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L’urbanisation, source de croissance et de prospérité partagée en Afrique

22 avril 2015


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Au cours d’un débat sur l’urbanisation en Afrique, des experts ont discuté de la façon d’améliorer les conditions de vie de tous les citadins. Photo @A’melody Lee/World Bank Group


LES POINTS MARQUANTS
  • L’Afrique subsaharienne est l’une des régions les plus dynamiques au monde
  • L’urbanisation est une composante essentielle de la croissance de la région
  • Un séminaire récent s’est intéressé aux défis et opportunités découlant de ce phénomène pour des villes africaines en plein essor

WASHINGTON, 22 avril 2015 —Lors d’un récent séminaire, des experts se sont penchés sur l’opportunité gigantesque qu’est l’urbanisation pour l’Afrique tout en insistant sur la nécessité de bâtir des villes résilientes et adaptées au contexte africain sachant que, dans dix ans à peine, 600 millions d’Africains seront des citadins, soit l’équivalent de la population actuelle du Nigéria.

La session « L’urbanisation, source de croissance et de prospérité partagée en Afrique », organisée pendant les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, a été conduite par la Région Afrique de la Banque mondiale en concertation avec le pôle Développement social, urbain et rural, et résilience des Pratiques mondiales. La présentation des conclusions de travaux de recherche récents, étayée notamment par des images satellites diurnes et nocturnes, a permis d’ouvrir un dialogue et d’informer les décideurs politiques sur le phénomène de l’urbanisation.

« L’Afrique est la région du monde où l’urbanisation est la plus rapide », a souligné Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Notre capacité à profiter de cette opportunité dépend de notre efficacité à résoudre les problèmes. »

Ede Ijjasz-Vasquez, chef au pôle Développement social, urbain et rural, et résilience des Pratiques mondiales, a rappelé qu’« aucune économie n’était passée du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire sans une phase d’urbanisation. L’urbanisation est une composante essentielle de la croissance et la clé pour extraire des populations et des pays entiers de la pauvreté. »

Les membres du panel ont fait part de leur expérience sur la question, à commencer par Jean-Pierre Mbassi, secrétaire général de l’Organisation panafricaine Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLUA), Abdourahmane Cissé, ministre du budget de Côte d’Ivoire, ou Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, rejoints par des intervenants comme Ede Ijjasz-Vasquez, Paul Collier, professeur d’économie à l’université d’Oxford ou Marianne Fay, économiste en chef pour le changement climatique à la Banque mondiale.

Les discussions ont tourné autour d’enjeux clés, depuis la création d’emplois dans le secteur commercial au financement des immenses besoins en services et infrastructures. Les interventions ont souligné la nécessité d’améliorer l’aménagement du territoire, pour rapprocher les individus des emplois, grâce à des logements financièrement accessibles et des systèmes de transport efficaces.

Forte d’un taux d’urbanisation de 40 %, l’Afrique n’en est qu’au début de sa transformation urbaine — même si certains habitants évoquent les difficultés du quotidien dans une vidéo présentée pendant l’événement. Il s’agit d’un extrait d’un documentaire à venir sur l’urbanisation en Afrique produit par l’organisation caritative Discovery Learning Alliance pour de jeunes étudiants.



« « Aucune économie n’était passée du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire sans une phase d’urbanisation. L’urbanisation est une composante essentielle de la croissance et la clé pour extraire des populations et des pays entiers de la pauvreté. »  »

Ede Ijjasz-Vasquez

chef au pôle Développement social, urbain et rural, et résilience des Pratiques mondiales


L’événement a fait salle comble, avec plus de 200 participants représentant des gouvernements de pays développés et en développement, des instituts de recherche et des organisations internationales. Une retransmission en direct sur le web, en anglais et en français, et un fil sur Twitter ont permis à des individus du monde entier de prendre part à un débat qui a suscité énormément d’intérêt.

La gestion de l’urbanisation est un défi particulièrement complexe, du fait de son rythme et de son ampleur — mais particulièrement en Afrique où ce phénomène touche des pays ayant des niveaux de revenu inférieurs aux régions qui sont passées par là avant le continent.

