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Niger - Vue d'ensemble

  • Vaste pays situé au cœur du Sahel, le Niger est un pays à très faible revenu, est confronté à une triple crise : sécuritaire, humanitaire et, plus récemment, sanitaire avec la pandémie de coronavirus (COVID-19). Son économie peu diversifiée, repose essentiellement sur l’agriculture qui représente 40 % du PIB. Malgré de gros progrès au cours de la dernière décennie, le niveau d'extrême pauvreté en 2020 reste élevé à 42,9%, concernant plus de 10 millions de personnes.

    Contexte politique et sécuritaire

    Candidat du parti au pouvoir, Mohamed Bazoum a été élu à la présidence lors des élections de décembre 2020 et février 2021. Entré en fonction le 2 avril 2021, il est le premier à succéder de façon démocratique à son prédécesseur.

    Ces dernières années, le Niger fait face à une crise sécuritaire dans les zones frontalières avec le Nigéria, le Burkina Faso et le Mali, où des groupes armés perpétuent des attaques contre les forces de sécurité et les civils. L'état d'urgence a été déclaré dans les régions de Diffa, Tahoua et Tillabéri. Depuis quelques années, le Niger fait également face à un afflux de réfugiés fuyant les conflits dans la région, notamment au Nigéria et au Mali. En février 2021, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) recensait 241 321 réfugiés et 300 320 personnes déplacées sur le  territoire.

    Situation économique

    Les crises sanitaire et sécuritaire risquent de compromettre les avancées du Niger en termes de croissance économique. Etablie à 5,9% en 2019, la croissance réelle est tombée à 0,8% en 2020, en raison de la pandémie et des attaques terroristes de plus en plus violentes. L'inflation s’est établie à 3,4% en 2020 suite aux perturbations d'approvisionnement et aux comportements spéculatifs. Pour 2021, la réouverture de la frontière avec le Nigéria, la reprise de grands projets d'investissement et une normalisation des chaînes d’approvisionnement laissent espérer un rebond de l’économie et une croissance à 4,7%.

    Les progrès récents acquis dans le cadre de la lutte contre la pauvreté risquent d’être effacés avec une réduction de 3% du revenu par habitant en 2020. La pauvreté en augmentation de 1,3 %, a entraîné 685 000 personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté. La pandémie de COVID-19 impacte négativement les ménages nigériens par des pertes de revenus dues aux licenciements et à la baisse des envois de fonds, ainsi qu’une détérioration de la dotation en capital humain. La fermeture des écoles devrait augmenter les taux d'abandon, en particulier ceux des filles et des plus vulnérables. Le nombre de personnes extrêmement pauvres augmenterait de 300 000 en 2021, principalement en raison de la croissance démographique. On estime que le pays ne parviendra pas à réduire le taux de pauvreté au même niveau qu’avant COVID-19 avant la fin de l’année 2023.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • En septembre 2017, le Niger a adopté un nouveau Plan de développement économique et social (PDES) sur lequel s’est alignée la Banque mondiale pour élaborer son Cadre de partenariat avec le Niger (CPF) pour la période 2018-2022. La stratégie de la Banque mondiale au Niger est axée sur trois piliers :

    •  augmentation de la productivité et des revenus en milieu rural ;
    •  développement du capital humain et de la protection sociale ;
    •  renforcement de la gouvernance.

    L’objectif est d’accélérer le développement économique et social en s’attaquant aux obstacles qui entravent la croissance et la lutte contre la pauvreté. La stratégie de la Banque prend également en compte les risques de fragilité, conflits et violences en soutenant la réponse du Niger aux crises existantes et en aidant à apaiser les tensions grandissantes à travers l’Allocation d’IDA pour la prévention et la résilience (PRA).

    À ce jour, la Banque mondiale finance 22 projets nationaux et 10 projets régionaux pour un montant total de 2,98 milliards de dollars (dons et prêts inclus). Ces projets et services d’assistance technique soutiennent le développement de nombreux secteurs :

    • eau et assainissement (14 %) ;
    • mines et énergie  (13 %) ;
    • protection sociale et emploi (10 %) ;
    • agriculture (9 %) ;
    • santé et nutrition (8 %) ;
    • éducation (8 %) ;
    • transport et infrastructures (2 %) ;
    • appui aux réformes (8 %) ;
    • développement urbain, gestion des catastrophes et résilience (7 %) ;
    • gouvernance (5 %) ;
    • environnement et ressources naturelles (3 %) ;
    • développement numérique (3 %) ;
    • finance et compétitivité (2 %) ;

    Le Projet d’appui aux réfugiés et aux communautés hôtes (PARCA) approuvé en septembre 2018, vise à améliorer l’accès des réfugiés et des populations d’accueil aux services de base et aux débouchés économiques. Par ailleurs, le Niger bénéficie des mécanismes de financements spéciaux de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider les pays à faible revenu confrontés à un flux important de réfugiés, ainsi que des financements additionnels pour lutter contre les facteurs de fragilité et de violence.

