À propos Pays et régions Données et recherche Apprentissage Actualités Projets Publications Thèmes
Emploi  

Recherche

 

  
 

Disponible en: English | Español | عربي

Crise alimentaire

Ce que fait la Banque mondiale
(mise à jour : 18 avril 2012)

Face à l'ampleur de la crise alimentaire et à la nécessité d'intervenir rapidement, la Banque mondiale a mis en place en mai 2008 un Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP), destiné à fournir une aide immédiate aux pays durement touchés par le renchérissement des aliments. La réponse de la Banque s'est effectuée en articulation avec l'Équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire mise en place par les Nations Unies.

  • Le GFRP a pour but de réduire la menace que constituent pour les populations pauvres l'augmentation des prix alimentaires ainsi que la hausse des coûts de la production agricole et de la commercialisation. La procédure de traitement accéléré appliquée pour les projets du GFRP, avec un plafond initial de 1,2 milliard de dollars, a permis d'apporter une réponse dans des délais réduits.

    Le 16 avril 2009, le Conseil des Administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé une augmentation du plafond à 2 milliards de dollars, mais a écourté le recours au traitement accéléré à un an, soit jusqu'au 30 juin 2010. À la suite de la nouvelle hausse des prix alimentaires enregistrée à partir de juin 2010, le Conseil des Administrateurs a rétabli la durée initiale du recours au traitement accéléré jusqu'en juin 2011. L'inquiétude grandissante face à la persistance de la volatilité des prix et des incertitudes sur les marchés alimentaires a conduit les Administrateurs à étendre cette période jusqu'à juin 2012. Les fonds du GFRP servent à nourrir les enfants pauvres et les autres groupes vulnérables ; à fournir des compléments nutritionnels aux femmes enceintes, aux mères allaitantes, aux nourrissons et aux jeunes enfants ; à couvrir les dépenses supplémentaires liées aux importations de produits alimentaires, ou encore à acheter des semences pour la nouvelle saison de semailles.
  • Des financements ont également été mobilisés par le biais de plusieurs fonds fiduciaires financés par des ressources extérieures à l'appui des interventions au titre du GFRP. Un Fonds fiduciaire multidonateurs (MDTF) a reçu des contributions du gouvernement australien (50 millions de dollars australiens), du gouvernement espagnol (80 millions d'euros), de la République de Corée (9,5 milliards de wons), du gouvernement canadien (30 millions de dollars canadiens) et de la Société financière internationale (IFC – 0,15 million de dollars).

    La Fédération de Russie a également alloué 15 millions de dollars à la République kirghize et au Tadjikistan par le biais du Fonds fiduciaire russe en réponse à la crise des prix alimentaires (FPCR TF), opérationnel dès le mois d'avril 2009.
    La Commission européenne a quant à elle affecté 111,8 millions d'euros à l'appui des opérations menées dans 10 pays.
    Le montant total de ces trois fonds fiduciaires s'élève à une somme équivalant à 358 millions de dollars environ.

Au mois d'avril 2012, le montant des financements approuvés par le GFRP s'élevait à 1 518,8 millions de dollars, dont 85 % avaient été décaissés.

Le montant total des projets GFRP financés par la Banque et approuvés par les Administrateurs s'élève à 1 238,9 millions de dollars, répartis comme suit : 202,4 millions de dollars proviennent du Fonds fiduciaire en réponse à la crise alimentaire (FPCR) et sont destinés à 27 pays (dont 17 pays africains) ; 835,8 millions de dollars ont été octroyés par l'IDA à 13 pays ; et 200 millions de dollars ont été alloués par la BIRD pour un projet aux Philippines.

À ce jour, 91 % des fonds accordés par la Banque et approuvés par le Conseil des Administrateurs ont été décaissés.

es opérations approuvées au titre des fonds fiduciaires financés par des ressources extérieures se chiffrent à 279,9 millions de dollars et concernent : 21 projets financés par le MDTF, 3 par le FPCR TF et 12 par le Mécanisme de réponse rapide à la crise alimentaire financé par l'Union européenne. Sur la totalité du montant approuvé dans le cadre de ces fonds, 58 % a été décaissé.

Le GFRP a ainsi apporté son soutien à 40 millions de personnes vulnérables dans 47 pays.