Cet événement s’inscrit dans une volonté de la Banque mondiale de mieux comprendre l’essor des villes en Afrique à travers de nouvelles recherches et d’évaluer les décisions politiques susceptibles d’assurer une saine gestion de cette urbanisation au service d’une croissance durable et sans exclus.

Actuellement, la Banque mondiale prépare des études régionales sur le développement spatial urbain, le logement et l’environnement des villes, parallèlement à huit travaux consacrés à l’urbanisation en Afrique. Ces analyses viendront informer et orienter les choix des décideurs, à l’échelle des pays et des villes, qui doivent appréhender de manière stratégique les opportunités découlant de l’urbanisation et surmonter les obstacles liés à ce phénomène.

La Banque mondiale soutient les gouvernements africains dans cette entreprise.

À Nairobi comme Accra, la Banque mondiale contribue à l’amélioration de la gestion urbaine et de la délivrance des services, à travers une série de projets consacrés à l’aménagement des villes et aux transports, aux systèmes de collecte et d’enfouissement des déchets solides, à la distribution de l’eau et aux réseaux et équipements d’assainissement.

En Tanzanie et en Ouganda, elle soutient l’essor des villes secondaires grâce à des programmes couvrant plusieurs villes et plusieurs secteurs afin de contribuer à des investissements pour renforcer la productivité et les institutions et optimiser les capacités de gouvernance, de prestation de services et de responsabilité.

The session attracted a full house of more than 100 participants representing governments in developed and developing countries, researchers, and international aid agencies. A live webcast in French and English and a twitter feed linked in participants from around the world, reflecting strong interest in the debate.

 

While managing the speed and scale of urbanization presents a difficult challenge for city leaders everywhere, it is particularly complex in Africa, where urbanization is taking place at lower income levels than in other parts of the world that went before.

 

The session is part of the World Bank’s effort to better understand urbanization in Africa through new research, and assess what policy actions can be taken to ensure that urbanization is well managed, and supports sustainable and inclusive growth.

 

The Bank is currently producing regional studies on urban spatial development, housing and urban environment, along with eight country specific urbanization reviews in Africa.  This analytical work will inform and guide national and city level policymakers as they think strategically about the opportunities presented by urbanization and tackle the key roadblocks to success.

 

The Bank is supporting African countries through this process.

 

In Nairobi and Accra, the Bank is providing support for improved urban management and service delivery through a series of projects that address urban land use and transport systems, solid waste landfill and collection systems, water supply distribution and wastewater networks and facilities.

 

In Tanzania and Uganda, the Bank is supporting growing secondary cities through multi-city and multi-sector programs that provides support for a wide range of investments to increase productivity, strengthen institutions, and build capacity for better governance, service delivery and accountability. 

The session attracted a full house of more than 100 participants representing governments in developed and developing countries, researchers, and international aid agencies. A live webcast in French and English and a twitter feed linked in participants from around the world, reflecting strong interest in the debate.

 

While managing the speed and scale of urbanization presents a difficult challenge for city leaders everywhere, it is particularly complex in Africa, where urbanization is taking place at lower income levels than in other parts of the world that went before.

 

The session is part of the World Bank’s effort to better understand urbanization in Africa through new research, and assess what policy actions can be taken to ensure that urbanization is well managed, and supports sustainable and inclusive growth.

 

The Bank is currently producing regional studies on urban spatial development, housing and urban environment, along with eight country specific urbanization reviews in Africa.  This analytical work will inform and guide national and city level policymakers as they think strategically about the opportunities presented by urbanization and tackle the key roadblocks to success.

 

The Bank is supporting African countries through this process.

 

In Nairobi and Accra, the Bank is providing support for improved urban management and service delivery through a series of projects that address urban land use and transport systems, solid waste landfill and collection systems, water supply distribution and wastewater networks and facilities.

 

In Tanzania and Uganda, the Bank is supporting growing secondary cities through multi-city and multi-sector programs that provides support for a wide range of investments to increase productivity, strengthen institutions, and build capacity for better governance, service delivery and accountability. 


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