    Le 15 avril 2020, la Banque mondiale a débloqué un financement d'urgence de 13,95 millions de dollars pour aider le pays à faire face à la pandémie de COVID-19.

    Société financière internationale (IFC)

    Au cours des dernières années, l’IFC s’est attachée à identifier les moyens de soutenir le développement du secteur privé.

    Son approche se concentre sur:

    • l’appui aux microentreprises et petites et moyennes entreprises par le biais de partenariats avec des institutions financières nationales;
    •  le renforcement du secteur agroalimentaire en développant des solutions financières (y compris la mise en relation des petits exploitants agricoles avec les acheteurs dans le cadre du projet d'irrigation au Niger);
    • la promotion de la participation privée dans les infrastructures, en particulier en ce qui concerne la production d'énergie solaire;
    • l'amélioration de l'environnement des affaires.

    Dans le cadre de l'Initiative pour l'irrigation du Sahel, un projet a été lancé en 2016 par le Service consultatif de gestion (Management Advisory Service-MAS), pour catalyser les investissements privés dans l'agriculture irriguée. Les efforts se sont intensifiés fin 2017 avec la Conférence de la renaissance du Niger tenue à Paris et une participation importante du secteur privé.

    S'appuyant sur cette dynamique, l'équipe MAS a mis en place début 2019, un soutien consultatif auprès d’une vingtaine de PME afin d’accroître leur capacité à mobiliser des fonds auprès d’intermédiaires financiers locaux (y compris les clients d’IFC).

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • Voici quelques avancées obtenues grâce aux financements de la Banque mondiale :

    Énergie

    La Banque mondiale contribue à la transformation du secteur de l’électricité afin d’accroitre durablement l’accès à l’électricité pour toutes les populations. Le soutien financier et technique apporté par la Banque mondiale se fait grâce à deux projets majeurs, le Projet d’appui à l’expansion de l’accès à l’électricité au Niger (NELACEP) et le Projet d’accès aux services électriques solaires au Niger (NESAP). Ces projets ont déjà permis de fournir un accès à l’électricité à plus de 290 000 personnes sur près d’un million attendu d’ici fin 2023. Le projet NESAP a également installé une nouvelle dynamique dans le marché des équipements solaires avec une ligne de crédit et une assistance technique dédiées aux entreprises privées.

    A travers l’assistance technique et les appuis budgétaires au gouvernement du Niger, la Banque mondiale a ainsi contribué à l’adoption de la Stratégie nationale d’accès à l’électricité (SNAE) qui ambitionne de porter le taux d’accès à l’électricité à 80% à l’horizon 2035, et de textes règlementaires ayant permis au secteur de l’électricité au Niger de devenir l’un des plus performants financièrement de la sous-région. Les réformes engagées placent le pays sur une bonne trajectoire pour exploiter l’énergie solaire et attirer les investissements privés.

    Filets de protection sociale

    La Banque mondiale soutient le gouvernement du Niger depuis près de dix ans dans le développement d’un système de protection social efficace. L’objectif est de soutenir les ménages les plus pauvres à travers des transferts monétaires mensuels accompagnés de mesures de soutien du capital humain et de développement des activités productives. Ce programme fournit également un appui pour améliorer la résilience des ménages et les aider à faire face à des chocs imprévisibles tels que les chocs climatiques.

    Le Projet filets sociaux adaptatifs 2 « Wadata Talaka » (PFSA 2) entré en vigueur le 20 juin 2019 a permis de toucher directement plus de 3 millions de personnes réparties comme suit :

    • La mise en œuvre de transferts monétaires pour la résilience permet à 30 000 ménages (environ 210 000 personnes) de bénéficier de transferts mensuels de 15 000 FCFA sur 24 mois.
    • La mise en place « d’activités contre rémunération » a permis de soutenir 13 200 ménages (environ 92 000 personnes).
    • La mise en œuvre des transferts monétaires en réponse aux effets socio-économiques de la COVID-19 : 400 000 ménages urbains et ruraux (environ 2 800 000 personnes) ont reçu un transfert unique de 45 000 FCFA par ménage pour un montant total de 36 millions de dollars.
    • La mise en œuvre des mesures d'accompagnement et de sensibilisation auprès de 30 000 ménages bénéficiaires du programme de transfert d’argent pour les inciter à adopter des comportements résilients et favorables à l’augmentation du capital humain de leurs enfants.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

  • La Banque mondiale collabore avec divers agences multilatérales et bailleurs de fonds telles que l’Agence française de développement, la Banque africaine de développement et l’Union européenne, pour coordonner son soutien au développement du Niger.

    En juillet 2017, l’Allemagne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la France, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement ont lancé l’Alliance Sahel afin d’apporter une réponse coordonnée et adaptée aux défis rencontrés par les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Depuis, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont rejoint l’Alliance.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

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FINANCEMENTS

Niger: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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Chargée des relations extérieures
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Plaintes et problèmes liés aux projets
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