publication30 juin 2026

Des villes qui fonctionnent : réaliser le potentiel d’emploi des villes de la région MENA

The World Bank

Des Jordaniens au marché de la ville d’As-Salt, dans le centre-ouest de la Jordanie.

Le rapport phare de la Banque mondiale intitulé Des villes qui fonctionnent : réaliser le potentiel d’emploi des villes de la région MENA examine comment les villes peuvent devenir de puissants moteurs d’emploi et de croissance dans la région. En s’appuyant sur une analyse portant sur 615 villes de la région MENA et 8 426 villes dans le monde, le rapport identifie les facteurs urbains les plus étroitement associés à de meilleurs résultats en matière d’emploi et de productivité. Le rapport constate que les conditions urbaines locales ont une incidence significative sur les performances économiques. Il présente un cadre pratique articulé autour de quatre piliers — densité productive, connectivité aux marchés, attractivité pour les investissements et les talents, et partenariats public-privé — et formule des recommandations sur mesure tant pour les grandes agglomérations que pour les villes de plus petite taille. Alors que la région MENA est confrontée au défi de créer des millions d’emplois pour une population jeune et en pleine croissance, le rapport montre comment des investissements stratégiques dans les infrastructures, le logement, la connectivité, la qualité de vie et la gouvernance peuvent aider les villes à générer davantage d’emplois et de meilleure qualité, tout en renforçant leur compétitivité et leur résilience.

PRÉSENTATION

Les villes jouent un rôle central dans l’avenir de l’emploi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les zones urbaines concentrent déjà la majeure partie de la population, des entreprises et de l’activité économique de la région. Pourtant, de nombreuses villes ne parviennent pas à convertir pleinement l’urbanisation en gains de productivité et en opportunités d’emploi.

Si les villes de la région MENA bénéficient d’une forte densité de population et de situations géographiques stratégiques, beaucoup se heurtent à des contraintes liées à la congestion, au coût du logement, à une connectivité insuffisante, à une mobilité limitée de la main-d’œuvre, au sous-développement des secteurs exportateurs et à une coordination insuffisante entre acteurs des secteurs publics et privés.

Pour répondre à ces difficultés, le rapport propose un cadre articulé autour de quatre priorités :

  • Renforcer la densité productive en veillant à ce que les infrastructures, les services et l’aménagement du territoire soutiennent les économies d’agglomération et la croissance des entreprises ;
  • Développer la connectivité aux marchés grâce aux infrastructures commerciales, à la connectivité numérique, aux systèmes de transport et à l’accès au logement, qui relient les travailleurs et les entreprises aux opportunités ;
  • Accroître l’attractivité pour les investissements et les talents en améliorant la qualité de vie, l’offre de logements, le développement des compétences et le climat des affaires ; et
  • Mettre en place des partrnariats public-privé efficaces qui mettent en phase stratégies d’urbanisme, d’investissement et de création d’emplois.

Le rapport souligne également que les priorités varient selon les types de villes. Les grandes villes et villes principales doivent se concentrer sur la diversification, les secteurs exportateurs, l’intégration métropolitaine et l’attraction des investissements, tandis que les villes plus petites doivent s’attacher en priorité à assurer des services fiables, à renforcer la connectivité avec des marchés plus larges et à appuyer leurs avantages comparatifs locaux.

  • Les villes de la région MENA jouent un rôle essentiel pour relever le défi de l’emploi dans la région et stimuler la croissance économique à long terme.
  • Le rapport porte sur 615 villes de la région MENA et 8 426 villes dans le monde afin d’identifier les caractéristiques urbaines associées à de meilleures performances économiques.
  • Les facteurs urbains locaux expliquent une part importante des écarts de performance économique d’une ville à l’autre.

Le rapport identifie quatre piliers pour la création d’emplois en milieu urbain :

            o   Densité productive

            o   Connectivité aux marchés

            o   Attractivité pour les investissements et les talents

            o   Partenariats public-privé

  • La connectivité des marchés va au-delà des seules infrastructures commerciales et englobe la connectivité numérique, l’accessibilité au logement et les systèmes de transport urbain.
  • Une offre de logements abordables et bien desservis est indispensable à la mobilité de la main-d’œuvre, à l’attraction des talents, à la compétitivité des entreprises et à la participation des femmes au marché du travail.
  • L’amélioration des transports urbains et de la connectivité peut élargir l’accès à l’emploi, renforcer l’adéquation entre offre et demande de main d’œuvre, et soutenir la croissance des secteurs exportateurs.
  • Les villes qui attirent des entreprises productives, des travailleurs qualifiés et des investissements créent des conditions plus favorables à l’émergence d’emplois de meilleure qualité.
  • Les partenariats public-privé sont indispensables pour mettre en phase urbanisme, investissement dans les infrastructures et développement du secteur privé.
  • Les grandes villes et métropoles doivent donner la priorité à la diversification économique, aux secteurs exportateurs, à l’intégration métropolitaine, à l’attraction des investissements et à la mobilisation des financements privés.
  • Les petites et moyennes villes doivent se concentrer sur les services de base, les atouts économiques locaux, le renforcement de la connectivité régionale et la coopération avec les villes voisines et les gouvernements nationaux.
  • Des politiques urbaines stratégiques peuvent permettre aux villes de la région MENA de se transformer en lieux de vie et de travail plus compétitifs, plus productifs, plus résilients et plus inclusifs.