Togo - Vue d'ensemble

  • Le Togo partage ses frontières avec le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso. Le pays possède aussi 56 kilomètres de côte le long du golfe de Guinée et recensait 7,8 millions d’habitants en 2018.

    Contexte politique

    Pour la première fois depuis 32 ans, le Togo a organisé des élections locales en juin 2019 pour élire les conseillers municipaux. Le parti au pouvoir, l’Union pour la république (UNIR), a remporté la majorité des sièges (878 sièges sur 1490 sièges). L’Alliance nationale pour le changement vient en deuxième position (avec 132 sièges), suivi de la coalition de l’opposition C14 (avec 131 sièges).

    Les élections législatives de décembre 2018 ont conduit à la mise en place d’un nouveau Parlement, largement dominé par l’UNIR (59 sièges sur 91). En dehors de l’Union des forces du changement (7 sièges), quatre autres partis de l’opposition modérée – Nouvel engagement togolais (3 sièges) ; Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (2 sièges) ; Parti démocratique panafricain (1 siège) ; et Mouvement des républicains centristes ( 1 siège)—et 18 indépendants ont fait leur entrée au Parlement.

    Dans sa composition actuelle, le  Parlement est jugé largement favorable au  gouvernement formé en janvier 2019 et comptant 26 membres (14 membres de l’ancien gouvernement ont été reconduits à leurs postes, y compris le Premier ministre Selom Komi Klassou).

    Les prochaines élections présidentielles se tiendront au printemps 2020.

    Situation économique

    Après une décélération en 2017 du fait des tensions politiques et de la forte contraction budgétaire, la croissance économique s’est accélérée en 2018 pour atteindre 4,9 % (2,3 % par tête). Cette reprise a été soutenue principalement par le rebond de l’investissement public et une forte croissance du secteur des services. La croissance a été principalement tirée par la reprise de la production industrielle et la relative bonne performance des secteurs du transport et des télécommunication. Le renforcement de l’investissement public et de la consommation privée ont également contribué à cette bonne performance.  

    L’inflation est redevenue positive en juillet 2018 et a maintenu une trajectoire croissante pour atteindre 2 % fin 2018, soutenue par un raffermissement de la demande intérieure et la hausse des prix internationaux de pétrole. Avec un rebond des importations de biens d’équipement et une moins bonne performance des exportations, le déficit des transactions courantes est passé de 2 % du PIB en 2017 à 5 % en 2018. Les investissements directs étrangers ont contribué à plus de 40 % des besoins en financement extérieurs, les prêts de long terme couvrant le reste.  Avec la prolongation du mécanisme élargi de crédit du FMI approuvé en mai 2017 pour restaurer la viabilité des finances publiques tout en préservant les secteurs sociaux, le gouvernement a engagé un programme de consolidation budgétaire qui a permis de ramener le ratio de la dette publique au PIB 75,9 % en 2018, après un taux record de 81,6 % en 2016. Le déficit budgétaire s’est amélioré passant de 9 % du PIB en 2016 à 0,8% en 2018, en dessous du critère de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Situation sociale

    Le taux national de pauvreté a connu un recul de près plus de 6 points, passant de 61,7 % en 2006 à 55,1 % en 2015. Malgré ces progrès, la pauvreté reste très élevée, surtout dans les zones rurales où 69 % des ménages vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015. En outre, le taux de pauvreté est plus élevé parmi les ménages dirigés par une femme (57,5 %) que chez ceux dirigés par un homme (55 %). Les femmes sont aussi plus vulnérables, parce qu’elles ont moins accès aux opportunités économiques. En outre, elles sont sous-représentées dans les postes à responsabilités.

    Enjeux de développement

    Le Togo doit redoubler d’efforts pour réaliser les 17 Objectifs de développement durable d’ici 2030. Par ailleurs, le climat des affaires s’améliore mais les efforts doivent être poursuivis pour consolider ces acquis.

    Les principaux enjeux de développement énoncés par le gouvernement dans son Plan national de développement pour la périodes 2018-22 sont  :

    • développer des secteurs à fort potentiel de croissance, dont l’agro-industrie ;
    • renforcer les infrastructures économiques ;
    • consolider les services sociaux essentiels dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’énergie ;
    • promouvoir l’inclusion financière, l’égalité hommes-femmes et la protection sociale et environnementale ;
    • promouvoir un développement plus durable, équilibré et participatif.

