COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Togo - Vue d'ensemble

  • Pays côtier d’Afrique de l’Ouest, le Togo partage ses frontières avec le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso et abrite environ 7,8 millions d’habitants. Bien que le taux de pauvreté ait baissé de 61,7 % à 53,5 % entre 2006 et 2017, la pauvreté et les inégalités restent très élevées, surtout dans les zones rurales où 69 % des ménages vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015.

    Cela tient notamment à la forte croissance démographique (2,5 % par an) qui est plus rapide que les gains obtenus en matière de développement, à la concentration de la croissance économique  dans les secteurs modernes et au faible accès à des services de qualité. En outre, la pauvreté est plus élevée au sein des ménages dirigés par une femme (57,5 %). Les femmes sont aussi plus vulnérables, parce qu’elles ont moins accès aux opportunités économiques.

    L’indice du capital humain (HCI) du Togo reste faible à 0,41. Cela veut dire qu’un enfant qui naît aujourd’hui au Togo atteindra seulement 41% de son potentiel à l’âge adulte sur les plans de la santé, de l’éducation et de la nutrition.

    Contexte politique

    Le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), domine depuis plusieurs années la scène politique. Il occupe actuellement 59 sur 91 sièges à l’Assemblée nationale suite aux élections législatives de 2018. Les élections présidentielles, tenues le 22 février 2020, ont reconduit Faure Gnassingbé à la tête du pays. Président depuis 2005, Faure Gnassingbé entame ainsi son 4e mandat de cinq ans.

    Pour la première fois depuis 32 ans, le Togo a organisé des élections locales en juin 2019 pour élire ses conseillers municipaux. L’UNIR a remporté la majorité des sièges (878 sièges sur 1490 sièges).

    Situation économique

     

    • La pandémie du COVID-19 pourrait limiter l’élan économique de ces dernières années. Malgré une conjoncture internationale défavorable, marquée par une cristallisation des tensions commerciales et la persistance de la menace sécuritaire, l’économie togolaise a maintenu sa bonne performance en 2019 avec une croissance estimée à 5,3 %, tirée par la reprise confirmée de l’investissement public, l’expansion de l’activité dans le secteur de la construction et une meilleure productivité agricole. Le secteur des services reste néanmoins le principal moteur de la croissance du fait d’un trafic portuaire et aéroportuaire en hausse.

     

    • L’inflation est redevenue négative en décembre 2019 du fait d’une offre abondante de produits alimentaires reflétant une hausse de la productivité agricole d’une part et de la baisse des coûts de communication d’autre part. En moyenne annuelle, elle a légèrement fléchi de 0,9 % en 2019 à 0,7 % en 2019.

     

    • Avec un rebond des importations de biens d’équipement et une moins bonne performance des exportations, le déficit des transactions courantes est passé de 3,5 % du PIB en 2018 à 4 % en 2019. Les investissements directs étrangers et les prêts concessionnels ont contribué au financement du déficit du compte courant.  Du fait des réformes effectuées dans le cadre de l’amélioration de la gestion des finances publiques avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale, la dette a continué de baisser, passant de 76,2 % du PIB en 2018 à 70,9% du PIB en 2019. Le déficit budgétaire s’est stabilisé à 1,2 % du PIB en 2019, en dessous du seuil prescrit par les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

     

    Les perspectives de croissance seront fortement affectées par la durée et l’intensité de la crise de COVID-19. La baisse de la croissance mondiale combinée aux mesures de prévention pour contenir la contagion au virus pourraient réduire la production, la consommation domestique et les exportations. Les recettes pourraient chuter drastiquement tandis que les dépenses additionnelles sont indispensables pour apporter une réponse sanitaire et économique robuste et protéger les entreprises et les ménages les plus affectées par la crise. 

    Dernière mise à jour: 26 avr. 2020

  • La politique actuelle de développement du gouvernement togolais figure dans son plan national de développement (PND) pour les années 2018-2022. Son objectif global est de transformer structurellement l'économie, pour favoriser une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents et permettant d’améliorer le bien-être social.

    L’action du Groupe de la Banque mondiale au Togo est alignée sur ce PND et déterminée par un Cadre de partenariat pays pour la période 2017-2022. Ce cadre finance des projets dans des domaines clés :

     

    • Développement du secteur privé et création d’emplois ;
    • amélioration de la gouvernance dans tous les secteurs et du capital humain ;
    • fourniture de services publics essentiels notamment d’accès à l’eau et à la sante ;
    • soutenabilité écologique et résilience.

     

    Au 31 mars 2020, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comportait 10 projets nationaux et 6 programmes régionaux, pour un montant total d’engagements de plus de 490 millions de dollars provenant essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), filiale du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète .

     

    Le 29 avril 2020, la banque mondiale a également débloqué un financement d’urgence de 8,1 millions de dollars pour aider le Togo à faire face à la pandémie de coronavirus (COVID-19).

    Filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé, la Société financière internationale (IFC) privilégie l’accès au financement pour des petites et moyennes entreprises togolaises à travers les banques locales. IFC se focalise également sur des projets dans le secteur agroalimentaire, les infrastructures, et l’industrie manufacturière.

    IFC fournit aussi des services de conseil dans le secteur financier, l’énergie et l’industrie. IFC accompagne également le gouvernement pour la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat d'investissement au Togo. Cet appui a contribué à faire progresser le pays de la 137e position en 2019 à 97e en 2020 dans le classement du rapport Doing Business du Groupe de la Banque Mondiale, faisant du Togo le meilleur réformateur en Afrique et le 3e au monde.

    Le portefeuille d’IFC pour le Togo s’élève à environ 330 millions de dollars répartis principalement dans les secteurs financiers, l’énergie et le transport.

