Le Groupe de la Banque mondiale et le secteur privé

Le Groupe de la Banque mondiale s’efforce d’accélérer le rythme d’une croissance durable et solidaire dans l’ensemble des régions du monde et des secteurs du développement. Nous jouons un rôle capital dans la création de partenariats et l’ouverture de nouveaux débouchés pour le secteur privé.

Mettre fin à la pauvreté et réduire les inégalités sont des objectifs ambitieux. Or, chaque année, la différence entre les ressources nécessaires à leur réalisation et les financements disponibles se mesure en milliers de milliards de dollars. La seule façon de relever le niveau des investissements consiste à créer de nouveaux marchés et à introduire des solutions innovantes dans les pays en développement. C’est pourquoi le secteur privé doit être associé à cette démarche.

Les détenteurs de capitaux n’ont jamais eu autant la possibilité d’obtenir des rendements raisonnables en accroissant leurs investissements dans les pays en développement. Au total, les fonds placés dans des obligations assorties de taux d’intérêt négatifs, des titres d’État à faible rendement et des dépôts en espèces se montent à plus de 40 000 milliards de dollars.

Pour s’engager sur les marchés des pays en développement, les investisseurs privés doivent toutefois disposer d’informations de meilleure qualité sur les possibilités existantes et avoir la certitude qu’elles présentent des risques acceptables. Pour leur part, de nombreux pays en développement ont besoin d’aide pour attirer et gérer des capitaux privés. Fort de son rayonnement mondial et de sa présence à l’échelle locale, le Groupe de la Banque mondiale est un conseiller stratégique capable de jeter des passerelles entre des capitaux en quête de rendements plus élevés et les pays cherchant à améliorer les conditions de vie de leur population. 


 

 


Le Groupe de la Banque mondiale a accumulé 70 ans d’expérience de collaboration avec les pouvoirs publics et le secteur privé dans le monde entier. Outre que nous entretenons des relations de longue date avec 189 pays, nous disposons d’un personnel international, de délégations dans 140 pays et de solides compétences dans l’ensemble des régions et des secteurs. Nous facilitons la réalisation d’investissements privés au moyen de projets à fort impact : la Plateforme globale pour l’infrastructure (a) contribue par exemple à la préparation et la structuration de complexes partenariats public-privé dans le secteur des infrastructures, tandis que le Plan d’action sur le changement climatique destiné à concevoir des projets d’énergie propre susceptibles d’attirer des investissements. Nous coordonnons étroitement notre action avec celle d’autres organisations, organismes et institutions multilatérales collaborant eux aussi avec le secteur privé.

Le Groupe de la Banque mondiale propose de multiples filières et instruments pour encourager le secteur privé à chercher des débouchés et entreprendre des activités dans les pays en développement :

Créer des marchés et faire concorder les opportunités. Nous aidons à la création de marchés en identifiant de nouvelles opportunités, en recensant la demande insatisfaite, en communiquant ces informations aux milieux d’affaires internationaux et en aidant les pouvoirs publics à mettre en place un environnement ouvert aux investissements du secteur privé. Nous utilisons toute une gamme d’outils, notamment nos diagnostics-pays systématiques (a), pour appréhender les besoins et les risques au niveau national. 

Créer de nouveaux marchés pour les entreprises. En menant des opérations dans les marchés émergents et les zones à haut risque, fragiles ou touchées par un conflit, nous avons acquis en matière de gestion des risques une expertise considérable qui nous permet de faciliter la mise en œuvre de réformes publiques et la mise à profit d’opportunités économiques. Grâce à nos financements et à nos connaissances techniques, nous concevons des solutions à même d’associer intérêts commerciaux et réalisations en faveur du développement. Nous aidons les entreprises à bien manœuvrer dans ces nouveaux environnements et à accroître leur impact en se connectant aux circuits d’approvisionnement locaux et en renforçant leurs relations avec les populations locales. Nous offrons aussi des instruments de renforcement du crédit, des services d’assurance contre les risques politiques et des garanties de paiement et de prêt, qui peuvent être inclus dans des montages permettant la réalisation de nouveaux projets et de nouvelles transactions et améliorant les possibilités investissements au profit du secteur privé.  

