Inclusion financière - Vue d’ensemble

L’inclusion financière définit la possibilité pour les individus et les entreprises d’accéder à moindre coût à toute une gamme de produits et de services financiers utiles et adaptés à leurs besoins (transactions, paiements, épargne, crédit et assurance) proposés par des prestataires fiables et responsables.

L’accès à un compte d’opérations courantes constitue la première étape vers une inclusion financière entière, en ouvrant la voie au dépôt d’argent mais aussi à l’envoi et la réception de paiements. Comme un compte courant peut par ailleurs servir de tremplin vers d’autres services financiers, le Groupe de la Banque mondiale œuvre pour que chaque adulte y ait accès, partout dans le monde, à travers son initiative pour un accès universel aux services financiers à l’horizon 2020.

L’accès à des produits et services financiers facilite le quotidien et aide les ménages et les entreprises à anticiper le financement d’objectifs de long terme ou faire face à des imprévus. Un individu détenteur d’un compte courant sera plus enclin à recourir à d’autres services financiers, comme le crédit ou l’assurance, à créer une entreprise ou développer son activité, à investir dans l’éducation ou la santé, à gérer les risques et à surmonter les chocs financiers, soit autant de facteurs qui amélioreront globalement son niveau de vie.

L’inclusion financière progresse mais de nombreux problèmes demeurent :

  • on estime à 2 milliards le nombre d’adultes dans le monde qui ne sont pas bancarisés ;
  • à l’échelle de la planète, 59 % des adultes ne possédant pas de compte invoquent le manque d’argent, signe que les services financiers restent trop coûteux ou ne sont pas adaptés à des usagers peu fortunés. Parmi les autres obstacles cités, l’éloignement des établissements financiers, la non-possession des documents nécessaires pour l’ouverture d’un compte, la défiance vis-à-vis des prestataires de services financiers et la religion ;
  • dans les économies émergentes, plus de 200 millions de micro, petites et moyennes entreprises (MPME), formelles et informelles, manquent de services financiers adaptés qui leur permettraient de croître et de prospérer ;
  • l’absence de garants et d’historique de crédit et le caractère informel des MPME sont deux des grandes raisons de cette non-bancarisation ;
  • certains groupes de population sont plus exclus que d’autres : les femmes, les ruraux pauvres et les autres populations isolées ou difficiles à atteindre ainsi que les MPME informelles sont les plus touchés. On estime ainsi à 9 points de pourcentage l’écart entre les hommes et les femmes des pays en développement : en 2014, 59 % des hommes ont déclaré posséder un compte en banque, contre seulement 50 % des femmes.

L’inclusion financière fait désormais partie des priorités des décideurs politiques, des organismes réglementaires et des agences de développement du monde entier :

  • elle est considérée comme un facteur de progrès pour sept des 17 Objectifs de développement durable ;
  • le G20 a réaffirmé son engagement en sa faveur en reconduisant son plan d’action pour l’inclusion financière (a) de 2015 et en adoptant les Principes de haut niveau du G20 sur l’inclusion financière numérique ;
  • pour le Groupe de la Banque mondiale, qui s’est fixé à cette fin un ambitieux objectif d’universalisation de l’accès aux services financiers à l’horizon 2020, l’inclusion financière est un moteur déterminant pour réduire l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

Depuis 2010, plus de 55 pays ont pris des engagements en faveur de l’inclusion financière et plus de 30 ont déjà lancé une stratégie nationale à cet effet ou en sont à la phase de conception. Les recherches du Groupe de la Banque mondiale montrent que le rythme des réformes s’accélère et leur impact se renforce lorsqu’un pays se dote d’une stratégie nationale pour l’inclusion financière.

Les pays les plus avancés en la matière ont mis en place un environnement réglementaire et politique porteur et ont favorisé la concurrence, laissant aux organismes bancaires et non bancaires la possibilité d’innover et de développer l’accès aux services financiers. Mais la création d’un tel espace d’innovation et de concurrence doit aller de pair avec l’adoption de mesures et de réglementations adaptées pour protéger les consommateurs et garantir une fourniture responsable de services financiers.

