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La Banque mondiale appuie un audacieux projet marocain de centrale solaire

17 novembre 2011




WASHINGTON, 17 novembre 2011 – La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui des prêts d’un montant de 297 millions de dollars destinés à aider le Maroc à financer le projet de centrale solaire à concentration de Ouarzazate. Il s’agit d’une avancée historique vers la réalisation d’une des premières centrales nord-africaines à grande échelle de ce type visant à exploiter les vastes ressources en énergie solaire de la région.

Cette décision du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale va permettre au Maroc de montrer la voie en réalisant le premier projet du plan de développement à faible intensité en carbone dans le cadre de l’ambitieux programme de développement des centrales solaires à concentration (CSP) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement, branche du Groupe de la Banque mondiale qui octroie des prêts aux gouvernements des pays en développement, accordera un prêt de 200 millions de dollars, tandis que le Fonds pour les technologies propres fournira un prêt de 97 millions de dollars.

« La Banque mondiale est fière d’apporter le financement nécessaire à la réalisation de cet investissement de grande envergure dans une énergie renouvelable » a déclaré Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Ouarzazate, qui confirme l’engagement du Maroc en faveur d’une croissance à faible intensité de carbone, pourra démontrer l’énorme potentiel de l’énergie solaire dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Dans le contexte actuel de transformation de l’Afrique du Nord, ce projet solaire permettra de développer le potentiel technologique, de créer de nombreux emplois dans la région, d’aider l’Union européenne à atteindre ses objectifs d’énergie à faible émission de carbone et d’accroître l’intégration économique et énergétique de la zone Méditerranée. C’est une solution gagnante sur de multiples plans ».

Avec une capacité de 500 MW, le complexe solaire de Ouarzazate, premier site du programme, sera l’une des plus grandes centrales CSP du monde. Ce sera une étape importante pour la réalisation du Plan national marocain qui prévoit le déploiement d’une capacité de production d’énergie solaire de 2 000 MW d’ici 2020.

La Banque mondiale appuie le Plan national d’énergie solaire du Maroc depuis son lancement en 2009 ; elle consent aujourd’hui ce prêt important pour cofinancer le développement et la construction de la première phase du projet de centrale à capteurs cylindro-paraboliques de Ouarzazate, dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’Agence marocaine d’énergie solaire (MASEN) et un partenaire privé. La phase 1 de la centrale de Ouarzazate concerne une première tranche de 160 MW qui permettra au Maroc de faire l’économie de 240 000 tonnes équivalent CO2 par an. 

Le projet de Ouarzazate contribuera également à réaliser les objectifs du Maroc en matière de sécurité énergétique, de création d’emplois et d’exportation d’énergie. Leader de l’énergie propre dans la région, le Maroc relève ainsi le défi des engagements internationaux qu’il a pris lors des deux derniers sommets des Nations Unies sur le climat et dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.

« La première phase du projet de Ouarzazate est décisive pour le succès du programme solaire marocain. » a indiqué Mustapha Bakkoury, Président du MASEN. « Tout en répondant à des préoccupations énergétiques et environnementales, elle représente une opportunité unique de croissance verte, de création d’emplois verts et d’amélioration de l’intégration du marché régional. Elle ouvrira la voie d’une concrétisation positive des initiatives régionales partageant la même vision (Plan solaire méditerranéen, Initiative industrielle Desertec, Medgrid, Initiative en faveur du monde arabe de la Banque mondiale). L’appui apporté par des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, par le biais d’une aide au développement mais aussi d’une aide spécifique à la lutte contre le changement climatique, est essentiel pour assurer la viabilité économique du dispositif global », a ajouté M. Bakkoury.

Le prêt accordé au projet de Ouarzazate se place dans le droit fil de l’engagement de la Banque mondiale d’intensifier les financements qui aident les pays en développement à lutter contre le changement climatique et à emprunter la voie d’un développement à faible taux d’émission. Le portefeuille d’énergie renouvelable du Groupe de la Banque mondiale est passé d’un montant total de 3,1 milliards de dollars pour les exercices 2008-2009 à 4,9 milliards de dollars en 2010-2011. Compte tenu de l’extension du portefeuille global de l’énergie sur la même période, la part de l’énergie renouvelable est passée de 20 à 23 %.

À propos du projet: la Banque mondiale, le Fonds pour les technologies propres, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, l’Agence française de développement, la Facilité d'investissement pour le voisinage de l’Union européenne et le Kreditanstalt für Wiederaufbau travaillent avec le MASEN et un partenaire privé sélectionné par voie concurrentielle à la concrétisation de Ouarzazate I.

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° :
2012/140/MNA

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