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WASHINGTON, 06 juillet 2026 — Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 225 millions de dollars pour le Projet intégré de développement urbain et de résilience pour l’emploi (PRODUIRE 2). Ce nouveau programme vise à renforcer la résilience des villes face aux risques climatiques, améliorer les infrastructures essentielles et créer davantage d’emplois dans les agglomérations du Grand Antananarivo et du Grand Toamasina.
Les villes malgaches connaissent une croissance rapide, mais font face à des défis de plus en plus pressants. Début 2026, les cyclones Fytia et Gezani ont provoqué des dégâts estimés à 3,4 % du PIB national. Dans le Grand Antananarivo, la pauvreté urbaine extrême a plus que doublé au cours de la dernière décennie, alors même que la capitale génère près de 44 % de la richesse nationale. Les inondations récurrentes, le déficit d’infrastructures et l’insécurité foncière freinent les investissements privés, limitent les opportunités économiques et maintiennent de nombreux ménages vulnérables dans la précarité.
S’appuyant sur les acquis du projet PRODUIR à Antananarivo, PRODUIRE 2 intensifiera les investissements dans la protection contre les inondations, le drainage, la gestion des déchets solides, la réhabilitation des quartiers et la sécurisation foncière. À Toamasina, où le cyclone Gezani a endommagé près de 70 % des logements, le projet appuiera la reconstruction d’habitations plus résilientes ainsi que la remise en état d’infrastructures publiques essentielles, notamment les écoles et les centres de santé.
D’ici à 2032, le projet permettra à 1,5 million de personnes d’accéder à des infrastructures résilientes, soutiendra la reconstruction de 20 000 logements, facilitera la délivrance de titres fonciers pour 50 000 parcelles et contribuera à la création d’environ 17 000 emplois.
« Quand les villes fonctionnent mieux, les habitants vivent mieux. Grâce à ce nouveau projet financé par le Groupe de la Banque mondiale, les familles bénéficieront de quartiers plus sûrs, de meilleures infrastructures, d’un meilleur accès aux services fonciers et de davantage d’opportunités économiques. Cet investissement contribuera à créer des emplois, soutenir les entreprises locales et offrir à un plus grand nombre de Malagasy les moyens de construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs enfants », a déclaréDr Herinjatovo Ramiarison, Ministre de l’Économie et des Finances de Madagascar*.*
Le projet contribuera également à renforcer la sécurité foncière, un enjeu majeur pour le développement urbain. Dans le Grand Antananarivo, près d’une parcelle sur deux ne dispose pas d’un titre foncier formel, ce qui constitue un frein important à l’investissement et à l’aménagement urbain. PRODUIRE 2 appuiera les opérations de régularisation foncière et le déploiement de services fonciers numériques afin de faciliter l’accès des habitants à des documents de propriété légalement reconnus et de simplifier les transactions foncières. Au moins 40 % des nouveaux titres délivrés comporteront le nom d’une femme comme propriétaire unique ou copropriétaire.
« Le cyclone Gezani a endommagé près de 70 % des logements à Toamasina et bouleversé la vie de milliers de familles. Grâce à PRODUIRE 2, les populations pourront reconstruire des logements plus solides, tandis que les infrastructures et services publics essentiels seront restaurés et renforcés. L’Université de Barikadimy, gravement touchée par le cyclone, sera entièrement reconstruite selon des standards plus élevés afin de continuer à accueillir les étudiants pour les générations à venir. Dans le Grand Antananarivo, les investissements dans la protection contre les inondations, le drainage — notamment à travers les canaux C3 ter et C3 bis —, la gestion des déchets solides et la sécurisation foncière contribueront à réduire les risques qui pèsent sur les familles et les quartiers les plus exposés. Au-delà des infrastructures, ce projet vise avant tout à améliorer le quotidien des habitants : vivre dans un environnement plus sûr, accéder à davantage d’opportunités économiques et permettre aux parents de se concentrer sur ce qui compte le plus pour eux : l’avenir de leurs enfants, leur travail et leur bien-être », a déclaré Atou Seck, Représentant du Groupe de la Banque mondiale à Madagascar.
PRODUIRE 2 témoigne de la solidité du partenariat de long terme entre le Gouvernement de Madagascar et le Groupe de la Banque mondiale. Le projet contribuera à faire d’Antananarivo et de Toamasina des pôles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus attractifs, capables de créer davantage d’emplois et d’opportunités économiques.
PRODUIRE 2 bénéficie également de l’appui du Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR) ainsi que du Partenariat pour des investissements d’infrastructure de qualité (Quality Infrastructure Investment – QII), financé par le Gouvernement du Japon. Ces partenariats apportent un soutien technique et analytique essentiel au renforcement de la gestion des risques de catastrophes, de la résilience urbaine et de la qualité des infrastructures à Madagascar.
Contacts
In Madagascar: Dia Styvanley, +261 34 78 254 44, dstyvanley@worldbank.org
In Washington: Daniella van Leggelo-Padilla**,** +1 (202) 473-4989, dvanleggelo@worldbank.org
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable, c'est la vision qui guide le Groupe de la Banque mondiale. Dans plus de 100 pays, le Groupe de la Banque mondiale apporte des financements, des conseils et des solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie en créant des emplois, en renforçant la croissance économique et en s'attaquant aux défis du développement les plus urgents. Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des principales sources de financements et de partage de connaissances et compétences pour les pays en développement. Il est constitué de la Banque mondiale, qui se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) ; de la Société financière internationale (IFC) ; de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/fr, www.miga.org et www.ifc.org.
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