  • La qualité des résultats obtenus par ses investissements dans le secteur de l'agriculture et du développement rural, par le biais de ses programmes habituels, restent l'une des priorités majeures de la Banque mondiale. L'aide allouée par la BIRD, l'IDA et les financements spéciaux à l'agriculture et aux secteurs connexes au cours de l'exercice 2011 s'est chiffrée à 3,6 milliards de dollars (soit 8 % de l'aide totale allouée par la BIRD et l'IDA), conformément au nouveau plan d'action pour l'agriculture que la Banque mondiale a adopté pour les exercices 2010-12.
  • À ces 3,6 milliards de dollars provenant de la BIRD, de l'IDA et des financements spéciaux, s'ajoutent les 2,1 milliards de dollars investis par l'IFC dans les agro-industries et les secteurs connexes, ce qui porte le volume total des financements du Groupe de la Banque mondiale destinés à l'agriculture et au développement rural à 5,7 milliards de dollars.
  • En complément des programmes ordinaires, le volet « secteur public » du Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) (a) — dont la création a été initialement discutée par les pays du G8, puis réaffirmée par les nations du G20 — regroupe les ressources fournies à titre de don par les donateurs pour contribuer au financement des plans d'investissement agricole impulsés par les pays, étant entendu que ces plans aient une dimension stratégique, qu'ils soient fondés sur des données empiriques, qu'ils associent toutes les parties prenantes de la société civile et du secteur privé, qu'ils s'inscrivent dans le droit fil des priorités nationales et qu'ils aient reçu l'aval des autres partenaires œuvrant pour l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le pays. À ce jour, le guichet du GAFSP pour le secteur public a alloué la somme de 481 millions de dollars, répartis entre 12 pays.
  • Grâce à une contribution de 20 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates, la Banque mondiale a constitué un Fonds d'appui au financement de l'agriculture destiné à l'expansion du financement rural (comme annoncé en juin 2009). Ce fonds vise à accroître l'accès aux services financiers tels que l'épargne, le crédit, le paiement et l'assurance.
  • La Banque mondiale aide les pays à mettre en place des produits d'assurance du marché financier et des stratégies de gestion du risque afin de développer leurs capacités de réponse face à des hausses de prix ultérieures, sous la forme par exemple de produits dérivés climatiques ou d'assurances sur les récoltes.
  • La Banque mondiale appuie le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), dans sa forme rénovée. Elle héberge et administre le nouveau fonds fiduciaire multidonateurs relevant du CGIAR et constitué afin d'harmoniser les investissements des donateurs. Le CGIAR poursuit son processus de réforme, avec comme axes principaux : i) la définition d'un portefeuille de recherche constitué de plus grands programmes de recherche afin de réduire la fragmentation des efforts ; ii) la promotion de partenariats afin de tirer parti des avantages comparatifs dans les efforts de recherche ; et iii) l'amélioration de la pertinence des recherches en tenant compte des spécificités des pays. Des cadres de stratégie et de résultats ont été approuvés pour chaque programme de recherche et sont en cours de mise en place. À la fin de l'année 2011, 11 programmes de recherche avaient été approuvés au total par le Conseil du fonds du CGIAR. Chacun de ces programmes repose sur un vaste éventail de partenaires, comprenant non seulement des institutions de recherche mais aussi des organismes nationaux agissant dans le domaine du développement. Le Partenariat mondial pour la science rizicole — premier programme de recherche du CGIAR à être mis en œuvre — regroupe 300 organismes de recherche et de vulgarisation dans les pays en développement ; ce programme n'a pas vocation seulement à créer de nouvelles technologies mais aussi à assurer la fonction de plateforme pour l'échange de connaissances sur le riz.

La Banque mondiale fait face à la crise alimentaire en coordination avec ses partenaires du développement. Elle contribue à plusieurs des groupes de travail sur l'agriculture et la sécurité alimentaire qui, à la demande de la présidence française, ont été chargés de rédiger des recommandations à l'intention du G-20. La contribution de la Banque s'inscrit dans le prolongement de son appui à la sécurité alimentaire fourni en 2010 à la demande du Groupe de travail du G-20 sur le développement, sous présidence coréenne. La Banque contribue également activement aux travaux de l'Équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire mise en place par les Nations Unies en avril 2008 et réunissant les dirigeants des institutions spécialisées, des fonds et des programmes des Nations Unies et des institutions de Bretton Woods. La Banque mondiale, par l'intermédiaire du Secrétariat du GFRP, a pris une part active à la préparation du texte révisé du Cadre global d'action des Nations Unies. Elle prend part également régulièrement au Groupe de travail des banques multilatérales de développement sur l'eau et la sécurité alimentaire.

 

(a) indique une page en anglais.

 
 

 

 

Globe logo
Accueil | Plan du site | Index | FAQ | Contacts | Recherche
© Le Groupe Banque mondiale, tous droits réservés. Droits.