Maurice
EN CHIFFRES : MAURICE
APERÇU : MAURICE
Situation politique
L’île Maurice est l’une des démocraties les plus anciennes d’Afrique. Depuis la fin des années 1960, le pays a organisé treize élections générales largement reconnues comme libres et équitables. Il repose sur un système politique multipartite stable. La treizième élection générale, tenue en novembre 2024, s’est soldée par une victoire nette de l’Alliance du Changement, une coalition regroupant le Parti travailliste, le Mouvement militant mauricien (MMM), le Mouvement démocrate (MD) et Résistance et Alternative (ReA). La coalition a remporté 60 des 62 sièges de l’Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans. Le Dr Navin Ramgoolam a prêté serment en tant que Premier ministre le 13 novembre 2024. Il assume également les fonctions de ministre des Finances, de ministre de la Défense, de ministre des Affaires intérieures et des Communications extérieures, ainsi que de ministre du Développement de Rodrigues et des îles extérieures.
L’île Maurice est une république parlementaire dans laquelle le Président est le chef de l’État, tandis que le pouvoir exécutif est exercé par le Premier ministre, qui dirige le gouvernement.
Libertés civiles
L’île Maurice est classée « libre » dans l’édition 2024 de l’évaluation annuelle de Freedom House sur les droits politiques et les libertés civiles dans le monde. Le pays affiche également de bonnes performances sur un large éventail d’indicateurs politiques et économiques, se situant favorablement par rapport à ses pairs régionaux. En matière de gouvernance, l’île Maurice se distingue aussi dans l’Indice de perception de la corruption, où elle occupe la 56ᵉ place sur 180 pays.
La croissance économique s’est modérée pour s’établir à 3,2 % en 2025, reflétant l’achèvement de grands projets d’infrastructure et un ralentissement des nouveaux investissements, malgré des arrivées touristiques record et la poursuite de l’expansion des services financiers et des TIC. L’économie est demeurée globalement résiliente face aux chocs externes, bien que la croissance du PIB réel ait été freinée par une demande extérieure plus faible et un repli de l’activité dans le secteur de la construction. Les conditions du marché du travail se sont améliorées, le taux de chômage reculant à 5,6 %, son niveau le plus bas depuis vingt ans, tandis que la progression des salaires s’est modérée. L’inflation moyenne sur douze mois a atteint 3,7 % en décembre 2025, en partie sous l’effet de hausses des taxes d’accise, alors que les pressions sous-jacentes sur les prix sont restées contenues. En février 2026, la banque centrale a maintenu son taux directeur à 4,5 %. Les déséquilibres extérieurs se sont accentués, le déficit du compte courant atteignant 6,7 % du PIB, en raison d’importations anticipées et de la faiblesse persistante des exportations de biens. Dans le même temps, de solides flux financiers ont soutenu une accumulation des réserves. Les pressions budgétaires demeurent élevées. Les mesures de recettes introduites fin 2025 — notamment l’abaissement du seuil de TVA et l’instauration d’une taxe touristique — ont renforcé les recettes publiques, tandis que les dépenses sont restées globalement stables, les réformes des pensions et des transferts sociaux étant mises en œuvre de manière progressive. En conséquence, le déficit budgétaire est resté élevé et la dette publique s’est maintenue autour de 89 % du PIB.
La croissance devrait encore ralentir pour atteindre environ 2,5 % en 2026, dans un contexte de demande extérieure atone et d’incertitude mondiale accrue.
Depuis son indépendance en 1968, l’île Maurice a enregistré une croissance économique soutenue, se classant comme la 2ème économie d’Afrique subsaharienne en termes de revenu national brut par habitant. L’économie est diversifiée, reposant sur le tourisme, l’industrie manufacturière, la pêche et les services financiers. La crise liée à la COVID‑19 a toutefois mis en évidence des vulnérabilités structurelles : forte dépendance au tourisme, ralentissement de la productivité et intensification des pressions budgétaires.
