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LES POINTS MARQUANTS
- La pandémie de COVID-19 augmente le risque d'insécurité alimentaire en Haïti, en raison de facteurs externes tels que les marchés financiers, la diminution des transferts de fonds des migrants et la fermeture des frontières.
- La pandémie de COVID-19 augmente le risque d'insécurité alimentaire en Haïti, en raison de facteurs externes tels que les marchés financiers, la diminution des transferts de fonds des migrants et la fermeture des frontières.
- Le secteur agricole local est essentiel pour éviter une nouvelle insécurité alimentaire, mais les agriculteurs haïtiens sont confrontés à un certain nombre de défis pour maintenir ou augmenter leurs productions
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Jerrica St Vil, agent de santé Communautaire, et Abelard Jérémie, pasteur, vivent tous deux dans des zones rurales de la Plaine du Sud d’Haïti, l’une des plus importantes régions de productions agricoles du pays. Bien qu'ils aient tous deux d'autres vocations au sein de la communauté, ils ont toujours compté sur l'agriculture comme principale source de revenus pour leurs familles.
L’insécurité alimentaire, l’autre crise
Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le risque d'insécurité alimentaire en Haïti est accru. Même avant la pandémie, près de 35% de la population haïtienne avait déjà besoin d'une aide alimentaire urgente (Source : Programme alimentaire mondial). Aujourd'hui, la pandémie menace d'aggraver cette situation, en raison de menaces extérieures telles que la volatilité des marchés financiers mondiaux, la diminution des transferts de fonds des migrants de l'étranger et la fermeture de la frontière avec la République dominicaine, qui limite l'accès à l'approvisionnement alimentaire.
Bien que le secteur agricole local ne contribue qu'à 45% des besoins alimentaires d'Haïti, il est essentiel de maintenir la production pour éviter une nouvelle insécurité alimentaire. L'agriculture est également la principale source de revenus pour de nombreuses familles rurales. Jerrica et Abelard ont ressenti le besoin d'investir davantage dans la production agricole pendant cette crise, à la fois pour répondre à la demande croissante de nourriture dans le pays, mais aussi pour maintenir leurs propres moyens de subsistance pendant cette période difficile. Cependant, ils sont confrontés à des défis pour maintenir ou augmenter leurs productions, tels que le manque de semences et d'engrais de bonne qualité, ainsi que les ressources pour le labourage et l'irrigation des terres, l'assistance technique, entre autres.
Suite aux récentes crises financières et des périodes de troubles sociaux qu’a connu Haïti, ainsi que des revers tels que les sécheresses, les ressources financières de nombreux agriculteurs se sont épuisées. La plupart des agriculteurs ont peu de ressources pour les services et intrants agricoles ainsi qu'un accès limité aux marchés. La pandémie n'a fait qu'exacerber ce problème, avec une baisse des transferts de fonds et une hausse des prix, et un accès réduit aux intrants et services agricoles.
« Au cours des dernières saisons de plantation, nous avons enregistré une baisse de productivité, ce qui a par conséquent provoqué une baisse de nos revenus », a déclaré Abelard. Jerrica a ajouté : « En raison de la diminution de nos revenus, nous n'avons pas eu suffisamment d'économies pour soutenir la prochaine saison de culture. »
Augmenter la production alimentaire et les revenus des agriculteurs
Pour réduire le risque d'insécurité alimentaire pendant la pandémie,
la Banque mondiale a rapidement débloqué un financement de 9,5 millions de dollars US
pour le secteur agricole haïtien, suite à un plan d'action préparé par les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement. Ces fonds, mobilisés par le biais de la composante d'intervention d'urgence (CERC) du projet
Territoires productifs résilients
, a pour but de relancer la production agricole. En coordination avec d'autres bailleurs de fonds, un soutien sous forme de subventions, d'assistance technique et d'intrants aux exploitations agricoles est fourni pour les périodes de plantation de printemps et d'automne dans les départements du Sud et des Nippes. Ce soutien renforcera et améliorera la nutrition, la disponibilité alimentaire dans les zones urbaines et rurales, et la résilience des familles vulnérables.
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