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Points saillants
- Des kits scolaires ont permis à 4 500 enfants touchés par les inondations à Gatumba de commencer la nouvelle année scolaire dans de bonnes conditions d’apprentissage.
- Des exercices de simulation de crise ont aidé les autorités à identifier les familles bénéficiaires, à évaluer les besoins de financement et à déterminer les circuits d’acheminement avant la distribution de l’aide.
- Le programme REPAIR relie les financements d’urgence aux mécanismes de mise en œuvre afin que l’aide parvienne plus rapidement aux communautés touchées par les catastrophes.
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Pour Niella Akimana, une élève de douze ans vivant à Gatumba, au Burundi, le retour à l’école après les inondations n’était pas évident. Pendant la saison des pluies de mars 2026, Gatumba a été durement touchée par la montée des eaux de la rivière Rusizi et les débordements du lac Tanganyika, qui ont détruit des habitations et transformé les routes en rivières.
Comme beaucoup d’autres dans cette zone, la famille de Niella peinait à se relever et n’avait pas les moyens d’acheter les fournitures scolaires de base ni les uniformes. Lorsqu’elle a reçu un kit scolaire, tout a changé. « Je suis très heureuse de pouvoir porter un uniforme comme les autres élèves, car je n’en avais pas », a-t-elle déclaré.
Niella fait partie des 4 500 enfants touchés par les inondations qui ont reçu, en septembre, des kits scolaires dont ils avaient grand besoin. Chaque kit contenait des cahiers, des stylos, des crayons, des instruments géométrique et une paire d’uniforme scolaire. Cette aide est arrivée à un moment déterminant, alors que les familles reconstruisaient encore leur vie après les graves inondations. Grâce à ces kits, les enfants ont pu commencer la nouvelle année scolaire avec tout le matériel nécessaire pour apprendre.
Le Gouvernement a financé les kits scolaires avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, dans le cadre du Programme régional de préparation aux urgences et d’accès à une reprise inclusive (REPAIR). REPAIR aide les pays africains à mettre en place les dispositifs financiers et opérationnels nécessaires pour réagir rapidement en cas de catastrophe, afin que l’aide puisse parvenir sans délai aux communautés touchées. Le Burundi a rejoint ce programme régional en juillet 2025.
La sélection des enfants bénéficiaires a été menée avec soin et transparence. Les directeurs d’école, les parents et les responsables locaux se sont réunis pour examiner et approuver la liste des bénéficiaires, afin de veiller à ce que les kits soient remis aux familles qui en avaient le plus besoin.
Léonie Niyonzima, directrice de l’école primaire de Vugizo, a apprécié cet appui. « L’école a été durement touchée par les inondations, et de nombreux parents n’avaient pas les moyens d’acheter du matériel scolaire à leurs enfants. Je suis heureuse que, cette année, les enseignants n’auront pas à renvoyer les élèves parce qu’ils n’ont pas de matériel scolaire », a-t-elle déclaré.
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Faire parvenir l’aide plus rapidement aux familles
L’une des principales leçons tirées de cette intervention est la valeur ajoutée de la préparation opérationnelle et financière, renforcée par un exercice de simulation de crise mené en février dernier avec les principales autorités nationales et les acteurs de la réponse aux urgences. En associant dès le départ les organisations chargées d’acheminer les fonds, les responsables ont pu confirmer le nombre de familles ayant besoin d’un soutien, le montant du financement requis et les modalités précises de distribution des kits. Ce type de préparation rend l’ensemble du processus plus rapide, plus équitable et plus facile à suivre.
African Risk Capacity Limited (ARC Ltd.) est l’agence chargée de la mise en œuvre du REPAIR dans les neuf pays participants à ce programme régional : l’Angola, le Burundi, les Comores, la République démocratique du Congo, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, les Seychelles et la Zambie. ARC Ltd. collabore avec le Gouvernement du Burundi afin de renforcer le lien entre les financements d’urgence et les circuits chargés d’acheminer l’aide directement aux bénéficiaires. L’objectif est de réduire le délai entre l’approbation de l’aide et son arrivée auprès des familles sur le terrain.
Pour les enfants de Gatumba, l’impact de ce travail est à la fois simple et profond : une catastrophe naturelle ne devrait priver ni un enfant de son éducation ni un pays de sa future génération instruite. « Nous devons éduquer nos filles et garçons si nous voulons développer ce pays et bâtir l’avenir auquel nous aspirons », a déclaré Minani Bonaventure.
En anticipant les besoins, en coordonnant l’acheminement de l’aide et en plaçant les communautés au cœur du processus, cette initiative montre comment la préparation aux catastrophes peut se traduire par un appui concret et rapide aux familles au moment où elles en ont le plus besoin.