publication 9 octobre 2019

Maroc : rapport de suivi de la situation économique (octobre 2019)

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L’économie marocaine continue de tourner à un niveau inférieur à son potentiel, le secteur agricole non irrigué contribuant à sa volatilité et les autres secteurs enregistrant une reprise timide. Le PIB réel devrait continuer de ralentir pour atteindre 2,7% en 2019, sous l’effet du recul de la production agricole (moins 2,1%). La croissance non agricole s'améliorera (3,4% en 2019 contre 3% en 2018), tirée par de meilleurs résultats dans les secteurs des phosphates, de produits chimiques et du textiles. Du côté de la demande, la consommation privée contribuera le plus à la croissance, stimulée par l’augmentation des salaires et le recul de l’inflation. La contribution des exportations nettes restera négative, traduisant la faible compétitivité des exportations et de la dépendance à l'égard des importations énergétiques. Grâce à une politique monétaire saine et à une offre abondante de produits alimentaires frais, l'inflation est restée faible, inférieure à 0,6%. Le taux de chômage diminuera légèrement pour s'établir à 9,3% au premier semestre 2019, alors que le taux d’activité continue de baisser et a atteint à 46,1%.

La croissance devrait s’accélérer progressi- vement et s’établir en moyenne à 3,3 % en 2020- 2021, principalement sous l’impulsion d’activités secondaires et tertiaires plus dynamiques, soutenues par de substantiels investissements étrangers. En particulier, d’importants flux d’IDE continuent d’alimenter l’industrie automobile, notamment la nouvelle usine Peugeot – qui doublera à terme la capacité de production du secteur – ainsi que les services logistiques et commerciaux liés à l’extension du port de Tanger. L’inflation devrait à moyen terme se chiffrer autour de 1 % en moyenne. Les perspectives à moyen terme supposent des réformes soutenues, notamment pour maintenir la rigueur budgétaire, augmenter les recettes fiscales, améliorer la gouvernance et la surveillance des entreprises d’État, accroître la flexibilité des taux de change et réformer l’environnement des entreprises et les marchés du travail.