La technologie financière, ou « fintech », et en particulier la banalisation de la téléphonie mobile dans le monde, a facilité l’élargissement de l’accès aux services financiers pour des populations difficiles à atteindre et les entreprises, à moindre coût et pour un risque minimal :

  • avec les identifiants numériques, il n’a jamais été aussi facile d’ouvrir un compte ;
  • grâce aux paiements électroniques, le nombre de personnes possédant un compte courant est en pleine expansion ;
  • la téléphonie mobile offre des solutions pratiques pour accéder aux services financiers, même dans les zones isolées ;
  • la collecte accrue d’informations sur la clientèle permet aux fournisseurs de concevoir des produits financiers dématérialisés mieux adaptés aux personnes non bancarisées.

Tous les pays qui s’efforcent d’accélérer l’inclusion financière se heurtent à des obstacles similaires qui entravent leurs progrès. C’est le cas notamment pour :

  • s’assurer que les populations difficiles à atteindre, comme les femmes et les ruraux pauvres, ont bien accès aux services financiers ;
  • renforcer les connaissances du secteur financier chez les citoyens pour qu’ils soient à même de comprendre l’offre ;
  • vérifier que chaque individu dispose de documents d’identification valables et d’un moyen bon marché et accessible pour les faire authentifier ;
  • concevoir des produits financiers utiles et pertinents, adaptés aux besoins des consommateurs ;
  • introduire de solides cadres de protection des consommateurs.

 

Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle clé pour l’avancement de l’inclusion financière dans le monde, pour de multiples raisons : son expertise du secteur financier, ses relations étroites et son dialogue avec les pays, ses instruments de financement et de partage du risque, ses capacités de recherche et la richesse de ses bases de données, et, enfin, son pouvoir d’influence auprès des organismes de normalisation et du G20.

Ses travaux sur la question sous-tendent également les initiatives de l’institution dans d’autres champs du développement, comme la dématérialisation des transferts financiers, le soutien aux PME et à l’agriculture ou encore l’initiative en faveur de l’identification pour le développement (ID4D).

Pour réaliser l’inclusion financière, un pays doit pouvoir compter sur l’engagement politique de ses dirigeants et une saine coordination entre les acteurs publics et privés concernés. Il doit également installer les conditions propices et se doter de politiques plus générales pour promouvoir un accès responsable aux services financiers, des capacités financières, des produits innovants et des mécanismes de délivrance ainsi que des données de qualité pour informer les décisions politiques.

Deux initiatives mobilisant l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale visent à promouvoir l’accès aux services financiers et l’inclusion financière :

Universalisation de l’accès aux services financiers à l’horizon 2020 (UFA) : en 2015, l’institution s’est engagée à bancariser 1 milliard d’adultes à travers l’initiative UFA (a), dont l’objectif est de faire en sorte que, partout dans le monde, chacun dispose d’un compte courant pour déposer de l’argent mais aussi envoyer et recevoir des paiements. Si l’initiative UFA2020 privilégie les 25 pays où se concentrent 73 % des populations exclues des services financiers, le Groupe de la Banque mondiale collabore avec quelque 80 pays pour améliorer l’inclusion financière et l’accès aux services financiers. Sur la base des données de juin 2016, ses conseils, son assistance technique et ses financements permettront de faire en sorte que 641 millions de personnes supplémentaires disposent d’un compte bancaire d’ici 2020 (l’objectif étant d’atteindre 1 milliard d’adultes). Suivez les progrès vers l’universalisation de l’accès aux services financiers (a).

Programmes d’évaluation du secteur financier (PESF) : avec la priorité accordée par les pouvoirs publics et les organismes de normalisation à l’accès aux services financiers, les thèmes liés à l’inclusion financière occupent désormais une place centrale dans les PESF (a), ces évaluations mises au point par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour renforcer la stabilité des systèmes financiers et qui couvrent un large éventail de problématiques sectorielles.

