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NIAMEY, 1er juin 2021 - Le Gouvernement de la République du Niger, représenté par Monsieur Ahmat Jidoud, ministre des Finances et Monsieur Abdou Rabiou, ministre du Plan, gouverneur de la Banque mondiale pour le Niger, et Monsieur Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, ont signé aujourd’hui à Niamey trois programmes de financement d’un montant total de 335 millions de dollars américains et annoncent une allocation de 700 millions de dollars pour aider le pays à faire face à l’impact de la crise sécuritaire et de la pandémie de la COVID-19 et atténuer les risques de conflit et de violence.
Le Niger est confronté depuis quelques années, à une insécurité grandissante à ses frontières, tant à l'ouest avec le Mali et le Burkina Faso qu'à l'est dans le bassin du lac Tchad. Le pays est également frappé par la crise économique liée à la COVID-19 et aux inondations sur une grande partie de son territoire lors de la période pluvieuse de 2020. Des crises qui ont particulièrement affecté la population, détruisant les moyens de subsistance de nombreuses personnes. Les opérations de la Banque mondiale soutiendront la stratégie du pays pour la reprise des activités économiques, en étroite coordination avec les partenaires au développement et les acteurs internationaux.
« Ces soutiens vont aider le pays à mettre en place des mesures efficaces d’aide d’urgence et de relance économique afin d’atténuer les effets de la crise sur l’économie nigérienne, rendre la croissance plus inclusive et mieux préparer l’avenir », a précisé Abdou Rabiou, ministre du Plan. « Ces nouvelles opérations permettront également d’offrir de meilleures conditions de vie aux Nigériens grâce à un plus grand accès aux services sociaux de base et ce, dans un environnement propice à un développement durable. »
Par ailleurs, la Banque mondiale a également confirmé en mars 2021, l'éligibilité du Niger à l'allocation de prévention et de résilience (PRA). D’un montant de 700 millions de dollars au cours des trois prochaines années, l’allocation soutiendra les initiatives du Niger pour prévenir et atténuer l'escalade de la violence.
« Le développement et la stabilité du Niger sont une priorité pour la Banque mondiale », indique Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. « Nous avons ainsi augmenté notre appui financier afin de soutenir la prévention des conflits et accroître les opportunités économiques en soutenant la diversification de l'économie rurale. Cette stratégie vise à élargir l'accès aux marchés, augmenter la résilience en favorisant l'autonomisation des femmes et l'inclusion des jeunes, ainsi que renforcer les infrastructures essentielles. »
Ces financements comprennent :
- Le projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2), d’un montant de 60 millions de dollars qui permettra d’améliorer la résilience des éleveurs et des agropasteurs dans les zones d’intervention. Pour y parvenir, le projet poursuivra les investissements destinés à renforcer les systèmes de santé animale, améliorer l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance (y compris à travers la création de nouvelles zones de pâture et de points d’eau), favoriser des déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance et accroître les revenus.
- Le projet d'amélioration de la connectivité nord-est du Niger de 175 millions de dollars qui mettra l'accent sur la réhabilitation du segment de route Tanout - Tiguidit et l'entretien du tronçon Agadez - Zinder – sur le corridor transsaharien. Il renforcera également la résilience climatique et économique des populations locales en finançant environ 100 kilomètres de routes rurales, de petites infrastructures communautaires et le renforcement des capacités pour consolider les connaissances et les compétences des femmes.
- Le financement additionnel du projet de filet de sécurité adaptatif du Niger 2 (Niger ASP2) de 100 millions de dollars qui renforcera la capacité du système de filet de sécurité et l'aidera à devenir adaptatif et évolutif pour répondre aux chocs et accroître la résilience. Il élargira la couverture des transferts en espèces et des mesures d'accompagnement, y compris le travail contre rémunération. Près d'un million de personnes bénéficieront de ce projet.
Mouslim Sidi Mohamed
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable, c'est la vision qui guide le Groupe de la Banque mondiale. Dans plus de 100 pays, le Groupe de la Banque mondiale apporte des financements, des conseils et des solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie en créant des emplois, en renforçant la croissance économique et en s'attaquant aux défis du développement les plus urgents. Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des principales sources de financements et de partage de connaissances et compétences pour les pays en développement. Il est constitué de la Banque mondiale, qui se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) ; de la Société financière internationale (IFC) ; de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/fr, www.miga.org et www.ifc.org.
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