Promouvoir les possibilités d’investissement pour les investisseurs et les institutions financières. Notre solide assise financière nous permet de mobiliser des ressources sur les marchés financiers. Nous œuvrons aussi à la mobilisation de capitaux supplémentaires à l’appui du Programme 2030 (a) au moyen d’une palette d’outils, de plateformes et de techniques visant à atténuer les risques dans les pays émergents et à haut risque.

En plus d’offrir des produits financiers traditionnels assortis d’une note de crédit AAA dans plusieurs devises, nous proposons des solutions novatrices à l’appui d’investissements responsables et durables tout en réduisant les risques connexes. Nous émettons ainsi des titres obligataires thématiques telles que les obligations vertes, les obligations sociales, les obligations en faveur de la paix, les obligations indexées sur les ODD et les obligations catastrophes. Enfin, en 2016, pour la première fois, l’IDA a reçu une note AAA qui lui permet de lever des capitaux sur les marchés financiers pour financer des investissements à même de changer la vie des habitants des 75 pays les plus pauvres du monde en les approvisionnant en énergie et en eau potable, en offrant des perspectives aux réfugiés et en soutenant les interventions en cas de catastrophe naturelle et de crise sanitaire.

Développer des relations pour réaliser des objectifs communs. Le Groupe de la Banque mondiale noue des alliances avec les dirigeants d’entreprise et les associations commerciales internationales en faveur d’initiatives d’intérêt commun susceptibles de promouvoir les priorités de développement, telles que la Coalition des leaders de la tarification du carbone (a) et la plateforme Invest4Climate. Nous collaborons aussi avec des organisations telles que le Forum économique mondial et nous participons aux activités d’autres plateformes publiques et privées visant à promouvoir des profonds changements.

Le Groupe de la Banque mondiale aide le secteur privé à investir sur les marchés émergents en fonction des priorités stratégiques de chaque investisseur et de sa propension à prendre des risques. Nous disposons d’un large éventail de produits et de programmes pour mobiliser des ressources sur les marchés financiers ainsi que des instruments d’atténuation des risques. 

Soutenir nos activités à l’aide d’instruments des marchés financiers

Le secteur privé peut investir directement dans les activités que nous mettons en œuvre avec les pays en développement :

La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), chargée d’accorder des prêts aux pays à revenu intermédiaire, et la Société financière internationale (IFC), qui prête aux entreprises privées des pays en développement, émettent des obligations sur les marchés financiers internationaux. Ces institutions, qui jouissent toutes deux d’une note AAA, proposent des instruments innovants sur les marchés des titres de créances afin de répondre aux besoins des investisseurs dans les marchés du monde entier. Ces obligations prennent diverses formes : obligations vertes, obligations axées sur les pandémies, obligations indexées sur les ODD, obligations sociales, etc.  

À compter de 2018, en outre, l’Association internationale de développement (IDA), chargée d’accorder des prêts concessionnels et des dons aux pays les plus pauvres, commencera à émettre des obligations sur les marchés financiers mondiaux. L’IDA rejoint ainsi la BIRD et l’IFC parmi les émetteurs notés AAA. Ses obligations donneront aux investisseurs la possibilité de financer des activités de développement là où elles sont le plus nécessaires.

Créer des possibilités d’investissement dans les pays émergents

Les possibilités d’investissement aux côtés du Groupe de la Banque mondiale continuent de se multiplier :

  • Le programme de prêts syndiqués de l’IFC permet aux institutions financières de bénéficier des avantages du statut de créancier privilégié de la Société financière internationale, que lui vaut sa position d’institution multilatérale. Depuis sa création en 1959, ce programme a permis de mobiliser plus de 62 milliards de dollars auprès de 500 partenaires de financement à l’appui de projets dans les pays émergents. 
  • Le Programme de portefeuille de prêts conjoints de l’IFC donne aux investisseurs institutionnels la possibilité de participer aux activités du futur portefeuille de prêts de la Société. Les investisseurs apportent, à l’échelle du portefeuille, des capitaux que l’IFC peut consacrer à la réalisation d’investissements dans divers secteurs et régions conformément à sa stratégie et à ses procédures.
  • IFC Asset Management Company gère des fonds au nom d’investisseurs institutionnels — fonds souverains, fonds de pension, institutions de financement du développement — qui peuvent ainsi investir dans des entreprises et des projets d’infrastructure à fort potentiel parmi les pays en développement.
  • Le Groupe de la Banque mondiale héberge la Plateforme globale pour l’infrastructure (GIF), une initiative visant à associer des partenariats public-privé bien structurés et financièrement attrayants à des capitaux privés intéressés. La Plateforme, qui fonctionne en partenariat avec les banques multilatérales de développement, les investisseurs, les bailleurs de fonds et les pouvoirs publics, a constitué une liste de projets d’infrastructure durables, virtuellement à même de mobiliser des milliards de dollars d’investissement dans les pays en développement.