Le Groupe de la Banque mondiale a opté pour une approche intégrée et unifiée afin d’aider les pays à promouvoir l’accès aux services financiers et une inclusion financière responsable, qui s’articule autour de neuf axes interdépendants :

1. stratégies nationales pour l’inclusion financière (a) : fournir une assistance technique aux gouvernements pour la conception et l’application de feuilles de route et de plans d’action nationaux et infranationaux au service de leurs objectifs d’inclusion financière ;

2. modernisation des systèmes de paiement de masse et du gouvernement : aider les pays à concevoir des stratégies promouvant la substitution de paiements électroniques à l’argent liquide et la monnaie papier. De nombreux pays ont réussi à dématérialiser les paiements du gouvernement en transférant toutes les sommes dues sur des comptes bancaires, avec en général pour effet une baisse des coûts et une augmentation de l’accès aux services financiers. Cela a également induit une diminution des frais de gestion, sans parler des déperditions liées à la corruption et à la fraude ;

3. réforme des systèmes nationaux de paiement, y compris les marchés des transferts de fonds : réaliser un diagnostic approfondi des systèmes de paiement et de règlements des pays, y compris des marchés des transferts de fonds, et présenter des pistes d’amélioration ;

4. diversification des services financiers aux particuliers : soutenir les réformes de l’environnement juridique, réglementaire et politique, le renforcement des capacités des inspecteurs, la conception des programmes publics afin d’élargir l’accès à toute une gamme de services financiers, y compris l’épargne, l’assurance et le crédit, de manière à ce que les comptes courants ouvrent la voie à une inclusion financière totale ;

5. mobilisation des nouvelles technologies au service de l’inclusion financière : œuvrer avec les autorités nationales à la création d’un environnement porteur pour exploiter toutes les opportunités liées à la « fintech » et aux nouvelles technologies, rééquilibrer la donne et élargir l’accès aux services financiers. Le Groupe de la Banque mondiale soutient également les travaux du G20 en lien avec la « fintech » ;

6. renforcement de la concurrence et développement des points d’accès : soutenir les réformes de la réglementation et de la supervision pour élargir l’accès et garantir des règles du jeu identiques aux acteurs bancaires et non bancaires (ou aux prestataires de services non conventionnels), à l’image des sociétés de télécommunications, des entreprises spécialisées dans la « fintech », des postes, des coopératives et des réseaux d’agents ;

7. protection des consommateurs de services financiers : s’employer à renforcer le cadre juridique et réglementaire régissant la protection des consommateurs de services financiers (a), la divulgation d’informations et la transparence, y compris à travers des conseils sur les dispositifs institutionnels et les mécanismes de réparation ainsi que le renforcement des capacités ;

8. connaissance des produits et services financiers : aider les gouvernements à concevoir des stratégies nationales d’éducation financière (a), collecter des données et organiser des enquêtes pour mesurer le niveau de connaissance du secteur financier, les capacités et la sensibilité à ces questions mais également concevoir et évaluer les programmes de renforcement des capacités financières ;

9. données sur l’inclusion financière : les enquêtes réalisées par le Groupe de la Banque mondiale à l’échelle mondiale et nationale fournissent des données et des informations sur l’inclusion financière. C’est le cas notamment avec Global Findex (a), qui couvre plus de 150 000 personnes dans 140 pays, l’enquête mondiale sur les systèmes de paiement (a), qui porte sur les autorités de réglementation de 120 pays en s’attachant aux infrastructures financières impliquées dans les paiements et l’argent mobile, ou encore l’enquête mondiale sur l’inclusion financière et la protection des consommateurs (FICP), elle aussi menée auprès des autorités de réglementation dans 120 pays pour apprécier les conditions régissant l’inclusion financière et la protection des consommateurs. La Banque mondiale réalise également des diagnostics pays et des enquêtes sur les capacités financières et la protection des consommateurs et le financement des petites et moyennes entreprises (a), Enfin, sa base de données sur les frais d’envoi et de réception associés aux transferts de fonds dans le monde couvre 365 couloirs de transfert.

Le Groupe de la Banque mondiale œuvre par ailleurs en faveur de l’inclusion financière par l’entremise de différents programmes internationaux de fonds d’affectation spéciale :

Le programme du Cadre d’appui à l’inclusion financière (FISF), lancé en 2013, soutient les réformes et les initiatives des pays pour atteindre leurs objectifs d’inclusion financière. Le FISF (a) permet d’élargir et d’exploiter les activités de dialogue, d’analyse et de financement de l’inclusion financière du Groupe de la Banque mondiale. Le programme couvre actuellement huit pays et bénéficie du soutien du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Le programme visant à tirer parti de l’innovation pour renforcer l’inclusion financière (HiFi) (a) propose une assistance technique aux prestataires de services financiers pour les aider à mettre en place des modèles commerciaux axés sur la technologie afin de répondre aux besoins des personnes mal desservies. Fournissant également une expertise pour aider les pays en développement à moderniser leurs systèmes de paiement au niveau du gouvernement, du commerce de détail et des transferts de fonds, il bénéficie du soutien du Département britannique pour le développement international (DfID) et est mis en œuvre par le Groupe de la Banque mondiale.

