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La Banque mondiale aide le Pakistan frappé par les inondations

16 août 2010




Le 16 août 2010

Le contexte 

Les inondations meurtrières qui ont frappé le Pakistan ont affecté 14 millions de personnes, d’après l'Autorité pakistanaise de gestion des sinistres – un chiffre qui pourrait se révéler bien plus élevé encore selon certaines estimations. La zone sinistrée s'étend sur 132 421 kilomètres, dont environ 566 000 hectares de terres cultivées. Les pluies incessantes ont provoqué de nouvelles inondations et entravé les secours. L’ampleur des dégâts dépasse d'ores et déjà celle du séisme de 2005.

Le coût économique de cette catastrophe s’annonce extrêmement lourd. Selon les premières informations disponibles, les dommages directs concernent majoritairement les habitations (on estime actuellement que 723 000 maisons ont été détruites ou endommagées), les routes, les systèmes d'irrigation et l’agriculture. Les pertes de récoltes sont estimées à 1 milliard de dollars. Toutefois, les conséquences précises des inondations sur l'érosion des sols et sur l'agriculture ne pourront être évaluées qu'après le recul des eaux, vers la mi-septembre.

Notre action

Le gouvernement pakistanais a demandé à la Banque mondiale une aide financière d'environ 900 millions de dollars, que nous nous sommes engagés à fournir.

  • Le financement sera assuré par l'Association internationale pour le développement (IDA) – le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres – grâce à la reprogrammation de projets en cours de préparation ou à la réaffectation de fonds non décaissés venant de projets en cours d’exécution.
  • Le 11 août, le gouvernement pakistanais a demandé à la Banque mondiale et à la Banque asiatique de développement (BAD) de procéder à l'évaluation des dégâts et des besoins dans les zones touchées par les inondations. L'Organisation des Nations Unies (ONU) est, pour sa part, chargée de l'évaluation des premiers besoins en reconstruction. La Banque mondiale, la BAD et l'ONU collaboreront en partageant les informations recueillies au cours de leurs évaluations respectives. Les trois organismes assureront également une coordination régulière avec les principaux donateurs.
  • La Banque et la BAD ont mobilisé leur personnel. Une équipe d’intervention rapide, mise en place dans le cadre du Mécanisme mondial de prévention des catastrophes et de reconstruction (GFDRR), est arrivée vendredi 13 août à Islamabad afin de lancer l'évaluation des dégâts et des besoins.
  • Si aucune nouvelle inondation ne vient la retarder, cette évaluation pourra être achevée d'ici le 15 octobre 2010.
  • Le GFDRR a également débloqué une aide de 1,3 million de dollars destinée à appuyer la mission d'évaluation, à soutenir les opérations de sauvetage et de secours et à renforcer la gestion des sinistres et la prévention à long terme des risques de catastrophes naturelles.
  • Nous avons utilisé une partie de cette somme pour l'achat de bateaux de sauvetage, qui sont parvenus au gouvernement dès le vendredi 13 août.
  • Grâce au soutien des donateurs, nous sommes également prêts à utiliser le nouveau Fonds d'affectation spéciale multidonateurs (MDTF) destiné à la zone frontalière du nord-ouest, pour des actions de relèvement, de reconstruction et de réhabilitation.
  • Avec le gouvernement pakistanais, nous travaillons à la redéfinition des priorités au sein des projets en cours d’élaboration et à la révision de ceux en cours d’exécution, en vue d’une possible réaffectation de fonds à destination des activités de reconstruction. Nous avons notamment identifié en collaboration avec le gouvernement les priorités immédiates suivantes :
    • La réaffectation de 10 millions de dollars provenant de fonds non décaissés en faveur de l'Agence nationale de gestion des sinistres, pour permettre le déblocage rapide de fonds additionnels destinés à financer rétroactivement les besoins en importations liés à la reprise des activités, à la reconstruction et à la réhabilitation (carburant, acier, ciment, biens et services).
    • L'accélération de la mise en place et l'extension de l’opération d'urgence programmée dans la province du Khyber Pakhtunkhwa (KP) et les zones tribales sous administration fédérale (ZTAF) afin d'y inclure les districts affectés par les inondations.
    • La collaboration avec le gouvernement pakistanais afin de s’assurer que les fonds soient bien dépensés aux fins pour lesquelles ils ont été alloués.
  • Financée par la Banque, la réhabilitation du barrage de Taunsa, construit dans la province du Penjab pour réduire les risques de crues, a pu contribuer à renforcer sa résistance aux inondations sans précédent que le pays vient de connaitre.
  • Au-delà de l'évaluation des besoins, et de l'assistance qui s’ensuivra pour la reconstruction à long terme, la Banque contribuera aussi à la réparation et la réhabilitation des infrastructures essentielles du fleuve Indus afin de prévenir de futures inondations.
    • Les Administrateurs de la Banque ont approuvé le 1er juillet 2010 un financement pour la réhabilitation du barrage de Jinnah.
    • La Banque finance également une expertise pour la réhabilitation de deux autres barrages situés dans la province du Sind.
Contacts médias
Saskia Stegeman
Téléphone : (202) 473-4227
sstegeman@worldbank.org


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