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Moldova: Un chauffage efficace et de la lumière

29 janvier 2009


In Orhei, a town in Moldova , the maternity ward in the regional hospital is as dreary as it is drafty. The chill in the building is the result of a 30 year-old soviet-era heating system that has been poorly maintained and was only meant to supply heat to part of the hospital even when it was brand new.

World Bank Group

À Orhei, une ville de la République de Moldova, le service de maternité de l’hôpital régional est morne et plein de courants d’air. Le froid qui règne dans l’établissement est dû à un système de chauffage vieux de 30 ans et datant de l’époque soviétique. Ce système, qui a été mal entretenu, n’était déjà censé chauffer qu’une partie de l’hôpital lorsqu’il était encore tout neuf. Ces conditions rendent les choses plus difficiles pour tout l’hôpital et pour les 130 000 habitants du canton qui s’y rendent lorsqu’ils sont malades.

C’est le service de maternité qui souffre le plus de l’insuffisance de chauffage. Le personnel fait de son mieux avec ce qu’il a (il a procédé à 1 400 accouchements en 2007) mais ce n’est facile ni pour lui ni pour les nouvelles mères ni pour les femmes qui arrivent, emmitouflées dans de multiples épaisseurs.


« C’est très difficile de ne pas avoir de chauffage à tous les stades de la grossesse ; avant, pendant ou après la naissance du bébé. Nous sommes obligées de tellement nous couvrir pour avoir chaud que nous avons du mal à bouger et nos bébés aussi, alors que c’est important pour eux à cet âge. Il faut qu’ils puissent bouger les bras et les jambes […] Il faisait vraiment froid quand j’ai accouché. »

Mariana Glebova


L’hôpital essaie de remédier au manque de chaleur en utilisant des radiateurs électriques, un moyen coûteux et peu efficace. L’une des conséquences est que l’on manque ensuite d’argent pour d’autres besoins importants des nouvelles mères et des nouveau-nés.

« Nous avons une seule douche pour l’ensemble du service. Nos ressources sont très limitées… Nous laissons les lumières éteintes pour économiser de l’énergie », précise Angela Turcan, directrice du service de maternité. « Heureusement que nous avons des bouteilles en plastique [remplies d’eau chaude] pour tenir chaud aux bébés. Nous devons faire preuve de beaucoup d’innovation. »

Grâce au Projet Énergie II, le gouvernement moldave, soutenu par la Banque mondiale, s’emploie à améliorer les systèmes de chauffage et d’éclairage dans les bâtiments publics du pays. Jusqu’ici, ce projet a notamment permis d’améliorer le chauffage dans 23 écoles et 12 établissements de santé, ce qui a bénéficié à 8 399 étudiants et environ 1 million de patients, de membres du personnel et de visiteurs.

« L’ancien système était cassé, si bien que l’eau avait gelé dans les radiateurs. Nous sommes restés 5 ans sans chauffage et nous n’avions que des radiateurs électriques. Le nouveau système est plus économique », explique Marina Rosca, directrice générale d’un hôpital qui a aujourd’hui été rénové grâce au projet.

Sa collègue, Heluta Vovc, directrice du service de kinésithérapie, partage son opinion : « Les radiateurs électriques n’étaient pas assez puissants, de sorte que les patients devaient garder leur manteau pendant qu’on les soignait. »

Le projet a aussi des avantages sur le plan écologique. Le passage du pétrole ou du charbon au gaz a permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les municipalités qui ont participé reçoivent à présent des crédits de carbone (environ 10 000 dollars par municipalité).

Cependant, pour les étudiants, enseignants, médecins et patients moldaves, le principal intérêt réside dans le fait qu’il y a désormais davantage d’argent pour d’autres priorités importantes, et que grâce à ce projet, on peut chauffer les locaux tout en laissant la lumière allumée.


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