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Asie de l’Est et Pacifique : une croissance toujours soutenue mais en léger repli

04 octobre 2015


Un nouveau rapport de la Banque mondiale plaide pour la poursuite des réformes structurelles et la gestion macroéconomique

SINGAPOUR, 5 OCTOBRE 2015 — En assurant pratiquement les deux cinquièmes de la croissance mondiale, l’Asie de l’Est conserve son statut de locomotive, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale. La région dans son ensemble devrait enregistrer une croissance de 6,5 % en 2015, en léger repli par rapport aux 6,8 % de l’an dernier.

« La croissance dans les pays en développement de l’Asie de l’Est et du Pacifique reste solide mais son ralentissement tendanciel doit inciter les dirigeants de la région à rester concentrés sur les réformes structurelles pour asseoir une croissance durable et solidaire. Il s’agit notamment d’améliorer la réglementation des marchés des capitaux, du travail et des produits et de prendre des dispositions pour renforcer la transparence et la responsabilité. Ces mesures rassureront les investisseurs et les marchés et contribueront à soutenir une croissance qui permettra aux plus démunis de s’extraire de la pauvreté », estime Axel van Trotsenburg, vice-président pour la région Asie de l’Est et Pacifique à la Banque mondiale.

Le rapport East Asia Pacific Economic Update publié aujourd’hui analyse les défis de la conjoncture internationale pour la région : reprise progressive dans les économies à haut revenu, intensification de la perte de vitesse des échanges mondiaux depuis 2009 et accentuation du ralentissement généralisé dans les pays en développement, surtout pour les pays producteurs de matières premières touchés par la baisse des cours.

Les différents pays de la région affichent des performances variées : l’économie chinoise devrait atteindre un taux de croissance d’environ 7 % cette année, avant de se tasser progressivement sous l’effet de la conversion à un modèle davantage ancré sur la consommation intérieure et les services.

Les autres pays en développement d’Asie de l’Est devraient bénéficier d’une croissance de 4,6 % en 2015, identique au taux de 2014. Les pays exportateurs de produits de base — comme l’Indonésie, la Malaisie et la Mongolie — verront leur croissance et leurs recettes publiques diminuer cette année, plombées par la baisse des cours internationaux. Les pays importateurs de produits de base conserveront un taux de croissance stable, voire alerte : ainsi, le Viet Nam devrait enregistrer une progression de 6,2 % en 2015 puis de 6,3 % en 2016. Mais dans bon nombre d’économies plus petites, le rythme devrait se tasser. Au Cambodge, le ralentissement de la production agricole fragilise l’économie, même si le taux de croissance attendu pour 2015 devrait ressortir à 6,9 %. Au Myanmar, les graves inondations de juillet dernier devraient pénaliser la croissance, qui devrait ressortir à 6,5 % en 2015, contre 8,5 % l’an dernier. Les pays insulaires du Pacifique bénéficieront quant à eux d’une croissance modérée.

« Le ralentissement prévu de la croissance dans les pays en développement d’Asie de l’Est s’explique par le rééquilibrage économique de la Chine et le rythme de la normalisation attendue des taux d’intérêt directeurs aux États-Unis », précise Sudhir Shetty, économiste en chef pour la Région Asie de l’Est et Pacifique à la Banque mondiale. « Si ces ajustements risquent d’engendrer une certaine volatilité financière à court terme, ils sont indispensables pour garantir une croissance durable. »

Le rapport table sur l’essoufflement progressif de l’économie chinoise en 2016-17, un scénario corroboré par la présence dans le pays d’amortisseurs et d’instruments politiques suffisants pour affronter la perspective d’un coup de frein plus prononcé, comme un niveau d’endettement public relativement faible, des réglementations restreignant l’épargne en dehors du système bancaire et la place prédominante de l’État dans le système financier. Si cette décroissance de la Chine devait se prolonger, la région pourrait en ressentir les effets, surtout dans les pays qui ont des liens commerciaux, touristiques et d’investissement avec Pékin.

Le rapport part également sur l’hypothèse d’un relèvement progressif des taux d’intérêt aux États-Unis dans les mois à venir. Anticipée, cette hausse devrait se faire de manière ordonnée mais l’on ne peut exclure une réaction brutale des marchés face à un tel durcissement, qui pourrait provoquer des dépréciations monétaires, un creusement des écarts de rendement obligataire, un tarissement des flux de capitaux et une réduction des liquidités.

Face à ces vents contraires, le rapport préconise deux axes prioritaires d’action dans la région : une gestion macroéconomique prudente pour limiter l’exposition aux vulnérabilités extérieures et budgétaires ; et un approfondissement des réformes structurelles afin d’encourager l’investissement privé.

Le bulletin East Asia and Pacific Update de la Banque mondiale dresse un bilan complet des économies de la région. Il est publié deux fois par an et peut être consulté gratuitement à l’adresse suivante : http://www.worldbank.org/eapupdate.

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2016/86/EAP

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