Maintenir une croissance plus forte et inclusive reste un défi dans un contexte de vieillissement de la population, d’inadéquations entre les compétences disponibles et les besoins du marché du travail, ainsi que de perte de compétitivité dans des secteurs traditionnels tels que le sucre et le textile. Dans ce cadre, l’île Maurice poursuit la diversification de son économie, à travers les services financiers et technologiques, la pêche et l’économie bleue, tout en renforçant son orientation vers l’innovation.
Le changement climatique constitue un risque majeur pour le développement du pays. L’île Maurice est fortement exposée aux cyclones, inondations, érosion côtière et stress hydrique, avec des pertes économiques liées au climat estimées à environ 0,8 % du PIB par an. Le Rapport sur le climat et le développement du pays souligne que, sans investissements suffisants dans l’adaptation et la résilience, ces impacts pourraient peser sur la croissance, les finances publiques et les moyens de subsistance. À l’inverse, la transition vers une économie bas carbone et résiliente offre des opportunités de croissance, notamment dans les énergies renouvelables, l’économie bleue et le tourisme durable.
Grâce à des initiatives visant à accroître la participation des femmes au marché du travail, à répondre aux pénuries de compétences et à améliorer l’accès et la qualité des services financiers, l’île Maurice est bien placée pour poursuivre son parcours de développement.
L’engagement du Groupe de la Banque mondiale (GBM) à l’île Maurice est guidé par un Cadre de partenariat avec le pays (CPF) couvrant la période 2024‑2028, aligné sur la Vision nationale 2030 de l’île Maurice et le programme quinquennal du gouvernement (2020‑2024). Le CPF soutient l’ambition du pays d’atteindre le statut de pays à revenu élevé en renforçant l’inclusion sociale et la résilience. Il met l’accent sur l’accélération de la croissance, la diversification de l’économie, la création d’emplois, l’amélioration de l’efficacité du secteur public et le renforcement de la résilience face aux chocs.
Le projet d’aéroport île Maurice‑Rodrigues constitue la première opération de prêt du GBM depuis de nombreuses années. Il vise à soutenir une croissance inclusive et durable à Rodrigues, île isolée et région autonome, en améliorant la connectivité aérienne, en intégrant des considérations de durabilité et en favorisant l’écotourisme. Le projet contribue à la création d’emplois, notamment pour les jeunes, favorise l’autonomisation des femmes et soutient un investissement d’envergure nationale renforçant la croissance inclusive, la résilience climatique et la connectivité régionale.
Le GBM maintient par ailleurs un portefeuille actif de connaissances et de services de conseil à l’île Maurice, comprenant une assistance technique dans le développement du tourisme, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, les cadres d’insolvabilité et de transactions garanties, ainsi que le renforcement des capacités de supervision de la Banque de Maurice.
Afin d’éclairer le dialogue politique et les engagements futurs, le GBM a lancé conjointement avec le gouvernement le Rapport sur le climat et le développement du pays et mène une étude sur la croissance et l’emploi, contribuant à orienter les réformes et les investissements en faveur de la résilience climatique, de l’emploi et de la transformation économique.
Les récents produits analytiques ont soutenu des réformes clés en matière d’insolvabilité, de transactions garanties et d’amélioration de l’environnement des affaires. Ces réformes ont contribué à renforcer les capacités de recouvrement des créanciers et à faciliter la restructuration d’entreprises viables mais en difficulté. Elles permettent ainsi de réduire le coût du crédit, d’élargir l’accès au financement et de préserver des emplois en offrant aux entreprises la possibilité de se redresser plutôt que de quitter le marché.
En parallèle, une étude sur la productivité a analysé la manière dont les entreprises mauriciennes perçoivent et expérimentent concrètement l’environnement des affaires. En reliant ces perceptions à des résultats mesurables tels que la productivité et l’emploi, le rapport a mis en lumière les principales contraintes auxquelles les entreprises sont confrontées et leurs implications pour la croissance économique et la création d’emplois, des enjeux étroitement liés au bien‑être de la population mauricienne.
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