    Dernière mise à jour: 26 avr. 2020

  • Voici quelques-unes des avances réalisées par le Togo grâce à des financements ou une assistance technique  du Groupe la Banque mondiale:

    Environnement des affaires

    • la baisse du coût du raccordement à l'électricité a permis de faciliter les affaires ;
    • la réforme sur le foncier a permis de simplifier les formalités et de réduire considérablement les coûts de transfert de propriété ;
    • l'accès à l'information sur le crédit, l’élargissement de la couverture de l'Office de crédit et le démarrage de la communication des données des entreprises de service public ont également contribué à faciliter l’entrepreneuriat.

    Agriculture et productivité agricole

    Clôturé en décembre 2019, le Projet d’appui à la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) a permis  de :

    • renforcer les capacités de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) et de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) ;
    • soutenir l’expansion des échanges régionaux de technologies et d’innovations agricoles, ainsi que le renforcement des systèmes nationaux de production et de distribution de semences ;
    • réaliser une augmentation significative de la production de semences certifiées qui est passée de 1260 tonnes à près de 2600 tonnes, dont 1674 pour le maïs et 751 pour le riz. Le revenu brut moyen par hectare est passé de 136 059 FCFA par producteur à 286 969 FCFA pour les bénéficiaires de la filière maïs, et de 137 910 FCFA à 231 632 FCFA pour ceux de la filière riz ;
    • la diffusion de 30 technologies différentes à travers les services de vulgarisation et de conseil agricole, les ONG et les organisations de producteurs.
    • Fournir une bourse d’études à 77 cadres dont 12 femmes pour des formations diplômantes en master ou doctorat, afin de renforcer les capacités du pays en matière de recherche agronomique et de disciplines connexes.

    Le Projet d’appui au secteur agricole (PASA)  a notamment soutenu :

    • Plus de 150 000 agriculteurs, 80 000 éleveurs, 4 700 pêcheurs dont 33,43 % de femmes pour les aider à développer des cultures vivrières stratégiques telles que le maïs, le riz, le manioc, l’ananas, le miel, le soja et l’arachide ainsi que les cultures d’exportation comme le café, le cacao et le coton.
    • la transformation des produits agricoles en contribuant à la mise en place de 20 entreprises de services et organisation de producteurs et la création de plus de 56 500 emplois.
    • À travers son mécanisme de financement partiel des sous projets, le PASA a financé à ce jour 190 microentreprises agricoles et appuyé 206 fermes piscicoles.

    Élevage et sécurité alimentaire

    Alors qu’elle abrite 13 % de la population mondiale, l’Afrique ne fournit que 4 % des produits aviaires dans le monde. Créé en 2014 grâce au Projet des centres d’excellence africains financé par la Banque mondiale,  Le centre d’excellence régional sur les sciences aviaires le CERSA vise à révolutionner la filière avicole en Afrique de l’Ouest et Centrale :

    • Il attire des étudiants de plusieurs nationalités et propose des formations en doctorat et en master ainsi que des cursus professionnels de courte durée pour les techniciens avicoles ;
    • Ses 58 doctorants et ses 173 étudiants en master viennent de douze pays d’Afrique pour effectuer des recherches en appui à la filière avicole locale et régionale ;
    • Depuis sa création, l’institut a prodigué une formation technique à plus de 900 aviculteurs au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal ;
    • Grâce à plusieurs partenariats avec d’autres universités d’Afrique, d’Europe et de Chine, le CERSA promeut la recherche et le partage des connaissances entre professionnels du terrain ;
    • Il a également noué des partenariats stratégiques avec des acteurs importants du secteur privé et de grands industriels pour promouvoir l’industrialisation de la filière en Afrique.

    Le succès du CERSA a permis au Togo d’être qualifié pour deux nouveaux centres d’excellence dans les domaines des villes durables et de l’énergie.

    Dernière mise à jour: 26 avr. 2020

  • L’aide financière extérieure n’a cessé de croître depuis le réengagement des bailleurs internationaux au Togo en 2007 et le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec les autres partenaires au développement du Togo. L’Union européenne a renforcé ses décaissements et son aide technique tandis que la Banque africaine de développement a préparé et mis en œuvre une nouvelle stratégie-pays pour 2016-2020. Les partenaires bilatéraux (Allemagne, Chine, États-Unis et France) augmentent également leur soutien au développement du pays.

    Le gouvernement a mis en place des comités de coordination sectorielle afin de gérer plus efficacement ces aides financières.

    Dernière mise à jour: 26 avr. 2020

Api


FINANCEMENTS

Togo: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

POUR APPROFONDIR

Le coronavirus provoque une récession

Selon nos dernières perspectives économiques, la croissance africaine pourrait se rétracter jusqu’à -5,1 % à cause de la pandémie

Booster le potentiel de l’Afrique

Découvrez en quoi consiste notre plan pour aider les pays africains à investir davantage et mieux dans leur population.

L’Association internationale de développement en Afrique

Des millions d’Africains sont sortis de la pauvreté grâce au soutien de l’IDA qui a permis de créer des emplois, améliorer le capital humain et de fournir des services essentiels.

Vidéos de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, podcasts et photos qui illustrent le travail de la Banque mondiale en Afrique.

Évaluation des politiques et des institutions publiques

La qualité des politiques publiques et des cadres institutionnels des pays les plus pauvres d’Afrique s’est peu, voire pas du tout, améliorée ces dernières années.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
B.P. 3915
Lome, Togo
+228-2253-6700
Informations générales et renseignements
Gnona Afangbedji
Chargé des relations extérieures
yafangbedji@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
togoalert@worldbank.org