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RABAT, 23 juillet 2026 – Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale publié aujourd’hui, l’économie marocaine connaît sa plus forte croissance depuis plus de dix ans, portée par une forte hausse des investissements dans les infrastructures et le rebond du secteur agricole. La dernière édition du Rapport de suivi de la situation économique au Maroc - Été 2026 intitulée « Consolider la croissance : La transformation numérique comme levier de productivité » montre que si les fondements macroéconomiques du pays sont solides, son prochain saut de productivité dépendra de l’ampleur et de la profondeur avec lesquelles ses entreprises adopteront les technologies numériques de pointe.

La croissance du PIB réel a atteint un niveau estimé à 4,9 % en 2025, soit la meilleure performance en une décennie, tirée par une forte hausse des investissements publics liés aux préparatifs de la Coupe du monde de football 2030 et par une reprise naissante dans le secteur agricole. Cependant, les statistiques sur l’emploi récemment publiées brossent un tableau plus sobre du potentiel inexploité du pays, les indicateurs globaux de sous-utilisation de la main-d’œuvre atteignant 22,5 %.

L’inflation a fortement chuté pour s’établir à seulement 0,8 %, allégeant ainsi les pressions qui s’étaient accumulées sur les ménages et les entreprises au cours des dernières années. Le gouvernement a également enregistré des progrès significatifs sur le plan des finances publiques, en ramenant le déficit public à 3,5 % du PIB, tandis que Standard & Poor’s a récemment relevé la note souveraine du Maroc au niveau de la catégorie « Investissement Grade ».

La croissance devrait rester solide à 4,2 % en 2026, soutenue par la poursuite des investissements et de la demande intérieure. Toutefois, des freins persistent, notamment l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les coûts d’importation de l’énergie et les prix du fret, dont l’effet négatif est estimé à 0,8 point de pourcentage par rapport à la croissance du Maroc avant le conflit. À plus long terme, les sécheresses récurrentes constituent un risque permanent pour la production agricole et les secteurs dépendants de l’eau. La croissance du Maroc reste également sensible au rythme de la reprise économique chez ses principaux partenaires commerciaux européens. Sur le plan intérieur, des défis structurels persistent sur le marché du travail, notamment la faible participation des femmes à la population active.

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La résilience économique du Maroc est remarquable et sa dynamique de croissance bien réelle. Pour pérenniser et amplifier ces acquis, il faudra déployer des efforts ciblés pour libérer de nouvelles sources de productivité. La transformation numérique est le levier le plus puissant dont on dispose, et le Maroc possède à la fois l’ambition et les bases nécessaires pour la mener à bien.
Ahmadou Moustapha Ndiaye
Directeur de Division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte
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Dans son dossier thématique, le rapport montre que si les entreprises marocaines ont accompli des progrès réels dans l’adoption des outils numériques, moins d’une sur cinq fait actuellement un usage intensif et intégré des technologies avancées telle que les logiciels d’entreprises, les plateformes de gestion de la relation client, ou les outils de commerce électronique. Approfondir cette adoption représente une opportunité considérable. Les entreprises qui s’orientent vers une utilisation plus intensive du numérique enregistrent des gains de productivité pouvant atteindre 70 %, créent des emplois 10 % plus rapidement et versent des salaires supérieurs d’environ 27 % en moyenne. Combler le fossé numérique du Maroc pour l’aligner sur celui des pays comparables pourrait augmenter la productivité globale de 10 à 15 %.
Contacts

Nicholas Keyes

À Washington
nkeyes@worldbankgroup.org

Meryam Benjelloun

Au Maroc
mbenjelloun@worldbankgroup.org

À propos du Groupe de la Banque mondiale

Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable, c'est la vision qui guide le Groupe de la Banque mondiale. Dans plus de 100 pays, le Groupe de la Banque mondiale apporte des financements, des conseils et des solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie en créant des emplois, en renforçant la croissance économique et en s'attaquant aux défis du développement les plus urgents. Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des principales sources de financements et de partage de connaissances et compétences pour les pays en développement. Il est constitué de la Banque mondiale, qui se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) ; de la Société financière internationale (IFC) ; de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/fr, www.miga.org et www.ifc.org.

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