de genre, le développement communautaire rural, ainsi que le soutien aux micro, petites et moyennes entreprises. Les fonds fiduciaires (RETF) ont également permis d’élargir l’appui à de nouveaux domaines, tels que l’inclusion des enfants en situation de handicap dans l’accès aux services.
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