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Comment placer l’Afrique au cœur des chaînes de valeur mondiales

18 avril 2015


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A panel of experts, led by Africa Investor’s Hubert Danso, discusses Africa’s integration into the global value chain phenomenon.         

A'Melody Lee/The World Bank Group

LES POINTS MARQUANTS
  • Le 16 avril, une table ronde s’est intéressée aux solutions permettant de mieux intégrer des entreprises africaines au commerce mondial.
  • Un panel réunissant ministres des finances, entrepreneurs et professionnels du développement a évoqué l’intégration régionale, les infrastructures, la responsabilité sociale des entreprises et les investissements.
  • Les participants ont convenu qu’outre l’aide internationale, des solutions locales étaient indispensables pour placer l’Afrique au cœur des chaînes de valeur mondiales.

WASHINGTON, le 18 avril 2015 — Quels sont les freins à l’intégration des entreprises africaines dans un commerce mondial en croissance ? Qu’attendre de cette intégration ? Tel était le thème de la conférence intitulée « L’Afrique au cœur de la chaîne de production mondiale » organisée le 16 avril à Washington, lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Représentants gouvernementaux, chefs d’entreprises et autres acteurs des secteurs public et privé se sont penchés sur de multiples enjeux, allant de l’intégration régionale à la nécessité d’examiner avec attention les contrats commerciaux.

 



« « Nous devons raconter autrement l’enjeu des chaînes de valeur mondiales »  »

Cristina Duarte

Minister of Finance and Public Administration, Cape Verde


La conférence était animée par Hubert Danso, directeur général et vice-président d’Africa investor (Ai), et dirigée par Anabel Gonzalez, directrice principale du pôle Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale.

Cette dernière a relevé le consensus sur le fait que l’Afrique devait s’intégrer dans l’économie mondiale, tout en soulignant l’existence de trajectoires diverses pour y parvenir : « Certes, nous partageons la même vision, mais la question de sa concrétisation est autrement plus complexe ».

Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, a pour sa part recommandé aux pays d’investir dans le savoir et de favoriser les partenariats public-privé, en insistant sur l’importance de la responsabilité sociale des entreprises pour la croissance économique en Afrique, sur le plan des infrastructures mais aussi en matière d’investissements.

Parmi les représentants des pouvoirs publics, le ministre malien des Finances et de l’Économie, Mamadou Igor Diarra, a expliqué comment son pays était parvenu à structurer la filière de production du coton dans l’optique d’améliorer les capacités et d’accroître la production nationale.

La ministre capverdienne des Finances et de l’Administration publique Christina Duarte a interpellé les participants sur la nécessité de « raconter autrement l’enjeu des chaînes de valeur mondiales », en appelant ses homologues africains à faire montre d’initiative, de vision et de responsabilité, et à veiller à ce que la création de valeur ajoutée reste sur le continent.

Selon elle, les États africains devraient nouer des partenariats plus équitables avec les multinationales, ce qui exige du secteur public qu’il soit plus vigilant : « Combien de contrats ont-ils été mis en péril parce que nos personnels n’avaient pas étudié dans le détail toutes leurs clauses ? ».

Solomon Asamoah, vice-président pour les infrastructures, le secteur privé et l’intégration régionale à la Banque africaine de développement, a incité les États à œuvrer en faveur de la constitution d’un secteur privé solide, tout en faisant preuve de discernement vis-à-vis de ses sollicitations.

« Je dis toujours aux différents ministres que je rencontre : ‘Prêtez une oreille très attentive au secteur privé. Ne leur donnez pas ce qu’ils réclament, mais ce dont ils ont besoin’ », a-t-il précisé.

Du côté du secteur privé, le fondateur du Mara Group et de la Mara Foundation, Ashish Thakkar, a souligné que la réussite d’une chaîne de valeur mondiale résidait dans l’association de « ce qu’il y a de mieux au niveau mondial et au niveau local ». Ce « serial entrepreneur », qui a grandi au Royaume-Uni et en Ouganda, construit une usine de fabrication de vitres de verre au Nigéria, qui deviendra seulement la deuxième sur le continent, après l’usine située en Afrique du Sud. Il a exhorté les pays à remédier aux faillites récurrentes chez les petites entreprises et à utiliser ce vivier pour la création d’emplois formels.

En guise de conclusion, Anabel Gonzalez a insisté sur l’importance de développer des solutions conçues sur le terrain. Selon elle, le rôle du Groupe de la Banque mondiale et des autres institutions de développement est d’aider les dirigeants nationaux à mettre en œuvre les mesures à leur portée pour stimuler et conserver la création de valeur ajoutée en Afrique.

« Notre rôle primordial est de soutenir des modèles de développement locaux », a-t-elle conclu.

Vous pourrez retrouver l’intégralité de cet événement en cliquant sur le lien suivant : https://live.banquemondiale.org/afrique-au-coeur-de-la-chaine-de-production-mondiale.

Pour suivre la discussion sur Twitter, nous vous invitons à utiliser le hashtag #AfricaValueChain.



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