Lorsque l’on évoque devant vous l’Afrique subsaharienne et les jeunes femmes qui y vivent, que vous vient-il à l’esprit ?
Que bon nombre d’entre elles sont mères. Que beaucoup travaillent sans relâche. Et que la plupart d'entre elles constituent l'épine dorsale émotionnelle et concrète de leur foyer et de leur communauté.
Mais la situation est aussi en train de se modifier. De plus en plus d’entre elles terminent leurs études secondaires, s'inscrivent à l'université, obtiennent de meilleurs emplois et font carrière en dehors de la maison. Ce récit n’a pas toujours prévalu en Afrique de l’Ouest et du centre : aujourd’hui encore, près de 40 % des jeunes femmes ne bénéficient pas d’une scolarisation, d’une formation, ou d’un emploi.
Relier les possibilités d'apprentissage et de compétences à l'accès à l'emploi et à de réelles perspectives économiques pour environ 3 millions de femmes
Le projet pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne (connu sous le nom de SWEDD+) soutient ce changement de trajectoire.
S'appuyant sur le projet SWEDD lancé au Sahel en 2015, l'initiative SWEDD/SWEDD+ a touché près de 3 millions de femmes et d'adolescentes en reliant les possibilités d'apprentissage et de compétences à de véritables parcours économiques et à l'accès aux services de santé maternelle et infantile. Environ 255 000 d'entre elles ont acquis des compétences pratiques et intégré le marché du travail en toute confiance grâce aux activités d'autonomisation économique prévues par le programme. Le SWEDD+ élargit la participation et le leadership des femmes et des filles tout en renforçant les capacités institutionnelles en faveur de l'égalité des droits pour les femmes dans toute la région.
Les parcours individuels des femmes, qui couvrent des domaines allant de métiers spécialisés à des professions de santé, en passant par l'entrepreneuriat, montrent ce qui devient possible lorsque le talent rencontre l'accès aux opportunités.