Algérie Présentation

  • La vague de manifestations de grande ampleur qui avait débuté en février 2019 afin de protester contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat a abouti à sa démission en avril. Un président par intérim a été nommé pour assurer la transition et organiser l’élection présidentielle, dont la tenue est prévue au mois de décembre 2019. L’incertitude électorale a entamé la prévisibilité du cadre d’activité des entreprises, la transition ayant entraîné des changements importants dans la direction de plusieurs grandes sociétés.

    L’Algérie fait partie des quelques pays qui sont parvenus à faire reculer la pauvreté de 20 % au cours des deux dernières décennies. Le gouvernement algérien a en effet pris des mesures significatives pour améliorer le bien-être de la population, en déployant des politiques sociales conformes aux Objectifs de développement durable des Nations Unies. Le boum pétrolier lui a par ailleurs permis d’apurer la dette extérieure, d’investir dans des projets d’infrastructure et d’améliorer les indicateurs de développement humain.

    De fait, le pays se situe au 93e rang sur 157 pays dans le classement établi par la Banque mondiale en se basant sur un indice de capital humain calculé à partir de cinq indicateurs fondamentaux de santé et d’éducation. La valeur de cet indice en Algérie, qui ressortait globalement à 0,52 entre 2012 et 2017, est cependant inférieure à la moyenne de la région et de la catégorie de revenu à laquelle appartient l’économie algérienne. 

    Avec un taux net de scolarisation en primaire de 97 % en 2015 (qui s’accompagne en outre de la parité filles/garçons), le pays a atteint l’objectif de scolarisation universelle — sachant qu’il affiche également un taux élevé de scolarisation dans le supérieur. Mais, à terme, les autorités doivent améliorer la qualité de l’éducation dispensée, puisque l’Algérie se classe 71e sur 72 dans l’étude PISA de 2015, qui mesure les compétences des jeunes de 15 ans en sciences, en mathématiques et en lecture. Tandis que les effets encore largement positifs de cette prospérité partagée ont contribué à la stabilité socioéconomique d’ensemble de l’Algérie, le coût des programmes sociaux et des subventions qui ont permis ces avancées n’est plus tenable dans un contexte marqué par la persistance de prix pétroliers modérés. Le redressement mesuré des cours internationaux de pétrole a imposé un aménagement des modèles économiques des pays riches en ressources et enclenché en particulier une série de réformes d’ajustement dans les pays exportateurs de pétrole de la région MENA. L’Algérie connaît, comme ses voisins, un tarissement des revenus des hydrocarbures, qui ont fondu de moitié depuis quelques années. Cette évolution a entraîné un épuisement rapide de ses réserves de change, qui se maintiennent toutefois à un niveau très élevé. 

    L’économie algérienne est fortement tributaire des hydrocarbures et des cours mondiaux du pétrole et du gaz naturel. La croissance du PIB a atteint 1,5 % en 2018 (contre 1,4 % l’année précédente) et a conservé le même rythme de progression au premier trimestre de 2019. La croissance du secteur des hydrocarbures a été lente, l’activité économique s’étant contractée de 6,5 % et 7,7 % en 2018 et au premier trimestre de 2019 respectivement, contrecarrant en partie les effets de la légère augmentation de la croissance hors hydrocarbures de 3,4 % et 3,9 % sur les mêmes périodes. 

    Les services commerciaux, l’industrie, la construction et les travaux publics continuent de stimuler la croissance hors hydrocarbures. Les exportations de biens et de services se sont contractées en valeur réelle de 6,4 % au premier trimestre de 2019, sous l’effet d’une baisse des exportations d’hydrocarbures due à la hausse de la demande intérieure et à la stagnation de la production. Dans le même temps, les importations de biens et de services ont augmenté de 4,1 %, malgré le ralentissement de l'économie, ce qui s’est traduit par un creusement du déficit commercial et du déficit du compte courant. L’épuisement rapide des réserves officielles a poussé les autorités à prendre des mesures supplémentaires pour resserrer les importations grâce à de nouveaux mécanismes opérationnels destinés à réglementer les importations de blé et de lait et à mieux contrôler les subventions.

