Lorsqu'elle sort d'un conflit, une nation est généralement dépourvue des infrastructures et des services les plus élémentaires. L'accès aux capitaux est difficile, et l'emploi rare. Les études montrent qu'une croissance économique durable augmente la probabilité qu'un pays ne replonge pas dans la guerre. Or la création d'emplois dans l'ensemble de la population contribue au bon fonctionnement d'un État et génère de la croissance.
Le coût annuel des conflits est estimé à 100 milliards de dollars.
Conflit et fragilité vont de pair et se renforcent mutuellement. Lorsqu'un pays émerge d'une guerre, le risque est grand qu'il sombre dans l'engrenage des conflits en raison de l'affaiblissement de sa gouvernance et de ses capacités institutionnelles, de l'instabilité politique et des violences persistantes, ou encore des traumatismes hérités de la guerre. Pour se doter de nouvelles capacités institutionnelles, le pays doit disposer d'un leadership fort et déterminé, et d'une très bonne compréhension des forces d'une nation.
1,5 milliard de personnes, soit un individu sur quatre, vivent dans des États fragiles et touchés par un conflit ou dans des pays exposés à un niveau très élevé de violences.
Photos GPS, téléphones portables et cartes à puce facilitent la mesure des progrès accomplis. C'est par exemple le cas en Inde et en Afghanistan.
Les conflits engendrent la pauvreté en sapant le développement économique. Ils mettent en péril la sécurité des personnes et, en affaiblissant la gouvernance, favorisent l'expansion de la criminalité, en particulier le trafic de stupéfiants et d'êtres humains. Ils menacent à la fois la stabilité nationale et régionale. L'IDA fournit les financements nécessaires pour reconstruire l'État et développer l'infrastructure dont la population a besoin pour retrouver une vie paisible et constructive.
(a) indique une page en anglais.