Un rapport régional phare du Groupe de la Banque mondiale "Renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois" montre que la transformation des systèmes agroalimentaires offre l’un des principaux moyens de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de créer des emplois et de renforcer la résilience dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan.
VUE D'ENSEMBLE
La région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP) subit des pressions grandissantes dues au changement climatique, à la rareté de l’eau, aux conflits et à la malnutrition croissante. Aujourd’hui, une personne sur six dans la région ne dispose pas d’un accès fiable aux aliments, tandis que 42 % n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine. La demande alimentaire devrait augmenter de 67 % d’ici à 2050. Pourtant, des solutions existent déjà pour permettre à la région de produire davantage et mieux, en utilisant moins de ressources. De plus, les systèmes agroalimentaires vont bien au-delà des exploitations agricoles, englobant la transformation, le transport, le stockage, la logistique, le commerce, la vente au détail et les services alimentaires qui relient les producteurs aux consommateurs. Le secteur agroalimentaire pourvoit déjà 63 millions d’emplois – près d’un travailleur sur trois dans la région – ce qui en fait un pilier des moyens de subsistance, de la croissance économique et de la stabilité.
Le rapport soutient que la sécurité alimentaire va bien au-delà de l’augmentation de la production agricole. Elle implique de moderniser l’ensemble du système agroalimentaire — de la ferme à la table — par le renforcement des chaînes de valeur, l’amélioration de la capacité de stockage, de la logistique et du commerce, des pratiques climato-compatibles, l’innovation, une meilleure optimisation de la dépense publique, une plus grande participation du secteur privé et une meilleure nutrition. En réduisant les pertes et le gaspillage alimentaires, en améliorant la productivité de l’eau, en rendant les échanges commerciaux plus résilients et en créant un environnement des affaires plus favorable, les pays peuvent produire davantage et mieux tout en créant plus d’emplois de qualité — en particulier pour les femmes et les jeunes.