    Les déficits budgétaire et primaire se sont réduits en 2018 pour s'établir à 7,6 % et 4,9 % du PIB respectivement, sous l’effet d’une légère augmentation des recettes conjuguée à une réduction des dépenses en biens, services et salaires, ainsi qu’en dépenses en capital. L’inflation est restée stable à 4,3 % en 2018, avant de baisser à 4,1 % à la fin du mois de mars 2019.

    Le taux de chômage, qui s’élevait globalement à 11,7 % en octobre 2018, est plus élevé chez les jeunes (29 % en avril 2018), les femmes (19,4 %) et les diplômés universitaires (18,5 %), ce qui témoigne de l’inadéquation entre les compétences et les besoins du marché du travail. 

    Il n’existe pas d’estimations récentes de la pauvreté dans le pays, mais les chiffres officiels de 2010/2011 montrent que 5,5 % de la population était considérée comme pauvre. Ce chiffre masque de fortes disparités régionales, la pauvreté étant plus concentrée dans les régions du Sahara et de la Steppe. Par ailleurs, ces estimations sont basées sur un seuil de pauvreté inférieur à 3,60 dollars par jour en PPA de 2011, ce qui est nettement inférieur au seuil de pauvreté de 5,50 dollars utilisé dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. 

    Une diversification accrue de l’économie aiderait le pays à s’engager sur une trajectoire de croissance plus durable et à créer des emplois. Mais les autorités doivent parallèlement introduire des mécanismes compensatoires bien conçus et ciblés pour protéger les plus fragiles. La Banque mondiale met à la disposition du gouvernement algérien son expérience internationale, son expertise analytique, ses moyens intellectuels et ses ressources pour l’aider à mettre en œuvre ces réformes.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • Le cadre de partenariat stratégique de la Banque mondiale avec l’Algérie s’articule depuis 2010 autour de la fourniture de services de conseil remboursables, qui permettent de répondre aux demandes d’assistance en soutien aux priorités de développement nationales. Le portefeuille comprend sept projets d’assistance technique dans les secteurs suivants : agriculture et développement rural, finance, climat de l’investissement, exportations, éducation et appui à la « Vision Algérie 2035 ».

    Le programme s’attache à stimuler une croissance inclusive grâce à la diversification de l'économie, à promouvoir le développement durable et réduire les disparités territoriales, ainsi qu’à renforcer la planification économique et améliorer le suivi et l’évaluation des institutions. Ses activités concernent la réforme des subventions, les filières agricoles et le développement rural, les exportations associées aux chaînes de valeur mondiales, l’éducation et l’amélioration de l’environnement des affaires et des indicateurs Doing Business. 

    Les services de conseil remboursables sont complétés par plusieurs activités d’analyse et d’assistance technique financées par le budget de la Banque mondiale et d’autres ressources.

    Les services remboursables au Crédit populaire d’Algérie, la première banque publique du pays, sont les plus importants jamais proposés par la Société financière internationale (IFC).

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

Api


FINANCEMENTS

Algérie: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

RAPPORTS PHARES

09 oct. 2019

Bulletin d’information économique : Promouvoir une concurrence loyale — pour ...

Les prévisions de croissance du PIB pour 2019 tablent sur un taux de 0,6 %, ce qui représente à peine une fraction de ce qu’il faudrait pour créer suffisamment d’emplois en vue de faire face à l’augmentation rapide de la ...

26 mars 2018

Travailler pour l’Algérie 2018

Depuis 2010, le cadre de partenariat stratégique entre la Banque Mondiale et l’Algérie est basé sur des services de conseils, que la Banque propose selon les requêtes du pays et ces priorités de développement.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Isabelle Poupaert
+1-202-458-7038
ipoupaert@worldbank.org