Mali Présentation

  • Vaste pays semi-aride et enclavé de la ceinture sahélienne, le Mali est une économie à faible revenu, peu diversifiée et exposée aux fluctuations des prix des matières premières. Sa démographie très dynamique (18 millions d’habitants en 2016) et le changement climatique sont un enjeu important pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.

    Situation politique

    Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord du pays par des groupes armés. Une intervention militaire a été lancée en janvier 2013 sous l’égide de la France, avant que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ne prenne le relais en juillet 2014.

    Président depuis 2012, Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a été réélu pour un second mandat en aout 2018. Prévues à l’automne 2018, les élections législatives ont été reportées au premier semestre 2019 et, le mandat des députés qui devait s’achever au 31 décembre 2018 a été prolongé de 6 mois par la Cour constitutionnelle.

    Les négociations de paix entre le gouvernement et deux groupes rebelles (la « Plateforme » et la « Coordination ») ont débouché sur la signature d’un accord en mai et en juin 2015. Bien que ce texte ne prévoie pas l’autonomie des régions du nord du Mali, il formalise la volonté de décentralisation, en les dotant d’une zone de développement spécifique et en leur consacrant plusieurs projets dont le Programme de développement accéléré du Nord (PDAN) et le Programme d’urgence pour la relance du développement des régions du Nord (PURD/RN). Toutefois, l’application de cet accord de paix est délicate. Indispensable pour la reprise économique et la réduction de la pauvreté, la sécurité reste fragile, des groupes armés poursuivant leurs attaques contre les casques bleus, l’armée malienne et les civils, essentiellement dans le nord et le centre du pays.

    Pour faire front ensemble face à des difficultés communes, le Mali a constitué le G5 Sahel en février 2014 avec le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

    Afin d’aider ces pays à stabiliser la région et accélérer leur développement, l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont fondé l’Alliance Sahel en juillet 2017. L’Espagne, l’Italie, le Royaume Uni et le Luxembourg ont rejoint l’Alliance dont l’ambition est de soutenir financièrement et de coordonner les priorités de développement et de stabilisation du G5 Sahel.

    Situation sociale

    Malgré un recul du taux de pauvreté national, de 50,9 % à 41,1 % entre 2001 en 2010, des disparités régionales persistent. La pauvreté a ainsi diminué dans certaines régions comme Kayes, Koulikoro et Mopti tandis qu’elle a augmenté sur la même période dans les régions de Ségou, Tombouctou et Gao.

    Le taux d’extrême pauvreté avait augmenté de 47,8 % à 50,4 % entre 2011 en 2013, du fait de la crise sécuritaire. Toutefois, la production agricole exceptionnelle de ces trois dernières années a permis de le faire baisser à 42,7 % en 2017.

    L’indice de développement humain établi en 2016 par les Nations Unies classe le Mali au 175e rang sur 188 pays. Exacerbée par la sécheresse et la guerre, l’incidence de la pauvreté est beaucoup moins élevée dans les zones urbaines, les populations pauvres se concentrant à 90 % dans les zones rurales du sud du pays, où la densité démographique est la plus forte.

    Situation économique

    En dépit d’une situation sécuritaire qui se dégrade, les performances économiques du pays restent bonnes, avec une croissance robuste. Le secteur secondaire et les services ont bien résisté à l’instabilité ambiante et permettent de tabler sur un taux de croissance de 5,4 % en 2017 (contre 5,8 % en 2016).

    La croissance du secteur primaire a baissé de 7,6 % à 4,8 % entre 2016 et 2017, portée par une pluviométrie moins favorable, tandis que le secteur tertiaire a confirmé son expansion à la faveur du dynamisme retrouvé des télécommunications, avec une croissance avoisinant les 6 % depuis 2014.

    Côté demande, l'investissement a fortement augmenté, de 8 %, reflétant en partie l'augmentation des investissements privés, pour la première fois depuis 2012, et les efforts du gouvernement pour réduire les déficits d'infrastructure.

    La hausse des prix alimentaires et l’augmentation des cours internationaux de pétrole expliquent la remontée du taux d’inflation à 1,8 % en 2017.

    Malgré une légère détérioration des termes de l'échange (hausse des prix du pétrole et baisse des prix de l'or), le déficit extérieur courant (dons compris) est tombé à 5,8 % du PIB en 2017 contre 7,2 % en 2016, grâce à l’amélioration de la balance commerciale.

    Malgré la pression sur les dépenses publiques, les autorités ont réussi à contenir le déficit budgétaire, qui est passé de 3,9 % du PIB en 2016 à 2,9 % en 2017, en raison de la rationalisation des dépenses courantes et de l'amélioration sensible des recettes intérieures.

    Le Mali faisant partie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), c’est la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui gère la politique monétaire, veillant au maintien de la parité entre le franc CFA et l’euro avec l’appui du Trésor public français.

    À moyen terme, la croissance du Mali devrait rester soutenue, autour de 5 %.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Mali

    Le Groupe de la Banque mondiale met en œuvre un cadre de partenariat conçu pour faire face aux enjeux de l’après-crise.

