DISCOURS ET TRANSCRIPTIONS

Déclaration de Jim Yong Kim lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’ONU et le président de la Banque islamique de développement

25 mars 2016


Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale Conférence de presse Beyrouth, Liban

Tel que préparé pour l'allocution

Je tiens à remercier le peuple libanais pour son accueil chaleureux.

Nous avons entrepris ce déplacement conjoint pour venir témoigner de notre soutien indéfectible à la population et aux autorités libanaises. En venant ici ensemble, nous souhaitons apporter tout le soutien de nos organisations à un appel à l’action en direction de la communauté internationale. En acceptant plus d’un million de réfugiés, le Liban a procuré au monde entier un « bien public » précieux, et c’est toute la communauté internationale qui vous en est redevable.

Nous nous sommes rendus plut tôt aujourd’hui au Nord-Liban, où la situation désastreuse des populations d’accueil et des réfugiés ne laisse guère entrevoir d’amélioration dans un futur proche. Nous sommes ici pour leur venir en aide.

Nos engagements en faveur du Liban se chiffrent à près d’un milliard de dollars. Nos efforts ont porté sur un certain nombre de secteurs où les besoins sont les plus aigus, l’eau, la santé et l’éducation notamment. 

Il y a quelques heures, nous avons annoncé l’approbation d’un financement de 100 millions de dollars à des conditions privilégiées au profit du Liban, en vue de soutenir les efforts déployés par les autorités pour améliorer la qualité de l’éducation dans les écoles et permettre la scolarisation de tous les enfants syriens âgés de 3 à 18 ans. Il s’agit d’une décision exceptionnelle de nos Administrateurs grâce à laquelle le Liban va pouvoir bénéficier de conditions de financement réservées jusqu’ici aux pays à faible revenu uniquement.

Et j’ajoute que nous allons à présent œuvrer, avec le soutien entier de nos Administrateurs, auprès des unions des municipalités afin d’aider les autorités locales à assurer directement des services aux citoyens, avec efficacité et sans délai.

Nous sommes déterminés à en faire davantage au Liban et dans l’ensemble de la région. En partenariat avec M. Ban Ki-moon et M. Al-Madani, nous avons mis en place une plateforme de financement pour la région MENA grâce à laquelle nous visons une collecte d’un milliard de dollars de dons. Ce milliard de dollars servira de levier pour pouvoir mobiliser entre trois et quatre milliards de dollars et offrir au Liban et à la Jordanie des financements concessionnels qui leur permettront non seulement de faire face à la crise des réfugiés mais aussi de construire l’infrastructure de demain.

Enfin, je souhaiterais évoquer la « loi sur l’extrême pauvreté » qui est actuellement discutée au Parlement et dont le but est d’instaurer au Liban un dispositif de transferts en espèces conditionnels pour les plus pauvres — ce dispositif reposerait sur le Programme national de ciblage de la pauvreté, auquel nous avons apporté notre soutien. Ce projet, s’il est voté — et nous exhortons toutes les parties à apporter leur soutien à une loi de progrès —, marquera une étape courageuse et importante dans la lutte contre la pauvreté menée par le Liban et la promotion d’une prospérité partagée.

Nous souhaitons et nous devons en faire davantage. Les discussions que nous avons eues nous encouragent dans ce sens. Je tiens à le réaffirmer ici : nous assurerons notre rôle et nous tiendrons nos engagements. Nous sommes prêts à avancer. Il faut que le gouvernement avance aussi, pour que nous puissions atteindre ceux qui ont besoin de notre aide en ces temps d’épreuve et d’instabilité. Je vous remercie.


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