Le Groupe de la Banque mondiale rend plus facile et plus attrayante la poursuite d’activités commerciales par les entreprises privées dans les pays en développement. 

  • Nous aidons à créer des marchés en détectant les possibilités de croissance, en communiquant ces informations aux milieux d’affaires internationaux et en aiguillonnant les investissements du secteur privé.
  • Nous utilisons toute une gamme d’outils pour comprendre les besoins des pays et atténuer les risques des entreprises
  • Nous aidons les pays à améliorer le cadre d’activité des entreprises grâce à des mesures consistant notamment à appuyer les réformes du marché du travail, à prodiguer des conseils sur les partenariats public-privé, à faciliter la mise en œuvre de politiques commerciales favorables à la concurrence et à soutenir la modification de la réglementation au niveau sectoriel.

Fournir des financements aux entreprises privées

Nous aidons les entreprises en leur accordant des prêts libellés en monnaies nationales, en leur proposant diverses autres modes de financement et en les mettant en contact avec des investisseurs institutionnels. Nous les aidons aussi à manœuvrer dans de nouveaux environnements, à se connecter aux circuits d’approvisionnement locaux et à établir des liens avec les populations locales.

Par ailleurs, nous proposons des instruments de renforcement du crédit, des services d’assurance contre les risques politiques et des garanties de paiement et d’emprunt. Ces outils et services peuvent être intégrés dans des montages permettant la réalisation de projets et de transactions à même d’améliorer les possibilités d’investissement au profit du secteur privé.

Promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat

Nous participons au renforcement des capacités d’entreprises prometteuses dans des secteurs à forte croissance tels que l’agroindustrie, les technologies de l’information et de la communication et les technologies propres. Nous facilitons en outre l’accès de ces compagnies aux capitaux de démarrage et au savoir-faire professionnel.

Le Groupe de capital-risque de l’IFC (a) investit dans des sociétés en phase de croissance qui proposent des technologies innovantes ou des modèles opérationnels axés sur les marchés émergents. Parmi les secteurs concernés figurent les services de santé, les technologies de l’éducation et le commerce en ligne.

Collaborer avec les entreprises et les organismes philanthropiques

Nous mobilisons les milieux d’affaires et les organisations philanthropiques à l’échelle mondiale pour apporter des solutions et des financements en faveur de la réalisation des grandes priorités de développement : investissements dans le capital humain, l’emploi et les possibilités d’activités économiques pour les réfugiés et les populations qui les hébergent, lutte contre le changement climatique et élargissement de l’accès aux financements, au profit notamment des femmes entrepreneurs.

Nous offrons nos connaissances, données et conseils aux entreprises et aux pouvoirs publics pour les aider à renforcer la viabilité de leurs pratiques.

Nous scellons des alliances avec les dirigeants d’entreprise et les associations commerciales internationales en faveur d’initiatives d’intérêt commun visant à résoudre des problématiques mondiales telles que la tarification du carbone et les investissements dans les technologies climato-intelligentes. Nous mobilisons des partenaires au moyen de plateformes de collaboration telles que le Conseil consultatif, la Coalition des leaders de la tarification du carbone (a), la plateforme Invest4Climate et le Réseau de la banque durable (a).

Nous proposons aux petites et moyennes entreprises (PME) des outils pour améliorer leur accès aux financements et aux marchés et débloquer de nouvelles sources de capitaux :

Les lignes de crédit pour les PME fournissent des financements bancaires (souvent assortis d’échéances plus longues que celles qui sont généralement disponibles sur le marché) spécifiquement destinés aux PME pour les soutenir dans leurs investissements, leur croissance et leurs exportations.

