COMMUNIQUÉS DE PRESSE

La Banque mondiale et la France, partenaires pour renforcer la résilience climatique des côtes de l'Afrique de l'Ouest

21 avril 2016


NEW YORK, le 21 avril 2016 - La Banque mondiale et le ministère français de l'Environnement, de l'Energie, et de la Mer ont annoncé aujourd'hui un effort commun en faveur des pays d'Afrique de l'Ouest en vue de renforcer la résilience de leurs zones côtières au changement climatique, et d'identifier les opportunités pour les investissements dans le développement durable de leurs économies «bleues». La collaboration répond aux demandes de soutien international des pays ouest-africains pour les aider à surmonter un large éventail de défis tels que l'érosion côtière et les inondations, la surexploitation des ressources naturelles, les pollutions marine et côtière, l'urbanisation rapide, et l'utilisation non durable des terres. Cette collaboration est fondée sur les engagements et les activités de sensibilisation organisées par la Banque mondiale et la France lors de la conférence sur le changement climatique en décembre dernier, à Paris, pour lever des fonds pour la résilience climatique dans les zones côtières.

« En 2015, l'océan a été reconnu comme un enjeu de premier ordre dans la question climatique. 2016 doit donc être le temps de l'action. En signant cet arrangement avec la Banque mondiale, la France s'inscrit en plein soutien à la mobilisation des pays d'Afrique de l'Ouest pour renforcer la gestion intégrée de leur littoral dans une des régions les plus exposées du monde », a déclaré Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer lors de la signature de l'accord.

«Nous savons que les impacts physiques du changement climatique sont ressentis fortement par les océans, tout comme ils touchent nos forêts, nos paysages ruraux et nos économies. Quatre mois après l'accord sur le climat de Paris, cette collaboration représente un pas significatif pour mieux assurer la résilience de millions de personnes qui comptent sur l’océan pour subvenir à leurs besoins. Il est urgent que nous avancions d'une manière concertée et efficace», a déclaré Laura Tuck, Vice-présidente pour le développement durable, Banque mondiale.

La Banque mondiale et la France conviennent de collaborer à des activités conjointes telles que la création d'un observatoire du littoral ouest-africain pour améliorer la base de connaissances sur l'érosion côtière, les inondations et autres dangers du changement climatique ainsi que les nations côtières et insulaires de l'Afrique occidentale. Cet observatoire renforcera les capacités nationales et régionales ; permettra d’initier des dialogues politiques; et fournira les connaissances et les données nécessaires pour une meilleure prise de décision.

L'observatoire fera partie du programme sur les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest (WACA), lancé par la Banque mondiale en 2015, et qui vise à mieux intégrer les infrastructures et la gestion des ressources naturelles en vue d'améliorer la résilience côtière au changement climatique. Grâce à WACA, la Banque mondiale, la France et les partenaires espèrent aider les pays à accroître la résilience des communautés côtières aux aléas climatiques - en particulier les inondations et l'érosion côtière - dans 30 pour cent des points sensibles identifiés d’ici 2023.

Les zones côtières de l'Afrique de l'Ouest abritent une abondance de ressources naturelles, sur terre et en mer, qui constituent des services écosystémiques vitaux. Les zones côtières abritent 31 pour cent de la population de la région et représentent 56 pour cent du PIB de la région. Plus de 1,6 millions de tonnes de poisson sont légalement capturés dans les eaux ouest-africaines chaque année, avec une valeur de gros estimée à de 2,5 milliards de dollars US.

Le changement climatique, le développement des infrastructures non durables, la gestion inadéquate des habitats et des ressources naturelles et la pollution menacent la productivité des écosystèmes côtiers. Les importantes pertes de côtes, qui s’aggraveront avec la montée du niveau de la mer, ont déjà un grand impact économique sur les populations. Selon des estimations réalisées par la Banque mondiale en 2012, 500.000 personnes sont touchées par les inondations dans cette région en moyenne chaque année, et au Togo, les côtes se retirent de 5 mètres en moyenne chaque année.

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À Washington
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2016/365/AFR

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