Le fonds d’affectation spéciale pour la protection des consommateurs et la connaissance du secteur financier (CPFL) apporte une assistance technique par l’intermédiaire des programmes existants de protection des consommateurs et de connaissance du secteur financier (a) afin d’améliorer la législation et la réglementation renforçant les obligations de divulgation d’informations aux consommateurs et interdisant les pratiques commerciales abusives et instaurant des dispositifs juridiques efficaces en cas de litige, tout en s’attachant à améliorer les connaissances des consommateurs et leur sensibilisation aux services financiers, surtout parmi les populations pauvres et vulnérables. Il bénéficie du soutien du Secrétariat d’État aux affaires économiques (SECO) de la Suisse.

Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec des organismes de normalisation du monde entier pour concevoir des initiatives en la matière et organiser des forums.

Partenariat mondial pour l’inclusion financière du G20 : le Groupe de la Banque mondiale est l’un des partenaires d’exécution du GPFI (a), une plateforme rassemblant tous les pays du G20, les pays non membres intéressés et d’autres acteurs concernés afin d’œuvrer en faveur de l’inclusion financière. Sous la présidence de la Chine, il a co-dirigé l’équipe technique du G20 chargée de rédiger le projet de Principes de haut niveau du G20 sur l’inclusion financière numérique et fourni des éléments techniques pour définir les nouveaux indicateurs du G20 en la matière. Les Principes de haut niveau engagent les gouvernements à promouvoir une approche numérique de l’inclusion financière.

Un rapport consacré aux aspects de l’inclusion financière liés aux paiements met en exergue sept principes directeurs et suggère des pistes d’action pour améliorer l’accès aux comptes courants. Il a été élaboré par un groupe de travail sur la réglementation financière présidé par le Comité sur les paiements et les infrastructures de marché et le Groupe de la Banque mondiale.

 

Pôle mondial d’expertise en Finance et marchés du Groupe de la Banque mondiale

En juin 2016, les opérations de prêt en appui aux autorités nationales pour améliorer l’inclusion financière s’élevaient à 4 milliards de dollars d’engagement, avec 1 milliard supplémentaire d’opérations en préparation. Le pôle Finance et marchés a également conçu de nouveaux outils d’orientation et de diagnostic, produit des données et organisé des recherches pour renforcer l’efficacité des cadres nationaux régissant les politiques, la réglementation et la supervision. Depuis juin 2012, ses travaux ont amélioré l’accès aux services financiers de plus de 70 millions d’individus, microentreprises et PME.

Au titre de la 17e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), le Groupe de la Banque mondiale s’était engagé à soutenir au moins dix pays bénéficiant de l’aide de l’IDA pour tenir leurs objectifs et engagements en faveur de l’inclusion financière. La demande ayant dépassé la cible initiale, il a identifié 16 pays IDA, dont neuf en Afrique subsaharienne, qu’il aidera à réaliser leurs engagements en faveur de l’accès aux services financiers et l’inclusion financière. Des projets soutenus par le Groupe de la Banque mondiale ont été élaborés ou étoffés dans onze de ces 16 pays. Il s’agit notamment de programmes exhaustifs d’assistance technique, analytique et financière pour concevoir et déployer des stratégies nationales d’inclusion financière mais aussi pour étayer les réformes porteuses de transformation et les investissements dans les services de paiement innovants, la « fintech », le financement des microentreprises et des PME, la finance responsable et les domaines connexes.

