COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale appuie un système de filets sociaux pour réduire la vulnérabilité de 15 000 ménages pauvres au Tchad

01 septembre 2016


WASHINGTON, le 1er Septembre 2016 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd'hui un don de 10 millions de dollars américains pour aider le Tchad à développer et mettre en place un système national de filets sociaux  destiné à aider directement 15 000 ménages pauvres et vulnérables des zones rurales et urbaines du Tchad. En particulier ceux vivant dans la région septentrionale du  Logone Occidental, dans la région sahélienne de  Bahr-El-Gazel et dans les quartiers urbains et périurbains de N’Djamena. Ces filets sociaux permettront de réduire la pauvreté et de redistribuer équitablement les bénéfices de la croissance économique par le biais de transferts monétaires et d’emplois de travaux publics.

Ce projet cible tout particulièrement les ménages pauvres avec des enfants de moins de 15 ans et des femmes enceintes. Les transferts monétaires, qui appuieront les dépenses de  consommation des ménages sur une période de 2 ans, seront associés à des mesures d’accompagnement axées sur l’amélioration des pratiques d’hygiène maternelle et de la nutrition infantile. Ils visent également à empêcher les ménages d’adopter des stratégies d’adaptation négatives  à la suite d’un choc.

Le Projet de filets sociaux, financé par l'Association internationale de développement (IDA)* et le Fonds d’affectation spéciale multi donateurs pour la protection sociale adaptative au sahel, soutenue par la coopération Anglaise (DFID) appuiera des programmes ciblant 6 200 ménages pauvres de la bande sahélienne et de la zone sud-soudanienne. Ces derniers recevront une prestation mensuelle de 15 000 francs CFA (25 dollars) versée tous les 2 mois. En outre, le projet offrira des opportunités de revenu à près de 9000 ménages pauvres des zones urbaines et périurbaines de N’Djamena. Les participants se verront offrir un emploi d’une durée maximale de 80 jours, avec une rémunération journalière d’environ 1 200 francs CFA (2 dollars) pour 5 heures de travail quotidien. Dans la majorité des cas, la prestation sera versée aux mères. Ce transfert correspond à environ 50 %de l’écart de pauvreté en matière de consommation alimentaire et devrait permettre aux ménages de stabiliser leur consommation sans pour autant les dissuader de travailler.

« Le nouveau programme de filet social au Tchad devra aider le pays à accélérer la réduction de la pauvreté en sauvant certaines des familles les plus démunies des chocs et crises, et en leur permettant de continuer d’investir dans le futur de leurs enfants », a déclaré Paul Noumba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale au Tchad. « Les filets sociaux contribuent déjà à aider les ménages à devenir plus résilients et productifs à travers tout le continent, notamment au Niger et dans de nombreux autres pays ».

En cohérence avec la Stratégie Nationale pour la Protection Sociale (SNPS) du Tchad, approuvée par le gouvernement en juillet 2015, le projet servira à développer des filets sociaux pérennes qui soutiennent les familles les plus démunies. Une fois ce système en place, le gouvernement sera en mesure de répondre aux crises avec des instruments flexibles et efficaces. Une Cellule filets sociaux a été mise en place par le ministère de l'Économie et de la Planification du développement en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité nationale, en vue de constituer une équipe de techniciens pour mettre en œuvre le projet. Tous les moyens techniques et financiers nécessaires ont été mis à sa disposition pour qu’elle puisse mener à bien sa mission et travailler de manière indépendante.

« Ce projet aidera les familles pauvres vivant dans les zones rurales du Tchad à faire face à la sècheresse et à ses conséquences les plus graves, telles que la perte de revenus, l'insécurité alimentaire sévère et la malnutrition», a déclaré Giuseppe Zampaglionechef d'équipe de la Banque mondiale pour le Projet de filets sociaux.

* L’Association internationale de développement (IDA), créé en 1960, aide les pays les plus pauvres du monde en accordant des prêts (appelés «crédits») et des subventions pour des projets et des programmes qui visent à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des pauvres. L'IDA est l'un des principaux bailleurs de fonds pour les 81 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l'IDA apportent des changements positifs pour les 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour. Depuis 1960, l'IDA a soutenu le travail de développement dans 108 pays. Les engagements annuels ont augmenté régulièrement et ont atteint en moyenne environ 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, avec environ 50 pour cent des engagements allant à l'Afrique.

Contacts médias
À Washington
Aby Toure
Téléphone : (202) 473-8302
akonate@worldbank.org
À N’Djamena
Edmond B. Dingamhoudou
Téléphone : (+235) 6543-0614
edingamhoudou@worldbank.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2017/001/AFR

Api
Api