    Les principales priorités du nouveau gouvernement reposent sur trois piliers :

    • consolider la gouvernance ;
    • promouvoir une croissance durable et inclusive ;
    • renforcer le développement social et le renforcement des mécanismes d'inclusion.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Togo

    Le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un cadre de partenariat avec le Togo pour la période 2017-2020. Son objectif ?  Aider le pays à générer une croissance inclusive et durable, en favorisant le dynamisme du secteur privé et en améliorant l’efficacité des politiques publiques, des investissements et des services. Cette stratégie met l’accent sur le renforcement de la gouvernance, des institutions et de la responsabilité dans trois domaines d’intervention :

    • performance du secteur privé et création d’emplois ;
    • services publics inclusifs ;
    • soutenabilité écologique et résilience.

    Le cadre intègre les priorités thématiques de l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète, à savoir la transformation économique et la création d’emplois, la fragilité, la gouvernance, l’égalité hommes-femmes et l’atténuation du changement climatique.

    Actuellement, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comporte 10 projets nationaux et 5 programmes régionaux, pour un montant total d’engagements de 385,5 millions de dollars. Ces opérations couvrent de nombreux secteurs :

    • gouvernance, commerce et investissement ;
    • santé et nutrition ;
    • éducation,
    • Urbanisation, développement urbain et résilience ;
    • environnement et ressources naturelles ;
    • protection sociale et emploi ;
    • transports et télécommunications.  

    La stratégie de la Société financière internationale (IFC) au Togo privilégie des projets dans l’industrie agroalimentaire, les infrastructures et l’industrie manufacturière. Elle s’emploie à nouer des partenariats avec les banques locales afin de financer ces projets en monnaie locale. De plus, IFC développe des solutions de financement adaptées pour la microfinance et les petites et moyennes entreprises. Afin d’améliorer le climat de l’investissement, elle fournit une assistance technique pour la mise en œuvre de réformes en faveur des investissements privés.

    Les engagements d’IFC pour le Togo s’élèvent à environ 330 millions de dollars. Les améliorations apportées dans l’environnement réglementaire ont fait progresser le Togo au 137e rang dans le classement 2019 du rapport Doing Business (le pays se situait à la 150e place en 2016). En autorisant la publication des avis de constitution via un guichet unique et en supprimant l’obtention obligatoire d’une certification d’opérateur économique, les autorités ont facilité le processus de création d’entreprises. Parmi les réformes engagées par le gouvernement, l’élaboration d’une feuille de route pour l’amélioration de l’environnement de l’activité économique, l’identification des principales mesures de court terme permettant d’améliorer les performances du Togo, l’alignement du Code des investissements sur les meilleures pratiques internationales et l’adoption de la nouvelle loi sur les zones franches. Le Togo a privatisé certaines entités publiques, notamment une compagnie d’assurance, deux banques, des hôtels et des entreprises de distribution d’énergie et de manutention de conteneurs.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • Rattraper le retard et révolutionner la filière avicole en Afrique

    Alors qu’elle abrite 13 % de la population mondiale, l’Afrique ne fournit que 4 % des produits aviaires dans le monde. Le déficit de financements appropriés, le manque de compétences techniques de haut niveau et les problèmes d’intrants ont entravé le développement de cette filière. Le centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) a été créé en 2014 au sein de l’université de Lomé — la seule université d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui se consacre à cet enjeu. Le CERSA attire des étudiants de plusieurs nationalités et propose des formations en doctorat et en master ainsi que des cursus professionnels de courte durée pour les techniciens avicoles. Ses 29 doctorants et ses 104 étudiants en master viennent de douze pays d’Afrique pour effectuer des recherches en appui à la filière avicole locale et régionale. Depuis sa création, l’institut a prodigué une formation technique à plus de 500 aviculteurs au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Grâce à plusieurs partenariats avec d’autres universités d’Afrique, d’Europe et de Chine, le CERSA promeut la recherche et le partage des connaissances entre professionnels du terrain. Il a également noué des partenariats stratégiques avec des acteurs importants du secteur privé et de grands industriels pour promouvoir l’industrialisation de la filière en Afrique. Le succès du CERSA a permis au Togo d’être qualifié pour deux nouveaux centres d’excellence dans les domaines des villes durables et de l’énergie.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

  • L’aide financière extérieure n’a cessé de croître depuis le réengagement des bailleurs internationaux au Togo en 2007. L’Union européenne a renforcé ses décaissements et son aide technique tandis que la Banque africaine de développement a préparé et mis en œuvre une nouvelle stratégie-pays pour 2016-20. Les partenaires bilatéraux (Allemagne, Chine, États-Unis et France) augmentent également leur soutien au développement du pays. Le gouvernement a mis en place des comités de coordination sectorielle afin de gérer plus efficacement ces aides financières.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2019

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FINANCEMENTS

Togo: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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