Ces interventions complètent les initiatives d’autres services du Groupe de la Banque mondiale qui œuvrent également pour l’inclusion financière : c’est le cas d’IFC, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, qui intervient aux côtés des institutions et des intermédiaires financiers (a), ou du Groupe consultatif d’aide aux populations pauvres (CGAP) (a), un partenariat international hébergé par la Banque mondiale et rassemblant 34 organismes de premier plan ayant pour objectif de faire progresser l’inclusion financière, à travers l’essor de marchés responsables et l’élargissement de l’accès des pauvres aux services financiers.

Exemples nationaux

 

L’Indonésie s’est dotée en août 2016 d’une nouvelle stratégie nationale pour l’inclusion financière et a engagé depuis quelques années plusieurs réformes en la matière pour instiller une culture de l’épargne, renforcer le dispositif en vigueur de garantie des prêts et l’autonomisation des communautés, améliorer les infrastructures financières et les systèmes de paiement, élargir l’accès aux services d’assurance et développer la connaissance du secteur financier.

Le Groupe de la Banque mondiale travaille avec les autorités à des réformes visant à améliorer l’accès aux services financiers et à dématérialiser les paiements (y compris les transferts sociaux), développer les points d’accès, renforcer le cadre réglementaire et de supervision et sensibiliser les populations aux questions financières tout en améliorant leur compréhension.

Mexique : en juin 2016, le Mexique a lancé sa stratégie nationale pour l’inclusion financière (a) en vue d’accélérer l’accès aux services financiers pour plus de la moitié de la population actuellement écartée du système financier formel et réglementé. Le Groupe de la Banque mondiale aide le pays à renforcer la supervision du secteur financier, à développer le crédit et à améliorer l’inclusion financière.

Mozambique : avec le soutien de la Banque mondiale, le Mozambique a lancé une nouvelle stratégie pour l’inclusion financière (a) en juillet 2016, dont l’objectif à l’horizon 2022 est de faire passer de 24 à 60 % la part de la population ayant accès aux services financiers.

Pakistan : la Banque mondiale appuie les efforts du pays pour réformer et favoriser l’accès aux services financiers et l’inclusion financière, ce qui a permis aux autorités de renforcer (a) le système bancaire national et de développer la participation du secteur privé.

Pérou : la stratégie nationale pour l’inclusion financière (a), élaborée avec le soutien de la Banque mondiale et lancée en 2015, prévoit qu’à l’horizon 2021, au moins 75 % des adultes auront accès à un compte courant.

 

 

Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec des organismes de normalisation du monde entier pour élaborer des recommandations, des normes et des bonnes pratiques. Il travaille également avec le G20 au développement de lignes directrices à l’intention des organes de réglementation et des décideurs, ainsi que pour catalyser de nouvelles initiatives en faveur de l’inclusion financière. Il est par ailleurs partenaire d’exécution pour le Partenariat mondial pour l’inclusion financière du G20 (GPFI).

En outre, le Groupe collabore étroitement avec un certain nombre d’organismes et de partenaires donateurs pour faire progresser l’inclusion financière : AFI, AusAID, FENU, Fondation Bill et Melinda Gates, fonds de développement du secteur financier, GIZ, ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, OCDE, SECO, USAID, UNSGSA, banques de développement régional, parmi d’autres.

Le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et la Fondation Bill & Melinda Gates assurent le financement du Cadre d’appui à l’inclusion financière (FISF), tandis que le SECO finance le programme de protection des consommateurs et de connaissance du secteur financier (CFPL), le DfID soutenant pour sa part le programme visant à tirer parti de l’innovation pour renforcer l’inclusion financière (Harnessing Innovation for Financial Inclusion ou HiFi).

Au titre de l’initiative pour un accès universel aux services financiers à l’horizon 2020 (UFA2020), le Groupe de la Banque mondiale s’efforce, avec ses partenaires, de mobiliser les investisseurs privés en faveur de l’inclusion financière. Des prestataires de services financiers de premier plan se sont fixé des objectifs ambitieux conformes à la philosophie de cette initiative. Les 14 partenaires du secteur financier ayant pris des engagements concrets comprennent des banques (Equity Bank, Bank Mandiri, State Bank of India), des coopératives de crédit et des caisses d’épargne (WOCCU, WSBI), des réseaux de cartes de paiement (Visa et MasterCard), des institutions et des coalitions de microfinance (Bandhan, Global Banking Alliance for Women) ainsi que des sociétés de télécommunications (Telenor, Ooredoo).