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L’initiative « Aide au commerce » et la logistique

19 novembre 2007


Le 19 novembre 2007 – Dans les économies prospères et en phase de modernisation rapide comme la Chine, la Malaisie et le Chili, 20 jours à peine suffisent pour transporter des marchandises depuis les grandes villes jusque dans les ports et sur les bateaux qui les exporteront dans le monde entier.
 
Par contre, selon les recherches effectuées par le Groupe de la Banque mondiale, en République centrafricaine, le transport d’un conteneur destiné à l’exportation de Bangui jusqu’au port le plus proche et l’accomplissement de toutes les formalités douanières, administratives et portuaires permettant de charger la cargaison sur le navire est une véritable course d’obstacles de 116 jours.
 
Outre sa situation enclavée et son système de transport peu développé, la République centrafricaine émerge d’une situation politique fragile. De nombreux autres pays en voie de développement doivent faire face à des problèmes similaires et le paient cher en termes de compétitivité sur le marché mondial.
 
Selon une étude récente réalisée par la Banque mondiale, intitulée Connecting to Compete (Se connecter pour être concurrentiel), les pays disposant des voies de transport les mieux entretenues et des procédures commerciales les plus prévisibles et les plus efficaces sont également les pays les plus à même de profiter des avantages technologiques, de la libéralisation de l’économie et de l’accès aux marchés internationaux. L’étude contient également  l’indice de performance logistique, selon lequel 150 pays sont classés en fonction de leur capacité à se connecter aux marchés mondiaux.
 
À l’inverse, selon cette même étude, les pays dont la performance logistique est faible « manqueront probablement les opportunités offertes par la mondialisation ».
 
Comme le montrent l’étude « Connecting to Compete », le rapport Doing Business réalisé par le Groupe de la Banque et d’autres recherches en matière de commerce, la mauvaise infrastructure des routes et des ports, le manque d’efficacité des douanes et autres autorités frontalières, la faiblesse du pouvoir réglementaire et l’accès limité à des services financiers, logistiques et commerciaux de qualité ne facilitent pas la tâche des pays moins développés, qui veulent rester compétitifs sur les marchés internationaux.
 
« De notre point de vue, le coût d’exploitation et de transaction constitue une contrainte majeure. Les entreprises n’ont pas accès à l’infrastructure et aux autres services dont elles ont besoin pour être compétitives sur tous les grands marchés. Même si la qualité est suffisante, la structure de coûts est plus élevée au Malawi qu’au Mexique », a déclaré Bernard Hoekman, économiste à la Banque mondiale.


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