Les mécanismes de garantie partielle de crédit, en vertu desquels le garant s’engage à rembourser partiellement ou entièrement un emprunt à un prêteur du secteur bancaire, facilitent l’accès des PME aux financements. Le Groupe de la Banque mondiale offre des services de conseil pour établir des projets et tirer profit de ces mécanismes.

Le dispositif de financement de l’innovation en amont fournit des fonds propres et des prêts ou des titres assimilables à des prêts à de jeunes entreprises en démarrage ou à des sociétés à forte croissance qui, faute de quoi, ne pourraient peut-être pas obtenir des financements bancaires.

Le guichet de promotion du secteur privé de l’IDA a été créé pour stimuler les investissements du secteur privé dans les pays ayant accès aux ressources de l’IDA, notamment les pays fragiles et touchés par un conflit. Il comprend un mécanisme d’atténuation des risques financiers liés aux investissements dans l’infrastructure, les PME, l’agroindustrie et d’autres projets d’avant-garde dans divers secteurs.

Nos services de conseil sur les politiques en matière de commerce et d’investissement, les circuits d’approvisionnement et l’amélioration de l’infrastructure financière facilitent la mise en place d’un environnement favorable et le renforcement de la capacité des PME à accéder aux financements et aux marchés.

Notre réseau mondial d’incubateurs d’entreprises, composé de centres d’innovation climatique (a), de centres d’appui à l’entrepreneuriat dans l’agroalimentaire (a) et de laboratoires d’applications mobiles (mLabs) (a), épaulent les nouveaux entrepreneurs à tous les stades du processus de financement précoce, de formation technique et d’information sur les marchés.

Le Groupe de la Banque mondiale finance plus de 1 700 projets d’investissement dans quelque 130 pays et un large éventail de branches d’activité et de secteurs. Environ 80 % des financements annuels sont consacrés aux secteurs des transports, de l’eau et de l’assainissement, et de l’énergie et des industries extractives. La valeur du portefeuille de projets en cours de nos institutions avoisine 80 milliards de dollars et les passations de marchés portant sur les opérations des projets atteignent un montant annuel d’environ 20 milliards de dollars. 

Le Cadre de passation des marchés (a) de la Banque mondiale optimise le rôle stratégique de la passation des marchés dans la réalisation des principaux objectifs d’efficacité au plan du développement — en mettant l’accent sur le choix, la qualité et la valeur au regard des dépenses publiques, tout en permettant de s’adapter aux situations nationales.

Le 21 juillet 2015, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un nouveau Cadre de passation des marchés qui doit être obligatoirement appliqué à toutes les opérations de prêt entreprises après le 1er juillet 2016.

Pour en savoir plus :

Passation des marchés (a)

Projets et opérations

Dans le cadre de sa proposition de valeur sans équivalent, le Groupe de la Banque mondiale propose de nombreux mécanismes de garantie pour atténuer les risques encourus par les investisseurs privés et rendre les projets financièrement attrayants.

La BIRD et l’IDA offrent des garanties pour attirer des capitaux privés vers les projets de développement en protégeant les bailleurs de fonds contre d’éventuels défauts de paiement de la part d’États ou d’entités du secteur public. Adossées à des contre-garanties souveraines, ces garanties témoignent avec force de l’engagement politique en faveur du projet.

Les garanties de la MIGA couvrent les prises de participation, les prêts et d’autres formes de financement, principalement pour promouvoir les investissements transfrontaliers. Ces produits, qui n’exigent pas de contre-garantie de la part du pays hôte, couvrent les risques suivants :

  • l’inconvertibilité de la monnaie et les restrictions de transfert ;
  • les expropriations ;
  • les conflits armés, les actes terroristes et les troubles civils ;
  • les ruptures de contrat ;
  • le non-respect par les États et les entreprises publiques des obligations financières qui leur incombent.

Les instruments de garantie de l’IFC couvrent essentiellement les titres de créance émis par ses clients du secteur privé. Ils incluent des garanties de crédit partielles ou totales ainsi que des mécanismes de partage des risques.