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Permettre à tous d’apprendre et d’exploiter leur plein potentiel intellectuel

12 avril 2011


LES POINTS MARQUANTS
  • La Banque mondiale inaugure une nouvelle stratégie décennale pour l’éducation et met l’accent sur la préparation des jeunes au marché du travail.
  • La croissance économique et la réduction de la pauvreté dépendent des connaissances et des compétences que les citoyens acquièrent et non du nombre d’années qu’ils passent sur les bancs de l’école.
  • Les nouveaux pays à revenu intermédiaire sont soucieux d’accroître leur compétitivité économique par la formation d’une main d’œuvre plus qualifiée et flexible.

Le 12 avril 2011 – Alors que le nombre de chômeurs dans le monde atteint le triste record de 210 millions de personnes et que les employeurs peinent à trouver des travailleurs qualifiés, le Groupe de la Banque mondiale appelle gouvernements, bailleurs de fonds, dirigeants locaux et employeurs à mettre l’accent sur la préparation des jeunes au marché du travail et sur l’acquisition des compétences appropriées.

Alors qu’il vient d’élaborer une nouvelle stratégie pour le secteur de l’éducation, le Groupe de la Banque mondiale souligne combien il est important de fournir une éducation de meilleure qualité à l’ensemble des élèves dans le monde. Car, en effet, ce n’est pas du nombre d’années passées sur les bancs de l’école mais bien des connaissances et des compétences acquises que dépendent la croissance économique, le développement et la réduction de la pauvreté : « si un diplôme est susceptible d’ouvrir les portes du travail, énonce la stratégie, ce sont les qualifications d’un travailleur qui déterminent sa productivité et sa capacité d’adaptation à de nouvelles technologies et opportunités. Les connaissances et les compétences acquises par un individu contribuent en outre à favoriser une vie saine et épanouie, le niveau d’éducation de sa famille et son implication dans la vie citoyenne et civique locale. »

La stratégie pour l’éducation à l’horizon 2020 (a) va tracer les contours de l’action de la Banque pour la prochaine décennie dans un contexte mondial agité.

« La nouvelle vision de la Banque pour l’éducation à l’horizon 2020 peut se résumer ainsi : investir tôt, intelligemment et pour tous », déclare Elizabeth King, responsable sectorielle à la Banque mondiale et auteure principale de la nouvelle stratégie. « Dans le contexte actuel de concurrence économique mondiale, pour optimiser chaque dollar dépensé dans l’éducation, il est nécessaire de réaliser des investissements intelligents qui contribuent efficacement à l’apprentissage. La qualité de l’apprentissage doit être au cœur des investissements pour l’éducation : ‘L’apprentissage pour tous’, le titre de notre nouvelle stratégie, cela signifie faire en sorte que tous les élèves, et pas seulement les plus privilégiés ou les plus doués, acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour réussir leur vie professionnelle et personnelle. »

Bien qu’il y ait plusieurs millions d’enfants de plus qui soient scolarisés dans le monde par rapport à il y a dix ans, les pays en développement doivent a présent transformer ces progrès dans la scolarisation pour obtenir de meilleurs résultats dans l’apprentissage, sachant qu’ils sont confrontés à une évolution rapide de la conjoncture mondiale – de l’augmentation record du nombre d’élèves aux niveaux secondaire et tertiaire au Moyen-Orient et dans de nombreuses économies émergentes à l’essor de nouveaux pays à revenu intermédiaire soucieux d’accroître leur compétitivité économique par la formation d’une main d’œuvre plus qualifiée et flexible.

Le nombre d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire qui ne sont pas scolarisés a chuté de 106 à 68 millions entre 1999 et 2008. Même dans les pays les plus pauvres, les taux moyens de scolarisation et d’achèvement des études dans le primaire ont progressé, pour dépasser respectivement 80 % et 60 %.

« La réussite du développement dépend, entre autres, de ce que les individus apprennent, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école, dès leur prime enfance, puis durant leur scolarité, jusqu’à leur entrée dans le monde du travail et tout au long de leur vie professionnelle », estime le président du Groupe de la Banque mondiale Robert B. Zoellick.

« Pour recueillir pleinement les fruits de l’enseignement – tant en s’inspirant des idées existantes qu’en innovant – les pays en développement doivent permettre à leur population d’exploiter tout leur potentiel intellectuel. Et, pour cela, rien ne vaut l’éducation. »

Pour améliorer la qualité et la portée de l’éducation, la nouvelle stratégie plaide pour la mise en place de systèmes plus solides et préconise de prioriser et financer les réformes des systèmes éducatifs nationaux de manière intégrée afin d’améliorer la qualité de l’apprentissage ; de baser les nouveaux financements alloués à l’éducation sur les résultats ; et de produire des données sur ce qui marche et ce qui ne marche pas en matière de réforme de l’enseignement.

La stratégie a reçu l’aval de nombre de ministres de l’Éducation et des Finances dans le monde, et notamment du secrétaire à l’Éducation des États-Unis, Arne Duncan, qui déclare partager une vision similaire de la réforme.

De même, la ministre de l’Éducation nigériane Ruqayyatu Ahmed Rufai se prononce vigoureusement en faveur des messages portés par la nouvelle stratégie d’éducation de la Banque mondiale, et témoigne de leur résonance : « ‘L’apprentissage pour tous’, c’est aussi l’objectif visé par mon pays, le Nigeria : veiller à ce que tous nos enfants, filles et garçons, pauvres et nantis, au Nord et au Sud, puissent fréquenter une bonne école et accomplir l’apprentissage nécessaire pour connaître la réussite et le bonheur dans leur vie. »


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