Bien que les prix alimentaires internationaux aient diminué par rapport au pic de 2008, de nombreux pays en développement continuent d'enregistrer sur leurs marchés locaux des prix élevés. Dans ce contexte d'insécurité alimentaire, les populations pauvres sont contraintes de manger moins et pour moins cher, et de réduire leurs dépenses de santé et d'éducation. Des prix alimentaires élevés aggravent la malnutrition et la pauvreté, d'autant plus lorsqu'ils se conjuguent à des situations de conflit, d'instabilité ou de sécheresse.
On estime à plus de 100 millions le nombre des personnes qui ont basculé dans la pauvreté en raison de la flambée des prix alimentaires.
13,3 millions de dollars de personnes vivant dans la Corne de l'Afrique souffrent de la faim à cause de la sécheresse la plus grave subie en 60 ans.
Comme l'actuelle crise financière mondiale l'a montré, les événements qui se produisent dans les pays à revenu élevé et intermédiaire peuvent avoir des répercussions importantes sur les plus pauvres. Les pays à faible revenu, caractérisés par un accès aux ressources et une diversification économique limités, ne disposent pas des capacités nécessaires pour faire face à la crise financière.
2,5 % C'est le taux de croissance du PIB en 2010 dans 136 pays en développement, soit moins de la moitié du pic de 6 % atteint avant la crise.
Les catastrophes naturelles font de très nombreuses victimes chaque année et anéantissent le fruit d'un travail de développement mené pendant des décennies. Ce sont les populations des pays les plus pauvres qui sont généralement les plus touchées, parce qu'elles vivent plus souvent sur les terres exposées, habitent dans des structures peu sûres et ont moins de ressources pour faire face.
Plus de 250 000 décès ont été dus à des catastrophes naturelles en 2010, contre une moyenne de 78 000 par an entre 2000 et 2009.
Plus de 100 000 familles vont pouvoir rester dans leur maison ou quitter leur abri de fortune pour y retourner, selon les résultats d'une évaluation des bâtiments.
Les crises mondiales qui se sont se succédé – alimentaire, financière et énergétique – ont durement touché les pays en développement, qui sont les plus vulnérables à la mondialisation de ce type de risques. L'IDA étudie comment créer des filets de protection sociale pour atténuer l'impact des crises dans les pays à faible revenu, par le biais notamment d'une approche plus systématique dans sa réponse aux crises.
(a) indique une page en anglais.