    Société financière internationale (IFC)

    En juin 2018, les engagements d’IFC, le guichet du Groupe de la Banque mondiale pour le secteur privé, totalisaient 31,2 millions de dollars. Ces engagements comprennent des investissements dans les secteurs financiers, infrastructures, et agro-industrie. Les activités d’IFC au Mali comprennent également des projets d’assistance technique contribuant à l’amélioration du financement des petites et moyennes entreprises (PME) et, en collaboration avec la Banque mondiale, du climat des affaires.

    Afin d’accompagner le développement du secteur privé, IFC s’attache à :

    • soutenir la transformation du secteur agricole grâce au développement de chaînes de valeur mieux organisées et de l’agro-industrie ;
    • fournir des produits financiers adéquats aux institutions financières locales et renforcer les capacités des institutions financières pour améliorer l'accès au financement des segments mal desservis ;
    • développer des infrastructures énergétiques renouvelables et à moindre coût ; et
    • améliorer l'environnement des affaires dans des domaines choisis tels que le transport, la logistique et l'agroalimentaire.

     

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • Le soutien du Groupe de la Banque mondiale a contribué à obtenir des résultats dans les secteurs suivants :

    Agriculture

    Le projet de diversification et de compétitivité agricoles a permis la mise en valeur agricole de 2 200 hectares à Sabalibougou dans la zone Office du Niger (région de Ségou).  668 exploitations agricoles, soit 4 300 producteurs dont 500 femmes et jeunes en ont bénéficié. La productivité agricole s’est améliorée grâce aux divers appuis du projet. Le rendement moyen de riz en maîtrise totale à Sabalibougou a évolué comme suit :

    • campagne agricole 2015/2016 :  5,56 tonnes/hectare soit 12 170 tonnes ;
    • campagne agricole 2016/2017 :  7,53 tonnes/hectare  soit 16 566 tonnes ;
    • campagne agricole 2017/2018 : 7 tonnes/hectare  soit 15 400 tonnes.

    La production totale des trois campagnes est estimée à 44 136 tonnes.

    Urbanisation

    Le projet d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) est mis en œuvre à Bamako et 9 villes secondaires à travers le pays : Kayes, Kita, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Niono, Bla, Mopti et Gao.

    Le projet a directement bénéficié à 205 004 personnes (dont 50,62 % de femmes).

    Le score sur la perception des populations par rapport à la gestion urbaine et le niveau d’engagement citoyen dans les communes participantes est en amélioration constante (environ 50 %) avec des capacités renforcées au niveau des conseils communaux, des services municipaux et de la société civile pour davantage de transparence et d’imputabilité dans l’action communale.

    Le PACUM a permis de tester et confirmer un système de dotations d’investissement basé sur la performance des communes et un dispositif d’évaluation annuelle des performances des communes. Ces mécanismes sont en train d’être institutionnalisés à l’échelle nationale.

    Filets sociaux

    De 2013 à fin 2017, le Projet d'urgence de filets sociaux (Jigisemejiri) a contribué à réduire de 21 % l’indice de pauvreté des ménages bénéficiaires dont les conditions de vie se sont améliorées. Ainsi :

    • 67 845 familles, représentant 390 465 personnes (80 975 enfants de 0-5 ans, 103 874 enfants de 6-14 ans et 31.092 personnes âgées de 60 ans et plus), ont bénéficié de transferts monétaires trimestriels dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao et dans le district de Bamako ;
    • 105 000 personnes ont reçu des suppléments nutritionnels (70 % sont des enfants de moins de 5 ans et 30 % des femmes enceintes) ;
    • 10 000 ménages ont pu subvenir à leurs besoins grâce à des activités génératrices de revenus (petit commerce, transformation des produits agricoles, élevage, maraîchage etc.)
    •  Les bénéficiaires du projet ont également accès à des soins de santé gratuits fournis par le Régime d’assistance médicale (RAMED) mis en œuvre par l'Agence nationale d'assistance médicale.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • Afin de faciliter leur coordination, les partenaires techniques et financiers du Mali (donateurs bilatéraux et multilatéraux et système de l’ONU sur place) comprennent un Groupe exécutif de coopération (GEC) piloté par trois bailleurs et la MINUSMA et dix groupes thématiques sectoriels.

    En consultation avec le gouvernement, le GEC a élaboré une Stratégie commune d’assistance pays (SCAP) qui définit les domaines prioritaires de coopération et coordonne l’aide. Un groupe technique appuie ce mécanisme dont la Banque mondiale est un acteur clé. En 2017, elle a pris en charge le groupe thématique économie, finances et secteur privé. Un travail qu’elle continue en 2018.

    Par ailleurs, le Groupe de la Banque mondiale travaille en étroite concertation avec le secteur privé, la société civile, les municipalités et les universités.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

Api


FINANCEMENTS

Mali: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

ACTIONS

La croissance revue à la baisse en 2018

Selon les estimations, la croissance économique en Afrique subsaharienne est passée de 2,3 % en 2017 ...

Booster le potentiel de l’Afrique

Découvrez en quoi consiste notre plan pour aider les pays africains à investir davantage et mieux dans leur population.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

31 oct. 2017

Doing Business au Mali (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
Bureau de la Banque mondiale au Mali
B.P. 1864
Immeuble Waly Diawara
Avenue du Mali
Hamdallaye ACI 2000
Bamako, Mali
+223 20 70 22 00
Informations générales et renseignements
Habibatou Gologo
Chargée de communication
+223 20 70 22 06
hgologo@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
malialert@worldbank.org