ARTICLE 01 décembre 2019

Aider les pays à concrétiser leurs objectifs climatiques

LES POINTS MARQUANTS

  • La 25e conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid (Espagne), sous la présidence du Chili.
  • Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à réduire leurs émissions et à s’adapter au risque climatique, par le biais notamment d’un fonds de soutien à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national.
  • Coup de projecteur sur cinq pays engagés dans une trajectoire de développement à faible intensité carbone et à l’épreuve du climat : le Chili, le Kirghizistan, le Maroc, le Mali et Sao Tomé-et-Principe.

Quatre ans après la signature de l’accord de Paris, les représentants de plus de 200 pays vont se retrouver à Madrid (Espagne) pour la 25e conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25). Il s’agit d’une étape importante dans la perspective de la COP26, prévue à Glasgow (Écosse) en 2020, puisque les pays devront, à cette échéance, avoir renforcé leurs objectifs au titre des « contributions déterminées au niveau national ».

Le Groupe de la Banque mondiale a mis en place un dispositif dédié pour aider les pays à respecter leurs engagements. Ce fonds soutient divers pays à travers le monde et des interventions qui vont du déploiement de moyens de transport sobres en carbone à la mise en place d’outils informatiques innovants pour la cartographie des risques climatiques. Il s’inscrit dans le cadre de la contribution de la Banque au Partenariat pour la mise en œuvre des contributions nationales (NDC Partnership), une coalition de plus de 150 pays et organisations internationales réunis dans le but de mobiliser des moyens techniques et financiers en vue d’accélérer l’action climatique dans les pays. Voici un aperçu de ces interventions dans cinq pays :

 

CHILI

Le projet d’autobus verts participe largement à l’essor de la mobilité propre dans les villes d’Amérique latine. Avec ses autobus électriques, Santiago, la capitale du Chili, fait œuvre de pionnier dans la région. Le projet a également permis de mobiliser des responsables de tous horizons autour des objectifs régionaux d’atténuation du changement climatique. En savoir plus

 

RÉPUBLIQUE KIRGHIZE

Grâce à la collecte de données et l’introduction d’un système de suivi, de notification et de vérification, plusieurs ministères du Kirghizistan ont optimisé leur collaboration. En garantissant une utilisation responsable des financements climatiques, le système a permis de lever des fonds auprès de différentes sources. Enfin, forte de ces données de qualité, la République kirghize peut étayer la mise en œuvre de sa contribution nationale et affermir ses ambitions climatiques. En savoir plus

 

MAROC

Les Marocains vivent aux avant-postes du changement climatique. Dans Sans parler de la hausse des températures, la raréfaction des précipitations, la pénurie grandissante d’eau ou la progression du sable du Sahara, qui engloutit oasis et écosystèmes fragiles. Le Maroc oppose une vigoureuse riposte à ces défis, fondée sur des études analytiques, des modèles économiques et des initiatives de renforcement des capacités en appui à une planification et une coordination intersectorielles de la politique climatique. Le royaume, qui a su rassembler les ministères et les partenaires pour planifier les politiques, a acquis une expérience très précieuse non seulement pour concrétiser sa propre contribution nationale mais aussi pour d’autres pays de la région, qui peuvent s’en inspirer en vue de constituer leurs propres plateformes de promotion de l’action climatique. En savoir plus

 

MALI

Un large éventail d’acteurs ont été associés à son élaboration, issus des secteurs public et privé et de la société civile. Cela a aussi permis d’améliorer la planification des politiques et les investissements privés dans les projets et de forger de solides partenariats entre secteurs et ministères. D’autres pays, comme le Maroc et la Côte d’Ivoire, se sont également dotés de plans d’investissement de ce type. En savoir plus

 

SAO TOMÉ-ET-PRINCIPE

Du fait de son insularité, Sao Tomé-et-Principe est particulièrement exposé aux inondations, à l’érosion du littoral et aux catastrophes naturelles ou encore à l’élévation du niveau de la mer. Grâce à un système d’information géographique, les responsables publics peuvent intégrer les risques climatiques dans la planification de la construction d’infrastructures (routes, bâtiments officiels, etc.) et veiller à ce qu’elles soient implantées suffisamment loin des côtes pour ne pas être menacées. Opérationnelle depuis 2018, la plateforme a révolutionné les modes de collaboration entre le ministère du Plan et les ministères sectoriels tout en aidant les bailleurs de fonds à identifier des investissements intéressants en vue de soutenir les mesures d’adaptation dans différents domaines, y compris pour organiser le déplacement des habitants vers des zones plus sûres, trouver des solutions d’adaptation naturelles (comme les plantations de mangrove) ou déployer des infrastructures de transport à l’épreuve du climat. En savoir plus




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